Un retour d’expérience plutôt qu’un test
Autant le dire d’entrée : ceci n’est pas un test au sens où on l’entend d’habitude sur Frandroid.
Le Xiaomi 18 Fold n’est vendu qu’en Chine, depuis le 10 septembre. Il y démarre à 10 999 yuans, soit environ 1 470 euros à la conversion. Mon exemplaire est donc un modèle d’import, livré avec la ROM chinoise de HyperOS 4, c’est-à-dire la version du système que Xiaomi destine à son marché domestique.
Acheté sur place, il coûte le prix chinois. Par un revendeur spécialisé dans l’import, comptez entre 1 650 et 1 850 euros, ce qui reste très cher pour un produit qui n’a pas été conçu pour le marché français.

Bonne nouvelle, il fonctionne bien chez nous. Les services Google sont pré-embarqués et se configurent sans bidouille. La 5G passe parfaitement sur les réseaux français. On peut configurer le smartphone en langue française. Sur l’essentiel, rien à signaler.
Le reste, ce sont des frictions. Prises une par une, elles ne sont pas forcément embêtantes. Sauf qu’il y en a un paquet :
- Pas d’eSIM par défaut. Il faut passer par un adaptateur, vendu une trentaine d’euros sur Amazon.
- Un assistant vocal imposé. L’appui prolongé sur le bouton latéral appelle l’assistant de Xiaomi. Pour le remplacer, il faut réattribuer le bouton avec une application tierce. J’y suis arrivé avec Gemini, mais ce n’est vraiment pas simple.
- Un écran d’accueil figé. Le volet situé à gauche du launcher ne se change pas. Il est rempli de widgets en chinois, là où on aime bien retrouver Google Discover pour picorer quelques actus.
- Pas d’Android Auto. Pour le moment, je n’ai pas trouvé de méthode pour le faire fonctionner. Xiaomi embarque une application similaire qui s’appelle WithCar, mais j’ai des soucis de compatibilité avec mon véhicule.
- Clavier virtuel tiers obligatoire. Le clavier de base n’est disponible qu’en convention chinoise et en QWERTY, et même en QWERTY, il y a plein de menus en chinois. Moi, j’ai installé celui de Google, le Gboard.
- Des notifications qui n’arrivent pas. Xiaomi gère les applications en arrière-plan de façon très stricte, sans doute pour préserver l’autonomie. Elles sont souvent fermées au bout de quelques minutes, et leurs notifications avec. Pour être sûr de les recevoir, il faut autoriser l’activité en arrière-plan dans les paramètres, application par application.
On s’en sort. Mais je ne peux pas recommander ce produit en l’état. Si vous cherchez un Xiaomi haut de gamme, mieux vaut viser un modèle proposé en version globale, comme le Xiaomi 18 Pro, plus simple à adapter à nos exigences européennes. Prenez donc ce qui suit pour ce que c’est : le retour d’expérience d’un smartphone que très peu de gens achèteront ici, mais qui en dit long sur la direction que prennent les smartphones pliants… et surtout celle de l’iPhone Duo.
Tableau technique comparatif
| Caractéristiques | Xiaomi 18 Fold | Samsung Galaxy Z Fold 8 | Apple iPhone Duo |
|---|---|---|---|
| Écran externe | 5,38 pouces, OLED LTPO, 1 712 × 1 168 pixels, 1 à 120 Hz | 5,5 pouces, Dynamic AMOLED 2X, 1 972 × 1 248 pixels, 1 à 120 Hz | 5,4 pouces, OLED, 2 034 × 1 398 pixels, jusqu’à 120 Hz |
