
En 2014, la Moto 360 (j’avais fait le test à l’époque) était la montre qui donnait envie d’Android Wear. Un cadran rond, un bracelet cuir, et cette petite bande noire en bas de l’écran que tout le monde moquait et que tout le monde achetait quand même. Puis Motorola a lâché l’affaire en 2016, a loué son nom à une société canadienne pour un remake en 2019, et s’est contenté depuis de montres à système maison qui comptaient les pas avec application. Dix ans plus tard, la marque revient sur Wear OS.

La Moto Watch Ultra se présente dans un boîtier acier de 46 mm, 12,1 mm d’épaisseur et 51 g, avec un écran pOLED de 1,5 pouce en 466 x 466 pixels qui grimpe à 2 700 nits, soit le niveau des meilleures montres du marché en plein soleil. À l’intérieur, un Snapdragon W5+ Gen 1 avec 2 Go de RAM et 32 Go de stockage, Wear OS 6, et surtout une eSIM LTE : c’est la première montre Motorola capable de passer un appel sans téléphone à proximité.

Le GPS double bande, le NFC pour Google Wallet et la double certification IP68 et 5 ATM complètent la fiche. La partie santé est confiée à Polar, comme sur la Moto Watch de janvier, avec le score de récupération Nightly Recharge, l’analyse de sommeil Sleep Plus Stages et un coach de course intégré. Deux assistants cohabitent, Gemini et Qira, l’IA maison de Lenovo et Motorola. La batterie de 550 mAh promet deux jours sans écran permanent, et 15 minutes de charge rendent 24 heures, à condition d’avoir un chargeur 30 W, vendu séparément. Prix : 429 € en Europe, 349,99 dollars HT aux États-Unis où elle sort le 10 septembre. Pour l’Europe, Motorola parle des « prochaines semaines », sans date en France pour le moment.
Bonjour à Google Wear OS
Le vrai basculement est logiciel. La Moto Watch lancée en janvier à 99,99 € tournait sur un système propriétaire, sans boutique d’applications, et tenait 13 jours.
L’Ultra accède au Play Store, à Google Maps, à Wallet, à la 4G, et tient deux jours. Motorola a choisi le camp de la montre qui fait tout au prix de la montre qu’on recharge chaque soir, ou presque.
Le choix se défend, à un détail près : le Snapdragon W5+ Gen 1 est sorti en 2022, et Google est passé au W5 Gen 2 sur ses Pixel Watch dès 2025, quand Samsung grave son propre Exynos W1000 en 3 nm.
Motorola promet deux mises à jour majeures de Wear OS, ce qui est correct sans être généreux. Quant au nom, « Ultra » évoque chez Apple et Samsung du titane, des profondimètres et des tarifs à 700 € ou plus. Ici, on a un boîtier acier en une seule taille, sans fonctions d’outdoor extrême. C’est une montre classique, bien équipée, à un prix classique.
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