
La saison des robots tondeuses, on est en plein dedans. Cette fois-ci, j’ai installé le Mova LiDAX Ultra 1000 dans mon jardin, je l’ai laissé tourner pendant deux semaines, et j’en ressors avec une conviction assez claire : ce robot tondeuse fait beaucoup de choses bien, sans se prendre la tête. Pas de fil périphérique à enterrer, pas d’antenne RTK à fixer en haut d’un mât, pas de carte SIM à activer. On pose la station, on lance l’app, et le robot scanne le jardin tout seul.
Reste à savoir comment il s’en sort réellement face à un terrain qui n’est pas un green de golf, avec un peu de terre, des bosses, deux chiens qui passent par là et des bordures pas toujours nettes. C’est ce que je détaille dans ce test, en gardant à l’esprit un point important dont je parle plus loin : Mova est en fait une marque du groupe Dreame, et ça se sent dans la machine comme dans l’application.
Fiche technique
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Surface de tonte conseillée | 1 000 m² (version Ultra 1000) |
| Navigation | LiDAR 3D 360° + vision IA (UltraView 2.0) |
| Câble périphérique | Non |
| Station RTK / antenne | Non |
| Largeur de coupe | 20 cm |
| Hauteur de coupe | 30 à 100 mm |
| Système de coupe | Plateau flottant à 3 lames pivotantes |
| Pente maximale | 45 % (24°) |
| Passage étroit minimal | 60 cm |
| Batterie | 18 V, 4 Ah |
| Autonomie | ≈ 1 h |
| Temps de recharge | 60 min |
| Dimensions | 666 × 444 × 273 mm |
| Poids | 13,8 kg |
| Indice de protection | IPX6 |
| Connectivité | Wi-Fi 2,4 GHz + Bluetooth |
| Capteurs | LiDAR 3D, caméra HDR 1080p, pluie, levage, inclinaison |
| Prix public | 999 € |
Présentation générale : pourquoi Mova ressemble à Dreame (parce que c’est Dreame)
Avant d’aller plus loin, autant clarifier un point qui revient souvent dans les commentaires : si le LiDAX Ultra 1000 vous fait penser à un Dreame, c’est normal. Mova est une marque du groupe Dreame, lancée pour s’attaquer plus frontalement au segment des robots tondeuses, entre autres. Les robots sont les mêmes techniquement.
La filiation est tellement assumée que l’application utilisée pour piloter la machine, MOVAhome, est l’équivalent direct de DreameHome côté aspirateurs robots. Mêmes logiques d’interface, mêmes menus, mêmes outils de cartographie. Pour qui possède déjà un robot Dreame à l’intérieur, l’apprentissage se fait quasiment sans transition.
Le LiDAX Ultra 1000 se situe au cœur d’une gamme qui démarre à 949 € avec le modèle 800 (jusqu’à 800 m²), passe par les versions 1000 (999 €), 1200 (1 099 €), 1600 (1 499 €) et culmine avec le 2000 (1 699 €). Le chiffre indique simplement la surface conseillée. Tous partagent la même base technique : LiDAR 3D, vision IA, cartographie sans câble, gestion multizone, plateau flottant avec UltraTrim 1.0.
Les différences entre modèles tiennent essentiellement à la capacité de la batterie et, pour les versions destinées aux grandes surfaces (1600 et 2000), à l’intégration d’un module 4G de série pour la localisation en temps réel. Sur le 1000 que je teste, ce module Link reste optionnel et payant. Détail à savoir : Mova propose aussi des versions AWD à quatre roues motrices, sensiblement plus chères, qui ciblent les terrains accidentés.
Premières impressions
À la sortie du carton, le robot affiche une finition mate gris foncé plutôt élégante, avec des touches rouges discrètes qui rappellent l’arrière d’une sportive.

Ce n’est pas une machine pensée pour le concours du plus joli appareil de jardin, mais elle ne dépare pas dans une pelouse. La protection caoutchouc sur les flancs amortit les petits chocs, et le LiDAR à l’avant est coiffé d’un capuchon en caoutchouc qu’il faut bien penser à retirer avant la première tonte (oui, je l’avais oublié).

À l’arrière, le bouton d’arrêt d’urgence est facile à atteindre et une poignée discrète facilite le transport.