| Écran interne | 7,58 pouces, OLED LTPO, 2 364 × 1 672 pixels, 1 à 120 Hz | 7,6 pouces, Dynamic AMOLED 2X, 2 448 × 1 848 pixels, 1 à 120 Hz | 7,6 pouces, OLED, 2 670 × 1 878 pixels, jusqu’à 120 Hz, finition nano-texturée |
| Luminosité maximale | 4 000 nits | 3 000 nits | 3 000 nits |
| Puce | Xiaomi Xring O3, 3 nm, 10 cœurs jusqu’à 4,35 GHz, GPU 16 cœurs | Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy, 3 nm, 8 cœurs jusqu’à 4,74 GHz | Apple A20 Pro, 6 cœurs, GPU 7 cœurs |
| Mémoire vive | 12 ou 16 Go | 12 Go | 12 Go |
| Stockage | 256 Go, 512 Go ou 1 To | 256 Go, 512 Go ou 1 To | 256 Go, 512 Go, 1 To ou 2 To |
| Capteur principal | 200 Mpx (1/1,56 pouce), 23 mm, f/1,7 | 50 Mpx, 23 mm, f/1,8 | 48 Mpx, 26 mm, f/1,6 |
| Ultra grand-angle | 50 Mpx, 17 mm, f/2,4 | 50 Mpx, 13 mm, f/1,9 | 48 Mpx, 13 mm, f/2,2 |
| Téléobjectif | 50 Mpx, périscope, zoom optique 3,5x (80 à 85 mm), f/2,8 | Aucun | Aucun |
| Caméras frontales | 16 Mpx | Deux capteurs de 10 Mpx, f/2,2 | 12 Mpx (écran externe), caméra sous l’écran interne |
| Batterie | 6 000 mAh (silicium-carbone) | 4 800 mAh (silicium-carbone) | 5 400 mAh |
| Charge filaire | 67 W | 45 W | 50 % en 20 minutes avec un chargeur de 60 W |
| Charge sans fil | 50 W | 20 W | 25 W (MagSafe et Qi2) |
| Étanchéité | IP58 et IP59 | IP48 | IP68 |
| Carte SIM | Double nano-SIM, pas d’eSIM (version chinoise) | Nano-SIM et eSIM | Double eSIM uniquement |
| Connectivité | 5G, Wi-Fi 7, Bluetooth 6.0, NFC, UWB | 5G, Wi-Fi 7, Bluetooth 6.0, NFC, UWB, USB-C 3.2 | 5G, Wi-Fi 7, Bluetooth 6, NFC, UWB, USB-C (USB 3, 10 Gb/s) |
| Biométrie | Lecteur d’empreintes latéral | Lecteur d’empreintes latéral | Touch ID dans le bouton latéral |
| Système | HyperOS 4 (Android 17) | One UI 9 (Android 17) | iOS 27 |
| Dimensions fermé | 117,8 × 83,6 × 10,68 mm | 123,9 × 81,9 × 9,7 mm | 117,8 × 84,1 × 11,3 mm |
| Dimensions ouvert | 117,8 × 163,8 × 5,02 mm | 123,9 × 161,4 × 4,5 mm | 117,8 × 164,6 × 5,2 mm |
| Poids | 219 g | 201 g | 254 g |
| Prix | 10 999 yuans (environ 1 410 €) en Chine, 1 650 à 1 850 € en import | À partir de 1 999 € | À partir de 2 339 € |
L’exemplaire utilisé pour cet article a été acheté par nos soins.
Design : le gabarit de l’iPhone Duo, en plus léger
Fermé, le 18 Fold mesure 117,8 × 83,6 mm. L’iPhone Duo : 117,8 x 84,1 mm. Même hauteur, un demi-millimètre d’écart en largeur. Les écrans suivent la même logique, avec 5,38 pouces à l’extérieur et 7,58 pouces à l’intérieur chez Xiaomi, contre 5,4 et 7,6 pouces chez Apple.

Xiaomi a présenté ce quasi-jumeau le 7 septembre, deux jours avant la keynote d’Apple. Apple sait garder un secret tant que tout se passe entre ses murs. Mais il faut bien, à un moment, commander des dalles pliantes, des charnières et des châssis à des fournisseurs, et ces derniers sont moins étanches. Les cotes ont pu circuler assez tôt pour qu’un constructeur aussi rapide que Xiaomi bâtisse sa propre version avant la conférence de rentrée, dont la date est très prévisible. Le 18 Fold semble donc dessiné autour des mêmes cotes que l’iPhone, sans en être une copie parfaite.

