
Le voyage historique de la NASA vers la Lune est officiellement sur de bons rails. L’équipage, composé de Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen, a entamé son périple de 10 jours vers notre satellite naturel. Après un lancement qui n’a été qu’une simple formalité technique, l’ambiance à bord de la capsule Orion devrait être à la concentration absolue pour tester les systèmes de survie. Pourtant, les tout premiers échanges avec le centre de contrôle de Houston prêtent inévitablement à sourire.
En écoutant attentivement le trafic vocal public de la mission, les passionnés ont pu surprendre une conversation pour le moins inattendue. Outre de légers soucis de plomberie mentionnés avec les toilettes du bord, un des astronautes a sollicité l’assistance des ingénieurs au sol pour un dépannage logiciel en urgence. La raison ? En essayant de se connecter à distance pour régler un dysfonctionnement mineur lié au logiciel Optimus sur une de leurs tablettes, il s’est retrouvé bloqué par un outil bien connu des employés de bureau du monde entier.
« J’ai deux Outlooks et aucun ne fonctionne »
L’astronaute en question a fini par lâcher cette phrase presque magique à la radio : « J’ai deux Outlooks et aucun ne fonctionne ». Cet incident mineur confirme de manière explicite que l’agence spatiale américaine s’appuie bel et bien sur la suite logicielle de la firme de Redmond pour gérer une partie de ses opérations courantes à bord de la capsule Orion. Le bug d’instance semblait d’ailleurs affecter au moins deux appareils en simultané, bien que les détails exacts ne précisent pas s’il s’agissait de deux tablettes tactiles ou de deux ordinateurs distincts utilisés pour la prise en main à distance.
Le paradoxe de la situation est finalement assez marrant. D’un côté, comme nous vous l’expliquions plus tôt dans la journée, la NASA déploie des technologies d’une complexité inouïe pour rester en contact avec ses astronautes. Elle s’appuie sur son fameux Deep Space Network et teste même une liaison laser capable d’envoyer des vidéos en haut débit à 380 000 km de distance. De l’autre, l’élite de l’exploration spatiale se retrouve à batailler ferme avec un client de messagerie récalcitrant et des soucis d’affichage triviaux, réagissant exactement comme n’importe quel salarié en télétravail un lundi matin.
Bien entendu, ce petit couac de bureautique ne met absolument pas en péril la suite des opérations spatiales. Il rappelle simplement avec pragmatisme que derrière les prouesses folles de l’ingénierie aérospatiale, l’interface humaine repose très souvent sur des logiciels commerciaux ultra-standards.
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