Sous le capot, on trouve un petit panneau de commande avec écran LCD, quelques boutons et une molette de navigation bien pensée pour saisir le code PIN et boucler la configuration initiale.

Très honnêtement, une fois passées les premières minutes, je n’ai plus jamais touché à ces commandes physiques. Tout passe par l’app.

Le dessous est plus instructif. Le plateau de coupe flottant accueille trois lames mobiles, et il peut se déplacer latéralement pour se rapprocher des bordures. C’est la fameuse technologie UltraTrim 1.0 dont je reparle plus loin. Les lames se changent à l’aide d’outils fournis, sans système de fixation propriétaire qui obligerait à racheter des consommables hors de prix. Bon point.

Là où je tique en revanche, c’est sur la configuration des roues. Le LiDAX Ultra 1000 dispose de deux roues motrices à l’arrière, crantées et plutôt agressives, et de deux petites roulettes folles à l’avant. Ce n’est pas un quatre roues motrices comme les versions AWD plus haut de gamme. À l’usage, cette différence se voit. Les roues arrière mordent bien dans l’herbe sèche, mais dès que le sol devient meuble, sablonneux ou humide, les choses se compliquent. J’y reviens plus loin.

La station de charge est compacte et discrète. Mova intègre une petite brosse pour nettoyer le capteur LiDAR.

Un détail intelligent : un capteur sale, c’est un robot qui voit mal. L’abri pour protéger l’ensemble des intempéries reste en option (149 €), ce qui est un peu dommage à ce niveau de prix, même si Mova offre actuellement ce garage avec certaines versions de la gamme.
Installation et cartographie : vraiment simple
La station se monte en cinq minutes, se fixe au sol avec les piquets fournis, et il faut juste lui trouver un emplacement plat avec un dégagement d’environ un mètre autour et un bon signal Wi-Fi. Le robot s’allume, on choisit la langue, on définit un code PIN, on scanne un QR code dans l’app MOVAhome et on bascule la connexion en Wi-Fi 2,4 GHz. Comptez une dizaine de minutes pour l’ensemble, c’est très propre.
La cartographie est l’étape qui peut faire peur quand on n’a jamais utilisé ce type de machine. Deux options : laisser le robot faire le tour de la pelouse en mode automatique si les limites sont bien marquées, ou le piloter manuellement à la manière d’une voiture télécommandée pour tracer le contour.

Dans mon cas, avec des limites pas franchement franches entre la pelouse et le reste, j’ai opté pour le pilotage manuel. C’est long de quelques minutes, mais le résultat est beaucoup plus propre.

Mon conseil : prenez ce temps. Élargissez légèrement les angles saillants lors du tracé. Le robot est très précis, et s’il suit la carte à la lettre, il finira par laisser des marques sur les coins trop serrés. Mieux vaut perdre cinq minutes au mappage que retoucher manuellement chaque semaine.
Performances : déplacement et coupe
Déplacement
Sur un terrain sec et bien tassé, le LiDAX Ultra 1000 est précis, vraiment précis. Il suit ses trajectoires en U au centimètre près, respecte la carte que je lui ai tracée, et passe sans problème dans des couloirs étroits. Les lignes sont plus régulières que ce que je tracerais avec une tondeuse poussée. Sur ce point, le LiDAR fait clairement le job, y compris par faible luminosité, ce qui est l’un des arguments majeurs face aux modèles RTK qui dépendent du ciel dégagé.
Là où le bât blesse, c’est sur les manœuvres. Avec ses deux roues directrices arrière, le robot a du mal à tourner sur lui-même de manière fluide. Quand il fait demi-tour en bout de bande, ou quand il pivote pour repartir dans une autre direction, il a tendance à creuser légèrement le sol si la terre est meuble ou humide. Sur quelques zones de mon jardin, où la pelouse est moins dense et la terre plus sablonneuse, il a laissé des traces nettes après ses manœuvres.

Rien de dramatique, mais c’est visible. À titre de comparaison, les Segway Navimow que j’ai eus entre les mains, ou le Roborock RockMow Z1, gèrent leurs courbes plus proprement, avec un mouvement plus fluide en bout de zone. La différence se voit surtout sur les angles serrés.
Mon conseil : si vous avez des zones avec beaucoup de terre meuble ou peu d’herbe, excluez-les directement via la cartographie. Le robot ne s’y aventurera pas, et vous éviterez de retrouver des traces de pneus dans la pelouse en mai après les pluies d’avril.