Xiaomi parle de format « mid-fold » et revendique des proportions proches de celles d’une feuille A4, soit environ 1,4:1 sur les deux écrans. Quand on passe de l’écran externe à l’écran interne, l’interface garde la même forme, en plus grand.

Je n’ai pas encore eu l’iPhone Duo entre les mains. Mon vrai point de comparaison est le Galaxy Z Fold 8. Les deux appareils sont de la même famille, sans être identiques. Le Samsung est plus haut de 6 mm et un peu plus étroit, avec un écran externe en 10:16 et un écran interne en 4:3. Le Xiaomi est plus trapu. Ses bords sont plus arrondis, sa charnière aussi. Petit détail de style : sur l’écran externe, les coins sont arrondis à droite et carrés du côté de la charnière, comme sur un carnet de notes.
| Caractéristiques | Xiaomi 18 Fold | iPhone Duo | Galaxy Z Fold 8 |
|---|---|---|---|
| Dimensions fermé | 117,8 × 83,6 × 10,68 mm | 117,8 × 84,1 × 11,3 mm | 123,9 × 81,9 × 9,7 mm |
| Dimensions ouvert | 117,8 × 163,8 × 5,02 mm | 117,8 × 164,6 × 5,2 mm | 123,9 × 161,4 × 4,5 mm |
| Poids | 219 g | 254 g | 201 g |
| Écran externe | 5,38 pouces | 5,4 pouces | 5,5 pouces |
| Écran interne | 7,58 pouces | 7,6 pouces | 7,6 pouces |
| Batterie | 6 000 mAh | 5 400 mAh | 4 800 mAh |
Face à l’iPhone Duo, Xiaomi a mieux fait, au moins sur le papier : 35 grammes de moins, 0,6 mm gagné en épaisseur une fois plié, et une batterie de 6 000 mAh. Pour l’iPhone, dont Apple ne communique pas la capacité, le youtubeur Marques Brownlee relaie des estimations autour de 5 400 mAh, répartis entre les deux moitiés de l’appareil.

Face au Samsung, le rapport s’inverse. Le Z Fold 8 reste plus fin et plus léger de 18 grammes, mais il se contente de 4 800 mAh. Xiaomi a fait un choix clair : accepter un peu d’épaisseur pour loger 25 % de batterie en plus. En main, 219 grammes, c’est le poids d’un grand smartphone classique. On oublie assez vite qu’on tient un pliant.
Une charnière qui demande quelques jours de rodage
Avec la pliure et l’épaisseur, la charnière est le troisième sujet délicat des téléphones pliants. Xiaomi utilise ici une nouvelle génération de sa charnière « Dragon Bone », une structure à trois biellettes qui enveloppe l’écran et qui a fait l’objet de 492 modifications selon le constructeur. La dalle interne est protégée par un verre ultrafin à double couche.
La charnière émet quelques légers craquements à l’ouverture.

Sur mon exemplaire, il a surtout fallu un peu de patience. Après quelques jours d’ouvertures et de fermetures, la charnière a pris le pli, au sens propre, et elle est devenue très souple. Impossible en revanche de dire comment elle vieillira : il faudrait des mois pour vous le certifier.

Contrairement à ce que vous pouvez penser, c’est loin d’être le premier smartphone pliant de Xiaomi. La marque a déjà sorti des pliants au format livre classique, comme le Mix Fold 4 présenté en juillet 2024, resté cantonné à la Chine, et elle propose un format flip vendu en France. Xiaomi n’est donc pas un débutant en la matière.

Le vrai bon point, c’est le mode Flex, cette capacité à rester ouvert à mi-course sans se refermer ni s’ouvrir complètement. Samsung l’a abandonné sur le Galaxy Z Fold 8, dont la charnière ne tient plus les positions intermédiaires, alors que le Z Fold 8 Ultra et le Z Flip 8 le conservent. Xiaomi le conserve.

