Après le smartphone, MediaTek vise le PC Android avec le Dimensity CX C10 Max

Abordable, vraiment ?

 
MediaTek a présenté le 21 septembre 2026 le Dimensity CX C10 Max, sa première puce pour ordinateur portable, taillée pour les Googlebooks. Elle manque pourtant à l’appel des premiers modèles lancés le même jour, tous sous Intel ou Qualcomm.

Les premiers Googlebooks sont là, et l’addition grimpe vite. Google affiche dès 1 099 euros en france, mais les versions musclées sous Intel ou Qualcomm dépassent les 1 200 à 1 500 €. Pour un ordinateur qui fusionne Android et Chrome OS, c’est cher payé. MediaTek débarque justement avec une promesse simple : faire baisser ces prix.

Le Dimensity CX C10 Max ouvre la famille « Compute Experiences » de MediaTek. Gravée en 3 nanomètres chez TSMC, la puce aligne huit cœurs (un Cortex-X925, trois Cortex-X4 et quatre Cortex-A720), une partie graphique Immortalis à onze cœurs et un NPU – le circuit dédié à l’intelligence artificielle – annoncé à 55 TOPS. Sur le papier, ça sent le haut de gamme.

Sauf que ces cœurs n’ont rien de neuf. D’après Notebookcheck, MediaTek a zappé les architectures Lumex récentes d’Arm pour reprendre la configuration exacte du Dimensity 9400, une puce de smartphone de 2024. Ce C10 Max ressemble à un processeur mobile un peu poussé, recyclé pour le PC portable. Rien d’étonnant quand on sait que MediaTek règne d’abord sur les puces Android de smartphone.

MediaTek sur PC : un pari à quitte ou double

L’argument intelligence artificielle, lui, tient debout. Les 55 TOPS revendiqués passent devant les 45 TOPS du NPU d’un Snapdragon X Elite, la référence que Qualcomm pousse sur les PC ARM. Mais MediaTek vise explicitement le premium des Googlebooks. Premium et abordable font rarement bon ménage, et rien ne garantit encore une machine sous les 1 000 €.

Surtout, MediaTek part de très loin. Sur le PC, dominé par Intel, AMD et Qualcomm, sa part de marché frôle le zéro. Et d’ailleurs, ses pilotes et son optimisation d’un Android transformé en système de bureau restent à démontrer. Sans oublier que la première vague de Googlebooks, lancée le 21 septembre, tourne déjà sous Intel ou Qualcomm : MediaTek n’était pas invité.

La plateforme elle-même pose encore question. On a déjà pu essayer un Googlebook et en faire une prise en main en vidéo, sans en être totalement convaincu. Même le système exact – Android, ChromeOS ou Linux ? – reste flou, terminal Linux planqué à l’intérieur compris.

Première apparition prévue de cette puce : un Googlebook de Lenovo, sans prix ni date précise pour l’instant, et ce ne sera pas le modèle Intel déjà annoncé.


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