
Tout le monde va parler de Dots. Mais ce qui m’a marqué lors de la keynote OpenAI, c’était Spaces.
Tout le monde attendait dots, les agents toujours actifs d’OpenAI, et Sam Altman a enchaîné sans respirer : « presque tous les logiciels de productivité n’ont pas été conçus pour que l’IA et les humains travaillent bien ensemble. Nous changeons ça aussi ». Derrière la formule, un produit qui ressemble furieusement à Notion, et qui est livré dès aujourd’hui.

Spaces commence par une page. On y écrit un plan, on y fait des recherches, on y génère des images ou des données, on y construit quelque chose.

Une touche « / » ouvre la liste de ce que l’on peut insérer : graphiques interactifs, feuilles de calcul, prototypes fonctionnels. Les pages et les fichiers vivent ensemble dans un espace, comme dans un Drive, avec une différence de taille : on tague un collègue ou son dot dans un commentaire, et l’agent se met au travail directement dans la page.

Une page peut aussi recevoir une consigne permanente, comme « surveille tel canal Slack et mets-toi à jour chaque jour », et un graphique peut se rafraîchir toutes les heures sans qu’on y touche. L’outil évoluera rapidement, des présentations « lisibles et modifiables par les agents » arriveront « bientôt ».
En attendant, Spaces est disponible aujourd’hui pour les abonnés ChatGPT Pro, Business Premium et Enterprise.
Ce qu’on a vu sur scène
La démo de Holly, de l’équipe produit d’OpenAI, tournait autour d’une fausse application musicale.

Une page rassemblait les retours des testeurs de la veille. Elle a tagué son dot pour transformer un tableau en histogramme, filtré les données par type de retour, puis demandé d’ajouter une FAQ et « la stat sur l’onboarding que cet ingénieur m’a envoyée en message privé sur Slack ».

L’agent est allé la chercher. C’est la vraie nouveauté par rapport à un Google Doc ou à Canvas, la zone d’édition que ChatGPT propose depuis fin 2024 : le document a accès à tout ce que vous avez connecté à votre compte, pas seulement à ce qui est écrit dedans. Ce qu’on n’a pas vu compte tout autant. Rien sur l’historique des versions, sur les permissions fines, sur l’export, sur le mobile ou sur ce qui se passe quand deux personnes et deux dots modifient le même paragraphe. Et une page « vivante » qui se met à jour seule, c’est aussi une page qui change quand personne ne regarde. Reste à savoir qui valide.

Malheureusement, pour l’Europe, dots est exclu au lancement, OpenAI n’a rien précisé pour Spaces, lancé le même jour, et on partirait plutôt sur la même réponse.
Pour aller plus loin
dots d’OpenAI expliqué : un ordinateur dans le cloud, 4 000 apps et un agent qui ne dort jamais
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