Je m’en sers souvent pour poser le téléphone sur une table et regarder une vidéo sur l’écran externe. On peut aussi le placer en mode tente, en V inversé, mais je trouve cette position posée plus pratique.
Fermé, un téléphone qui s’utilise à une main
Le 18 Fold tient bien en main. À une seule main, le pouce atteint presque toute la surface de l’écran externe, ce qui devient rare sur un smartphone haut de gamme. Les coins asymétriques ne gênent pas du tout, et les bordures d’écran sont très fines.

Au quotidien, je l’ouvre finalement assez peu. J’utilise surtout l’écran externe, et plusieurs utilisateurs de Z Fold 8 m’ont décrit la même habitude. C’est plutôt bon signe : on n’ouvre le téléphone que lorsqu’on a une raison de le faire, pour afficher plusieurs applications ou regarder une vidéo.
Ce format a quand même un défaut, et il concerne le clavier. Sur l’écran externe, il occupe la moitié de la hauteur. Il m’est arrivé plusieurs fois qu’il cache le formulaire que j’étais en train de remplir. Dans certaines applications mal fichues, il faut même le refermer pour vérifier ce qu’on vient de saisir.
Ouvert, deux usages selon le sens
Une fois déplié, l’écran de 7,58 pouces se prête à deux usages différents. En paysage, on affiche deux applications côte à côte, on joue, ou on regarde une vidéo qui occupe une grande partie de la dalle.

En portrait, c’est une autre affaire : on a l’impression de tenir un énorme téléphone. La plupart des applications s’y adaptent sans broncher. Les jeux verticaux fonctionnent bien, tout comme les applications faites pour scroller, TikTok et Instagram en tête. Mon usage préféré : lancer une vidéo sur la moitié haute de l’écran et garder le bas pour lire des infos ou répondre à un message.
Le multitâche réserve une bonne surprise. Quand on divise l’écran interne en deux, HyperOS traite chaque moitié comme un écran à part entière. On peut donc balayer vers la gauche ou la droite dans l’une ou l’autre pour changer d’application, sans toucher à la voisine. S’ajoutent les fenêtres flottantes, que l’iPhone Duo ne devrait pas proposer puisqu’Apple se limite pour l’instant à deux applications côte à côte.

Il y a un revers. Chaque moitié de l’écran interne a à peu près les proportions de l’écran externe. Le souci du clavier qui mange la moitié de l’affichage revient donc dès qu’on écrit en écran partagé.
Des applications pas toujours à l’aise
C’est le point qui m’a le plus agacé. Toutes les applications ne savent pas quoi faire de ce grand écran, et certaines ne se comportent pas deux fois de la même façon. L’application du Monde en est un bon exemple. Parfois, elle occupe toute la dalle et la lecture est très agréable. Parfois, elle s’ouvre dans une colonne étroite, entourée d’énormes bandes noires, et elle perd tout son intérêt.

Je ne sais pas si la faute revient aux éditeurs ou à la manière dont Xiaomi gère l’affichage des applications et le multitâche. Toutes les applications ne sont pas concernées, mais ces incohérences reviennent assez souvent pour peser sur l’usage, et j’en ai rencontré moins sur le Galaxy Z Fold 8.
Sur ce point, je suis un peu plus optimiste pour l’iPhone Duo, même si je ne l’ai pas encore essayé. Apple semble avoir fait un gros travail technique auprès des développeurs pour que leurs applications exploitent vraiment le format passeport. On peut s’attendre à des applications mieux finies et mieux pensées pour ce type d’écran que ce qu’on trouve sur Android. Chez Google, c’est encore un peu la loterie : le résultat dépend de l’éditeur, mais aussi de la manière dont chaque constructeur gère l’affichage des applications sur son appareil.
Une feuille A4
Xiaomi compare ses écrans à une feuille A4, et les chiffres lui donnent raison. La dalle interne affiche 2 364 × 1 672 pixels, soit un rapport de 1,414:1, la racine carrée de 2. Ce rapport a une propriété que les autres n’ont pas : il se conserve quand on plie la surface en deux. Chaque moitié de l’écran mesure 1 672 × 1 182 pixels et retombe sur 1,414. En écran partagé, on obtient donc deux fenêtres qui ont les proportions d’un petit téléphone, et les applications s’y affichent comme sur l’écran externe.