Sur le reste, et c’est tout de même le plus important, le LiDAX Ultra 1000 s’en sort bien. Il a géré ma pelouse même quand je l’ai laissée pousser un peu plus que de raison, il n’a jamais patiné durablement, il a négocié sans broncher les petits dénivelés. Les roues crantées peuvent ramasser quelques cailloux ou brindilles dans les terrains très mous, comme l’a aussi noté un utilisateur dans la communauté Reddit, mais sur sol sec aucun souci. Pour les pentes, Mova annonce 45 % et je n’ai pas pu pousser jusque-là, mais sur les 20 % de mon talus, il monte sans hésitation.
Coupe
La qualité de tonte est franchement bonne. Le rendu est uniforme, sans parcelles oubliées, et la finition des bordures est l’un des points forts du modèle. L’UltraTrim 1.0 déplace latéralement le plateau de coupe pour se rapprocher à moins de 5 cm de la bordure. Dans la pratique, ça fonctionne et ça réduit nettement le besoin de finitions manuelles. Je dois encore passer un coupe-bordures pour un résultat parfait, mais beaucoup moins qu’avec une tondeuse poussée.

Petit bémol sur UltraTrim 1.0 : quand le plateau se décale pour la finition, la hauteur de coupe se cale automatiquement à 3 cm et n’est pas réglable. Si vous tondez plus haut sur le reste du jardin, vous aurez donc un léger contraste sur quelques centimètres en bordure. Rien de gênant, mais c’est à savoir.
Côté détection d’obstacles, le LiDAR couplé à la caméra IA fait globalement très bien son travail. Mes deux chiens ont été identifiés à chaque fois, le robot s’est ralenti à leur approche et les a contournés sans les frôler. Les arrosoirs, les chaises de jardin, un tuyau d’arrosage : tout est correctement repéré. Là où ça coince un peu, c’est sur les petits objets bas et discrets. Une balle de tennis passe sous l’appareil sans qu’il la voie. Plus surprenant, un ballon de foot a été poussé. La détection des objets de très petite taille reste perfectible, et c’est un point que Mova pourra probablement corriger par mise à jour logicielle.
Application MOVAhome : complète, parfois trop
L’app reprend la structure et le design des applications Dreame domestiques. Si vous avez déjà un aspirateur robot de la marque, vous êtes en terrain connu. L’interface est claire, les menus sont logiques, et la cartographie 2D peut être basculée en 3D pour visualiser ce que voit le robot. C’est plus gadget qu’utile au quotidien, mais c’est ludique les premières fois.
Les possibilités de réglage sont nombreuses, peut-être un peu trop pour qui veut juste poser et oublier. On peut définir la hauteur de coupe par zone, choisir le sens de tonte (utile pour aligner les passages sur les bordures), activer ou désactiver les modes éco et standard, programmer des planning printemps-été et automne-hiver distincts, configurer la distance d’évitement des obstacles (10, 15 ou 20 cm), ou encore activer la prise de photo automatique en cas d’obstacle détecté. L’application gère aussi des motifs de tonte type damier ou croisé, qui donnent un rendu plus travaillé.
Les fonctions de sécurité sont au rendez-vous, avec une alarme au levage et un code PIN obligatoire. En revanche, pour la localisation antivol en temps réel via 4G, il faut acheter le module Link en option, environ 249 €. C’est un peu dommage sur un robot à 999 € : Navimow propose la même chose en option payante, mais d’autres concurrents l’intègrent de série. À noter : Mova inclut le module Link gratuitement sur les versions 1600 (1 an) et 2000 (3 ans).
La caméra HDR 1080p dopée à l’IA ne sert pas qu’à la détection d’obstacles : Mova en fait aussi un petit outil de surveillance.

