J’ai un faible pour les petits accessoires qui prolongent la vie d’un vieux téléviseur. Au lieu de remplacer un écran qui fonctionne très bien parce que son interface est devenue poussive, on glisse une clé HDMI derrière, et l’appareil retrouve une seconde jeunesse.
C’est précisément ce que promet le Xiaomi TV Stick 4K de deuxième génération, vendu 69,99 € sur le site officiel et nettement moins cher en cherchant un peu côté revendeurs. Une promesse que la première version, sortie en 2021, tenait déjà partiellement. Sauf qu’entre-temps, Google TV a remplacé Android TV, le Wi-Fi 6 s’est démocratisé, et la concurrence a sérieusement musclé son jeu.
Cinq ans après le premier modèle, Xiaomi remet donc le couvert avec une clé qui reprend exactement le même format, mais embarque une plateforme entièrement revue. Nouveau processeur, Wi-Fi 6, Bluetooth 5.2, Google TV en lieu et place d’Android TV 11, codecs audio enrichis : sur le papier, le bond technique est bien réel. Reste à voir ce que ça donne en usage quotidien, branché derrière une vieille télé qui n’a jamais vu la couleur du HDR.
Xiaomi TV Stick 4K (2ème génération)Fiche technique
| Caractéristiques | Xiaomi TV Stick 4K (2ᵉ gén.) |
|---|---|
| Système | Google TV (Android 14) |
| Processeur | Cortex-A55 quadricœur |
| GPU | ARM Mali-G310 V2 |
| RAM | 2 Go |
| Stockage | 8 Go (≈ 4,4 Go disponibles) |
| Résolution maximale | 4K UHD à 60 Hz |
| HDR | HDR10+, Dolby Vision, HLG |
| Audio | Dolby Atmos, DTS:X, DTS-HD |
| Connectivité sans fil | Wi-Fi 6 (2,4 / 5 GHz), Bluetooth 5.2 |
| Connectique | HDMI 2.1, micro-USB (alimentation) |
| Dimensions | 107,4 × 30 × 14 mm |
| Poids | 44 g |
| Contenu | Clé, télécommande, adaptateur secteur, câble micro-USB, rallonge HDMI, notice |
| Prix officiel | 69,99 € |
Xiaomi TV Stick 4K (2ème génération)Présentation générale
Sortir la clé de sa boîte ne réserve aucune surprise : le format est rigoureusement identique à celui de la première génération. Même longueur de 10,7 cm, même épaisseur, même finition mate noire.

Xiaomi n’a pas cherché à réinventer un objet dont la fonction est, par définition, de disparaître derrière l’écran. La marque livre toujours une rallonge HDMI dans la boîte, ce qui reste indispensable sur les téléviseurs où les ports sont serrés ou orientés vers le mur.

La télécommande, en revanche, a été légèrement revue. Elle conserve le bouton dédié à l’assistant Google et ses raccourcis vers les services partenaires (Netflix, Prime Video, YouTube), mais le toucher est un peu plus haut de gamme que sur la première génération. Détail agaçant relevé pendant les tests : le bouton « TV » placé sur le bord se déclenche un peu trop facilement quand on saisit la télécommande, ce qui finit par interrompre la lecture sans qu’on ait rien demandé. Rien de dramatique, mais une ergonomie qu’il aurait fallu peaufiner.

L’alimentation se fait toujours en micro-USB. En 2026, c’est franchement daté. Xiaomi continue probablement à puiser dans son stock de connecteurs et d’adaptateurs, mais sur un produit neuf positionné à 70 €, l’absence d’USB-C laisse un goût d’économie mal placée. Bonne nouvelle cependant : si votre téléviseur dispose d’un port USB capable de fournir suffisamment de courant, vous pourrez vous passer de l’adaptateur secteur livré dans la boîte et tout faire passer par un seul câble.

À l’arrière de la clé, on trouve donc le port HDMI 2.1 mâle qui se branche directement sur le téléviseur, et le port d’alimentation. Pas de port Ethernet, pas de slot microSD. Sur ce segment de prix et avec ce format, c’était évidemment exclu. Le Wi-Fi 6 devra suffire, et il suffit largement dans la pratique.
L’installation se fait en quelques minutes. On branche, on appaire la télécommande en Bluetooth, on se connecte à son compte Google, et l’appareil propose d’importer les applications déjà installées sur d’autres terminaux Android du même compte. C’est rapide, propre, et pour quelqu’un qui n’a jamais quitté l’écosystème Google, on est opérationnel en cinq minutes chrono.
Xiaomi TV Stick 4K (2ème génération)Performances
La première chose qui saute aux yeux quand on navigue dans l’interface, c’est la fluidité. Vraiment. Sur la première génération, on sentait poindre des micro-ralentissements dès qu’on faisait défiler les vignettes des recommandations.

