
Après avoir annoncé en grande pompe que Windows 11 deviendrait en 2026 un OS agentique, Microsoft a depuis entièrement revu sa stratégie. Le grand projet Windows K2 vise à répondre à des années de plaintes et critiques des utilisateurs concernant les performances, la stabilité et l’ergonomie de Windows 11.
Une grande partie de ces critiques soulèvent à juste titre que de nombreuses parties de l’interface de Windows 11 sont héritées d’anciennes versions de l’OS. Au sein même du code, Windows 11 se repose encore sur l’API Win32, dont les racines remontent au milieu des années 90.
Microsoft l’avoue désormais sans détour : oui, Microsoft exploite encore du code d’il y a plus de 30 ans, mais c’est visiblement un gage de qualité pour la firme. Explications.
Win32, un vestige d’une autre époque
Vous avez déjà surement lu ou entendu ce nom quelque part si vous utilisez Windows depuis suffisamment longtemps. L’API Win32 est apparue avec Windows NT et Windows 95 et sert aux développeurs à adapter leurs applications à l’environnement Windows. C’est une interface de programmation qui a donc plus de 30 ans maintenant et qui refuse visiblement de mourir, à raison.
Selon Mark Russinovich, directeur technique de Microsoft Azure, le service de cloud pour les professionnels, la survie de Win32 après toutes ces années reste une surprise. Dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube dédiée aux développeurs sur l’environnement Windows, il s’exprime sans véritable langue de bois sur le sujet :
« Personne, je pense, ne s’y serait attendu, parce que nous imaginions des voitures volantes et, vous savez, des stations lunaires d’ici l’an 2026, pas Win32, qui a été conçu à l’époque de Windows 95. »
Il affirme qu’il aurait été difficile de prévoir dans les années 90 que Win32 serait encore une « API de premier plan en l’an 2026 ». Il faut avouer que Win32 reste omniprésent, même dans Windows 11 car elle reste une véritable « fondation » de l’OS. Pour lui, c’est loin d’être un aveu d’échec technique mais une reconnaissance de l’écosystème bâti sur cette base au fil des décennies.
Une API toujours pertinente en 2026 ?
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir tenté de faire table rase. Microsoft a tenté à plusieurs reprises de repartir de zéro, notamment avec WinRT à l’époque de Windows 8, mais cela n’a pas fonctionné comme prévu.
Mark Russinovich estime que Win32 est jugé « plus pertinent que jamais » pour les développeurs ainsi que les ingénieurs de Windows. L’API reste prisée car elle permet un accès direct et honnête au matériel, contrairement aux frameworks plus récents (UWP, .NET) parfois jugés trop restrictifs ou dépendants du Microsoft Store.
Si la tendance de ces dernières années est de développer des applications dites web (avec des wrappers Chromium ou encore WebView2) pour un support plus rapide, elles sont souvent plus lourdes et plus lentes que les applications natives Win32. Chez Microsoft, la tendance est même un retour au natif pour les applications Windows et certains composants du système. Un retour aux sources, finalement.
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