La comparaison avec le papier va plus loin que le marketing. D’après mes calculs, l’écran interne mesure environ 157 × 111 mm, un peu plus qu’une feuille A6 (148 × 105 mm). L’écran externe fait 113 × 77 mm, à peine plus qu’une A7.
Ce format permet à un PDF au format A4 de s’afficher en plein écran, sans bandes noires, à la taille d’une page de livre de poche. Pour lire un document ou un long article, je n’ai pas trouvé plus confortable sur un téléphone.

La vidéo profite aussi de ce format. Un contenu en 16:9 occupe environ 80 % de la dalle, ce qui donne une image de 7,1 pouces de diagonale. Sur un smartphone classique de 6,9 pouces, la même vidéo dépasse à peine 6 pouces. Le Galaxy Z Fold 8 fait un peu moins bien avec son écran en 4:3 : la vidéo n’y remplit que 75 % de la surface, le reste partant en bandes noires.
L’écran externe représente presque exactement la moitié de la surface de l’écran interne. Ouvrir le téléphone double la place disponible sans changer la forme de l’affichage. Cet écran externe est plus large que celui d’un smartphone de 6,9 pouces, 77 mm contre 73 mm environ, mais beaucoup plus court : 113 mm de haut, quand un modèle de 6,3 pouces en offre 145. Les touches du clavier sont larges et on tape vite. Le clavier garde en revanche sa hauteur habituelle sur un écran raccourci de trois centimètres, et c’est ce qui explique qu’il masque la moitié de l’affichage.

Ces proportions expliquent aussi pourquoi j’ouvre peu le smartphone. Les premiers Galaxy Z Fold avaient un écran externe étroit, sur lequel on tapait mal et où les applications semblaient à l’étroit. On finissait par déplier l’appareil pour tout. Sur le 18 Fold, l’écran externe suffit pour répondre à un message, lire ses mails ou faire défiler un fil d’actualité, et le grand écran sert quand on a vraiment besoin de place.
Xiaomi loge 27 mAh par gramme, avec 6 000 mAh pour 219 g. Le Galaxy Z Fold 8 est à 24 mAh par gramme, et l’iPhone Duo autour de 21 si l’on retient l’estimation de 5 400 mAh.


Xiaomi y parvient avec une batterie silicium-carbone, qui contient 20 % de silicium et stocke plus d’énergie à volume égal. Face au Samsung, le compromis se chiffre : un millimètre et 18 g de plus, pour 1 200 mAh supplémentaires et un téléobjectif périscopique que le Z Fold 8 n’a pas. Les coins carrés de l’écran externe, du côté de la charnière, suivent la même logique pratique : la charnière occupe ce bord sur toute la hauteur, et l’iPhone Duo adopte la même forme.
Face au Galaxy Z Fold 8, une prise en main différente
Sur le papier, le Xiaomi 18 Fold et le Galaxy Z Fold 8 appartiennent à la même famille de pliants au format passeport. En main, ils ne se ressemblent pas tant que ça. Fermé, le Samsung mesure 123,9 mm de haut pour 81,9 mm de large et 9,7 mm d’épaisseur. Le Xiaomi fait 117,8 mm de haut, 83,6 mm de large et 10,68 mm d’épaisseur. Le Z Fold 8 est donc plus long de 6 mm, plus étroit de près de 2 mm, plus fin d’un millimètre et plus léger de 18 grammes.

Ces écarts semblent minuscules, mais ils se sentent dès qu’on tient les deux pliants l’un après l’autre. Le Z Fold 8 est plus agréable à tenir : plus fin et plus léger, il se glisse mieux dans la paume et rappelle davantage un smartphone classique. Le 18 Fold paraît plus trapu et plus dense, avec un millimètre d’épaisseur en plus et un poids qui se concentre sur une surface plus courte.

