Googlebook : Google fusionne Android et Chrome OS pour lancer une nouvelle génération de PC portables

L'anti-MacBook d'Android

 
Google a présenté ce lundi 21 septembre le Googlebook, une nouvelle catégorie de PC portable bâtie sur Android et Chrome OS, à partir de 899 dollars. Cinq modèles signés Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo arrivent en France le 5 octobre.

L’aventure ChromeOS n’a pas porté ses fruits. Même si les Chromebooks ont réussi à trouver leur place dans certaines salles de classe, c’est resté dans les grandes lignes un échec pour une entreprise de la taille de Google.

En 2026, la firme revient avec un tout nouveau projet. Le Googlebook concrétise la fusion de ChromeOS avec Android, et vise cette fois le haut de gamme. Google ne cherche plus à vendre un ordinateur pas cher, une bascule déjà visible sur les prix de ses autres produits. Les GoogleBook veulent compléter l’écosystème et être le compagnon parfait d’un smartphone Android.

Cinq marques au lancement

Google ne propose pas son propre PC portable. La marque confie le matériel à cinq fabricants, chacun avec un modèle : Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo. Les prix démarrent à 899 dollars. Le tarif français, lui, n’a pas encore été communiqué, mais on peut s’attendre à un prix de départ autour des 1200 euros.

À l’intérieur, on trouve des puces récentes : les Intel Core Ultra Series 3 (nom de code Panther Lake) ou les Snapdragon X Elite de Qualcomm. Mediatek est également annoncé comme partenaire de Google, mais les puces arriveront plus tard. Chaque machine embarque un NPU, le processeur dédié à l’intelligence artificielle, capable d’au moins 45 TOPS, soit 45 000 milliards d’opérations par seconde.

La mémoire vive démarre à 16 Go et grimpe à 32 Go, les écrans tactiles OLED montent jusqu’en 2,8K et l’autonomie annoncée atteint 14 heures en lecture vidéo.

Google ressuscite aussi le Glowbar, une barre lumineuse sur la coque qui s’anime au démarrage, affiche le niveau de batterie et réagit quand on parle à Gemini.

Voici les premières machines annoncées :

  • Acer Googlebook 14 (899$, 14″ Oled 2,8k tactile, format convertible, Intel Core Ultra 5/7 Series 3, 16 Go de RAM, 1,13 kg, lecteur d’empreinte)
  • Dell XPS Googlebook (1199$, 13,4″ 2,5k tactile, Qualcomm Snapdragon X Elite, 16-32 Go de RAM, 1,0 kg, lecteur d’empreinte)
  • HP Googlebook 14 (1299$, 14″ Oled 2,8k tactile, Qualcomm Snapdragon X Elite, 16-32 Go de RAM, 1,24 kg, lecteur d’empreinte et reconnaissance faciale)
  • Lenovo Googlebook 15 (1299$, 15,3″ Oled 2,8k tactile, Intel Core Ultra 5 Series 3, 16 Go de RAM, 1,28 kg, lecteur d’empreinte et reconnaissance faciale, Dolby Atmos)
  • ASUS Googlebook 14 (1299$, 14″ Oled 2,8k tactile, Intel Core Ultra 5/7 Series 3, 16-32 Go de RAM, 1,0 kg, lecteur d’empreinte)

Un ordinateur pensé autour du smartphone Android

Comment Google compte-t-il déloger Windows et le MacBook Air ? En misant sur l’écosystème plutôt que sur la fiche technique. Le Googlebook tourne sur Googlebook OS, un système bâti sur les fondations d’Android. Dès la première configuration, les réglages, mots de passe et réseaux Wi-Fi du téléphone Android sont transférés sur l’ordinateur. L’interface reprend les codes visuels de Material 3 Expressive, bien connu des utilisateurs de Google Pixel.

Continue On

Ensuite, tout est pensé pour passer d’un appareil à l’autre. La fonction Continue On reprend sur le portable une tâche commencée sur le téléphone, l’application Fichiers fouille dans les documents du mobile, et Cast My Apps affiche une application du smartphone dans une fenêtre du bureau. C’est la recette qu’Apple applique depuis des années entre l’iPhone et le Mac. Google la copie et l’étend à tout Android.

Magic Pointer

Le reste mise sur Gemini, l’IA maison qui a récemment remplacé Google Assistant, intégrée au cœur du système.

Magic Pointer amène l’assistant sur n’importe quel élément à l’écran d’un simple frémissement du curseur : surligner un plan d’entraînement pour le caser dans Google Agenda, vérifier si un e-mail est frauduleux ou réunir plusieurs images d’un coup.

« Rambler »

« Rambler » transforme une dictée brouillonne en notes propres et structurées, tandis que Create My Widget fabrique un widget à partir d’une simple phrase, sans écrire une ligne de code.

Google n’oublie pas les développeurs : chaque Googlebook embarque Antigravity, sa plateforme d’agents IA, un terminal Linux complet et l’accès à des outils comme Claude Code et OpenAI Codex.

Google Play Store

Côté loisirs, le Play Store ouvre l’accès aux applications et jeux Android, Netflix et HBO Max fonctionnent hors ligne, et un an de GeForce Now est offert pour lancer de gros jeux en streaming.

En Europe, tout ne sera pas au rendez-vous

Tout n’est pourtant pas rose pour les acheteurs français. Google prévient que certaines fonctions ne seront pas disponibles dans l’Union européenne au lancement, sans préciser lesquelles. L’installation d’applications de bureau classiques n’est pas non plus prévue dès la sortie, ce qui enferme encore un peu l’ordinateur dans son propre écosystème.

Google promet dix ans de mises à jour, avec de nouvelles fonctions chaque trimestre, et glisse un an de Google AI Pro et trois mois de YouTube Premium à chaque achat. Pour un possesseur de Pixel déjà rodé aux services Google, l’intégration au téléphone est un vrai argument, qu’aucun Windows ne propose aussi proprement aujourd’hui.

Les précommandes sont ouvertes, la sortie française est fixée au 5 octobre.


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