Ici, l’interface répond au quart de tour. Les transitions sont nettes, les animations sont propres, et on retrouve enfin le confort d’usage qu’on attend d’un produit Google TV en 2026. Xiaomi a remplacé le vieux Cortex-A35 de la première génération par un Cortex-A55 quadricœur, accompagné d’un GPU ARM Mali-G310 V2.
La marque annonce un CPU environ 80 % plus rapide et un GPU jusqu’à 150 % plus performant que sur la version 2021, difficile à vérifier au benchmark sans outil dédié, mais en usage réel, l’écart est clairement perceptible.

Google TV remplace donc l’ancien Android TV, et c’est un vrai changement de philosophie plus qu’une simple mise à jour cosmétique. L’écran d’accueil agrège désormais les contenus de tous les services installés sous forme de recommandations. Plus question de devoir entrer dans chaque application pour voir ce qu’elle propose : Netflix, Prime Video, Disney+ et compagnie remontent leurs catalogues directement sur la page principale. C’est efficace, parfois envahissant, et bien sûr conçu pour orienter le regard vers les contenus que les éditeurs cherchent à mettre en avant.
Le Wi-Fi 6 fait sentir sa présence dans les premières secondes d’usage. Sur ma box, branché à environ trois mètres du routeur, la clé négocie immédiatement une connexion stable et soutenue. La différence avec la première génération en Wi-Fi 5 n’est pas spectaculaire dans les conditions idéales, mais elle se manifeste lors des pics de débit, par exemple au lancement d’un flux 4K HDR, ou quand plusieurs appareils tirent simultanément sur le réseau domestique. J’ai enchaîné plusieurs vidéos 4K HDR sur YouTube pour stresser le décodeur matériel : la clé encaisse, sans saute d’image, sans buffer intempestif, sans réchauffement notable du boîtier. Le HDR10+ et le Dolby Vision sont bien gérés, et la sortie HDMI 2.1 négocie correctement les espaces colorimétriques avec les téléviseurs compatibles.
Le Bluetooth 5.2 prend en charge l’appairage de manettes, casques et claviers sans accroc. J’ai testé un casque Sonos Ace et une manette Xbox Series : les deux se sont connectés en quelques secondes, sans la moindre latence audio audible côté casque.
Côté installation home cinéma, le passthrough Dolby Atmos et DTS:X fonctionne comme attendu vers une barre de son ou un ampli AV. Le menu propose un mode automatique qui détecte les capacités de l’appareil connecté en aval, et un mode manuel pour forcer un format spécifique.
Reste deux points d’attention qui rappellent qu’on est sur un produit d’entrée de gamme. D’abord l’espace de stockage : sur les 8 Go annoncés, environ 4,4 Go sont réellement disponibles pour les applications utilisateurs. C’est peu, et si vous comptez installer beaucoup d’applications, en particulier des jeux ou des navigateurs gourmands, vous serez vite à l’étroit.
Ensuite la RAM, plafonnée à 2 Go : suffisante pour faire tourner une application à la fois sans souci, mais on sent que l’appareil n’aime pas trop qu’on jongle agressivement entre plusieurs services lourds. Repasser de Netflix à YouTube après une longue session entraîne parfois un rechargement complet plutôt qu’une simple reprise.
Xiaomi TV Stick 4K (2ème génération)Logiciel et écosystème
Google TV tourne ici sous Android 14, avec un patch de sécurité daté de juin 2025 sur l’exemplaire reçu. Ce n’est pas la dernière version disponible chez Google, mais c’est largement plus à jour que la première génération, qui plafonnait à Android TV 11 et ne recevra probablement plus jamais d’évolution majeure.

La couche logicielle de Xiaomi reste très légère : on retrouve essentiellement Mi Home et le service gratuit Xiaomi TV Plus, qui propose un bouquet de chaînes en direct dont la pertinence varie fortement selon la région.

Côté codecs, le tableau est complet pour un usage moderne : AV1, VP9, H.265, H.264, MPEG-4, MPEG-2, sans oublier les vieux formats au cas où vous voudriez ressortir votre bibliothèque de fichiers de l’âge de pierre. Côté audio, Dolby Atmos, DTS:X et DTS-HD sont supportés, ce qui couvre l’essentiel des usages cinéma à la maison.