Le Z Fold 8 n’est pas plus agréable à utiliser à une main pour autant. L’écran externe du Samsung adopte un format 10:16, plus allongé. Quand on tient un smartphone d’une main, le pouce pivote depuis la base de la paume, et c’est la hauteur qui limite son rayon d’action. Sur le Z Fold 8, atteindre le haut de l’écran oblige à faire glisser le téléphone dans la main. Sur le 18 Fold, plus court et plus large, le pouce couvre presque toute la dalle sans changer de prise. Les 1,7 mm de largeur en plus profitent aussi au clavier, dont les touches sont un peu plus larges.
Aucun des deux n’a raison dans l’absolu. Selon la taille de votre main, votre manière de tenir le téléphone et ce que vous en faites, l’un ou l’autre vous conviendra mieux. Je conseille vraiment d’essayer ce type d’appareil en magasin avant d’acheter, en le fermant, en l’ouvrant et en tapant quelques messages. Le Xiaomi n’est pas vendu en France, mais le Galaxy Z Fold 8 est présent dans la plupart des enseignes, et l’iPhone Duo le sera dans les Apple Store dès le 23 octobre. Quelques minutes suffisent pour savoir si le format passeport vous va.
Un dernier conseil avant de passer en caisse : ne choisissez pas un pliant uniquement pour son grand écran. Les personnes à qui j’ai montré ce format, comme les utilisateurs de Z Fold 8 avec qui j’ai échangé, me disent toutes la même chose. Au quotidien, elles ouvrent très peu leur smartphone. Elles le déplient dans des cas précis, pour regarder une vidéo, lire un long article ou montrer des photos à quelqu’un. Le reste du temps, c’est l’écran externe qui fait tout le travail. C’est donc lui qu’il faut juger en priorité, et il mérite qu’on le teste en conditions réelles.
Une bonne conception, un bon format
Mon avis sur le format reste très positif. Le 18 Fold reste compact une fois fermé, et son grand écran sert vraiment quand on a une raison de l’ouvrir. Les défauts que j’ai relevés viennent presque tous du logiciel. Son poids est sans doute sous-estimé : le 18 Fold pèse 35 grammes de moins que l’iPhone Duo (219 g contre 254 g), un écart qui devrait se sentir en main.
La disposition des caméras à l’arrière aide aussi à tenir le smartphone fermé d’une main : l’index s’y appuie pour stabiliser le téléphone.

Un mot sur la pliure, qui reste le sujet sensible de tout smartphone pliant. Sur le 18 Fold, elle se voit très peu et le doigt la sent à peine quand il passe dessus. Elle est moins visible et moins perceptible au toucher que celle du Galaxy Z Fold 8, que j’ai pu comparer directement. Xiaomi annonce un creux de moins de 30 micromètres en moyenne, une donnée constructeur que je n’ai pas les moyens de vérifier, mais qui colle avec ce que j’ai sous les yeux.
Je ne peux pas me prononcer sur l’iPhone Duo, que je n’ai pas encore pris en main. Notez que l’écran interne du 18 Fold n’a pas de traitement antireflet, ce qui fait ressortir la pliure sous certains éclairages, sans que ce soit gênant.
Photo : un vrai téléobjectif, et quelques compromis
Les smartphones pliants sacrifient souvent la photo. Avec deux moitiés de 5 mm d’épaisseur, il reste peu de place pour de gros capteurs et des optiques complexes. Xiaomi a pourtant installé sur son 18 Fold un module triple complet, conçu avec Leica, avec des optiques Summilux sur les trois capteurs arrière. Le Galaxy Z Fold 8 se contente de deux capteurs, sans téléobjectif.
Pour les départager, j’ai photographié les mêmes scènes avec les deux pliants : de jour, de nuit, en zoom, en portrait et de près. J’ai ensuite comparé les fichiers en les agrandissant, et en lisant leurs métadonnées, ces informations enregistrées dans chaque photo qui indiquent notamment le module utilisé et la focale.
| Caractéristiques | Xiaomi 18 Fold | Galaxy Z Fold 8 | iPhone Duo |
|---|---|---|---|
| Capteur principal | 200 Mpx (1/1,56 pouce) | 50 Mpx | 48 Mpx (environ 1/2,55 pouce) |
| Ultra grand-angle | 50 Mpx | 50 Mpx | 48 Mpx |
| Téléobjectif | 50 Mpx, périscope | Aucun | Aucun |
| Zoom optique | 3,5x | Non (zoom numérique) | 2x (recadrage du capteur principal) |
| Optiques | Leica Summilux | Samsung | Apple |
Deux façons de couvrir les focales
Les métadonnées montrent que les deux pliants ne couvrent pas les mêmes cadrages. Les focales sont exprimées ici en équivalent 24 × 36, une convention héritée de la photo argentique qui permet de comparer les cadrages quel que soit le capteur.

