Orange : la 5G en 2020, de la fibre FTTH à 10 Gbit/s et des holdings

 

Orange a dévoilé ses plans jusqu'à l'horizon 2025. Au programme : une augmentation des débits en fibre et le déploiement de la 5G.

Orange a présenté son plan Engage 2025, où le groupe multinational décrit sa stratégie pour les 5 ans à venir, autant en France qu’à l’étranger. La 5G et la fibre optique sont évidemment au centre de cette stratégie.

La fibre à 10 Giga comme chez Free

Free avait fait fort en présentant la Freebox Delta et sa compatibilité avec les réseaux fibre jusqu’à 10 Gb/s. Orange insiste beaucoup sur la qualité de son réseau, et ne pouvait donc pas rester sur la touche sur ce sujet.

L’opérateur historique annonce viser l’accès à des offres fibres FTTH pour 65 millions de foyers en Europe d’ici 2023. L’opérateur veut surtout multiplier les débits et promet également l’arrivée d’un débit à 10 Gbit/s dans des abonnements « vendus quelques euros plus chers », comme le rapportent nos confrères du Figaro.

Début de la 5G en 2020

À court terme, le grand enjeu de l’opérateur est bien entendu le lancement de la 5G. La nouvelle génération de réseau mobile sera déployée en 2020 dans l’essentiel des pays européens. Orange prévoit un passage de ses cœurs de réseau à partir de 2023 à la 5G.

Assumer la privatisation du réseau mobile

L’État français est toujours le premier actionnaire du groupe Orange avec 23 % de parts dans l’entreprise. Dans son plan, Orange annonce vouloir détacher la gestion du réseau, en particulier le réseau mobile, dans une nouvelle structure. Orange voudrait « valoriser » son réseau mobile de 40 000 tours détenues en propre en Europe, en créant des « tower company » dans plusieurs pays comme l’Espagne et la France. Des filiales dont l’objectif serait « d’améliorer l’efficacité opérationnelle », « optimiser les Capex mobiles » et « augmenter le taux de colocation sur les tours ». Elles seraient gérées par une holding qui pourrait accueillir des partenaires financiers au capital, mais Orange promet d’en garder le contrôle majoritaire. De quoi contourner la participation de l’État dans ce secteur bien précis ?

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