Pour ceux qui font tourner Plex, Jellyfin ou Kodi sur un NAS, la clé encaisse les flux locaux sans broncher, à condition que le réseau suive. Personnellement, j’ai diffusé plusieurs fichiers MKV en 4K depuis mon Ugreen NASync sur le réseau local, et le rendu était impeccable.

Le Play Store est entièrement accessible, ce qui ouvre la porte à une foule d’applications : navigateurs (Chrome, Firefox), gestionnaires de fichiers, voire émulateurs pour les amateurs de rétro gaming.
Branchez une manette en Bluetooth, installez RetroArch ou un émulateur dédié, et la clé devient une petite console capable de faire tourner sans problème les classiques de la PlayStation 1, de la Megadrive ou de la SNES.
Au-delà, on tape rapidement dans les limites du processeur et de la mémoire vive : oubliez les jeux Dreamcast ou PSP en plein écran 4K, ce n’est pas le terrain de jeu de cet appareil.
Quelques jeux Android natifs comme Thread Ball ou Sky Force tournent bien à la manette, ce qui peut dépanner pour les enfants ou pour une partie improvisée.
Xiaomi TV Stick 4K (2ème génération)Et l’intelligence artificielle dans tout ça ?
C’est sans doute le grand absent de cette mouture. Là où Amazon pousse son Alexa+ génératif sur le Fire TV Stick 4K Max et où Google promet un Gemini intégré à Google TV via les modèles plus haut de gamme, le Xiaomi TV Stick 4K se contente de l’assistant Google classique, accessible via le bouton dédié de la télécommande. Ça fonctionne très bien pour lancer une recherche vocale, ouvrir une application ou contrôler quelques objets connectés, mais on est très loin d’une recherche conversationnelle capable de comprendre une requête du type « trouve-moi un thriller des années 90 avec une bande-son marquante ».
Xiaomi a clairement choisi de ne pas charger la barque, et compte tenu des 2 Go de RAM disponibles, c’est probablement la décision la plus sage. Reste que pour les utilisateurs qui voient l’IA comme un argument de vente, il faudra regarder ailleurs ou attendre une éventuelle troisième génération.
Xiaomi TV Stick 4K (2ème génération)Prix
Côté tarif, le Xiaomi TV Stick 4K de 2ᵉ génération est affiché 69,99 € sur le site officiel de Xiaomi France, ce qui le positionne au pied de la fourchette haute des clés HDMI premium.
On le trouve régulièrement autour de 50 € chez les revendeurs et sous les 45 € lors des opérations promotionnelles type AliExpress ou ventes flash, ce qui en fait à ce moment-là l’une des affaires les plus solides du segment.
Xiaomi TV Stick 4K (2ème génération)Alternatives
Première option à étudier : l’Apple TV 4K (modèle 2022), toujours en vente autour de 169 € pour la version 64 Go. On change clairement de catégorie, à la fois en termes de prix et de prestations. La puce A15 Bionic d’Apple écrase tout ce qui existe sur ce marché, l’interface tvOS reste la référence en matière de fluidité et de cohérence visuelle, et l’écosystème logiciel est irréprochable.
C’est aussi le seul appareil de cette comparaison qui dispose d’une vraie télécommande Siri Remote bien construite, sans piles à changer, et d’une intégration parfaite avec HomeKit. Le revers de la médaille : un prix qui représente plus du double du Xiaomi, l’absence de DTS:X en passthrough natif (problème connu de longue date côté Apple) et un écosystème volontairement fermé. Si votre maison vit déjà sous iPhone, iPad… c’est un choix évident.
Autre option, le Xiaomi TV Box S 3ᵉ génération, vendu autour de 80 €, propose un format boîtier plutôt que clé, avec un port Ethernet, davantage de stockage et une RAM doublée. C’est le choix logique pour ceux qui veulent rester chez Xiaomi tout en ayant un peu plus de marge de manœuvre, notamment pour faire tourner Plex ou Jellyfin avec des bibliothèques importantes.
De son côté, l’Amazon Fire TV Stick 4K Max (2ᵉ génération), à 64,99 €, mise sur le Wi-Fi 6E, 16 Go de stockage interne et l’arrivée progressive d’Alexa+, l’assistant génératif d’Amazon. C’est probablement la clé la plus rapide du marché aujourd’hui, mais elle vous enferme dans l’écosystème Fire OS d’Amazon, plus envahissant publicitairement que Google TV, et conserve elle aussi un connecteur micro-USB un peu daté.
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