Via l’application MOVAhome, on peut activer une navigation par caméra pour piloter le robot à vue, et surtout déclencher une alarme de détection humaine qui prévient si quelqu’un pénètre dans le jardin pendant une session de tonte. Le robot peut également photographier automatiquement les obstacles qu’il rencontre, ce qui permet de comprendre après coup pourquoi il a contourné tel ou tel endroit.
C’est pratique, mais il faut savoir deux choses : pour des raisons de protection des données, la prise de photo doit être explicitement activée dans les réglages, et la qualité d’image reste celle d’un capteur pensé pour la navigation, pas pour la vidéosurveillance. Utile en complément donc, mais ne comptez pas dessus pour remplacer une vraie caméra de jardin.
Entretien et nettoyage
L’entretien du LiDAX Ultra 1000 reste raisonnable. Les trois lames pivotantes se remplacent facilement à l’aide des outils fournis, et neuf lames de rechange sont incluses dans la boîte, ce qui couvre une bonne partie de la saison. Comptez un changement tous les un à deux mois selon la fréquence de tonte et la dureté de l’herbe.

Le plus important au quotidien, c’est de garder propres le capteur LiDAR à l’avant et la caméra IA. Sans surprise, un capteur sale ou couvert de pollen et le robot voit mal, hésite, ralentit. La brosse intégrée à la station fait une partie du travail à chaque passage, mais je passe quand même un chiffon doux dessus une fois par semaine, surtout au printemps. Il y a une petite coque de protection à retirer à chaque démarrage, ne la perdez pas.

Les roues crantées doivent aussi être nettoyées régulièrement, en particulier si votre terrain est meuble ou si le robot tond après une pluie : terre, brindilles et petits cailloux s’y logent volontiers et peuvent finir par réduire l’adhérence.

Le carter inférieur se nettoie à l’eau sans pression excessive (indice IPX6, donc résistant aux jets, mais évitez tout de même le karcher direct). Une fois par mois, je retire l’herbe accumulée sous le plateau de coupe avec une brosse. Pour l’hivernage, Mova recommande de retirer la batterie si possible et de stocker le robot dans un endroit sec, à l’abri du gel. Pensez à charger la batterie au moins une fois pendant l’hiver pour éviter qu’elle se vide complètement.
Prix et différences avec le reste de la gamme Mova et avec Dreame
Comme je le disais en introduction, Mova est une filiale de Dreame, et le LiDAX Ultra 1000 reprend des éléments très proches du Dreame A1, premier robot tondeuse de la maison mère. La forme générale, le principe du LiDAR 3D 360°, la logique d’application : tout cela vient de la même base. Visuellement, les différences se résument à la finition (mate sur le Mova, plus brillante sur les Dreame récents), à la caméra IA additionnelle et aux roues motrices au profil plus agressif sur le Mova. Côté logiciel, MOVAhome et DreameHome sont des cousines très proches.
Dans la gamme Mova elle-même, le LiDAX Ultra 1000 occupe une position de cœur de gamme accessible. Voici comment il se situe :
| Modèle | Surface conseillée | Prix public | Module 4G inclus | Particularité |
|---|---|---|---|---|
| LiDAX Ultra 800 | 800 m² | 949 € | Non (optionnel) | Entrée de gamme, petits jardins |
| LiDAX Ultra 1000 | 1 000 m² | 999 € | Non (optionnel) | Cœur de gamme accessible |
| LiDAX Ultra 1200 | 1 200 m² | 1 099 € | Non (optionnel) | Garage offert actuellement |
| LiDAX Ultra 1600 | 1 600 m² | 1 499 € (actuellement à 1 186 € sur Amazon) | Oui (1 an) | Pour grands terrains |
| LiDAX Ultra 2000 | 2 000 m² | 1 699 € | Oui (3 ans) | Haut de gamme classique |
| LiDAX Ultra AWD | 1 000 à 2 000 m² | dès 1 599 € | Oui | 4 roues motrices, UltraTrim 2.0 |
Pour qui hésite entre les modèles, mon conseil est simple : prenez la surface immédiatement supérieure à votre jardin si vous avez une pelouse dense ou très morcelée, car le robot devra repasser plus souvent et l’autonomie de batterie n’est pas extensible. Si vous avez beaucoup de pentes ou un terrain accidenté, regardez plutôt vers les versions AWD à quatre roues motrices, qui règlent justement le souci de patinage que j’ai mentionné plus haut.
Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.