Le 23 mm correspond au cadrage par défaut d’un smartphone, le 13 mm à un très grand angle, et au-delà de 80 mm on entre dans le domaine du téléobjectif.
| Usage | Xiaomi 18 Fold | Galaxy Z Fold 8 |
|---|---|---|
| Ultra grand-angle | 17 mm, f/2,4 | 13 mm, f/1,9 |
| Caméra principale | 23 mm, f/1,7 | 23 mm, f/1,8 |
| Zoom 2x | 46 mm, recadrage de la caméra principale | 46 mm, recadrage de la caméra principale |
| Téléobjectif | 80 à 85 mm, f/2,8, module dédié | Pas de module : recadrage de la caméra principale |
| Longue focale | 160 mm, recadrage du téléobjectif | 158 à 169 mm, recadrage de la caméra principale |
Une précision s’impose sur le Xiaomi : son 160 mm n’est pas un second téléobjectif. Les métadonnées indiquent la même focale physique qu’à 80 mm. Au-delà de 3,5x, le 18 Fold recadre donc l’image de son téléobjectif, comme le Samsung recadre celle de sa caméra principale. La différence tient au point de départ.
En zoom, le Xiaomi creuse l’écart
C’est le résultat le plus net de cette comparaison, et il se répète d’une scène à l’autre. Vers 160 mm, soit un zoom d’environ 7x, le Samsung doit recadrer très fortement l’image de sa caméra principale, alors que le Xiaomi part d’un téléobjectif deux fois plus proche du cadrage final. Sur le papier, il reste au Samsung environ un mégapixel de l’image d’origine, contre une douzaine pour le Xiaomi. Le traitement logiciel comble une partie de l’écart, mais pas tout.

Sur un panneau photographié de loin, les petites lettres restent lisibles sur la photo du Xiaomi, avec des espaces bien conservés entre les caractères. Celles du Samsung sont empâtées.

Sur une façade, le 18 Fold décrit mieux le crépi, les montants des fenêtres et la ferronnerie d’un balcon.

Sur un mur couvert de feuillage rouge, ses feuilles restent individualisées là où celles du Samsung se fondent les unes dans les autres. Le Z Fold 8 renforce les contours pour donner une impression de netteté, qui fonctionne sur l’écran du téléphone mais ne résiste pas à l’agrandissement : les textures sont simplifiées et les lignes épaissies.
Le Xiaomi n’échappe pas pour autant au traitement. Dans le feuillage et le décor d’un manège, certaines surfaces prennent un aspect un peu peint, comme découpé. Il conserve davantage de détails, sans retrouver partout une texture parfaitement naturelle.

Le téléobjectif apporte un second avantage : il sépare mieux le sujet de l’arrière-plan. Sur des fleurs photographiées devant une grille, le Xiaomi fait ressortir la fleur sur un fond nettement flou, quand le Samsung laisse apparaître la grille et les branches derrière. C’est précieux pour photographier un détail, un animal ou un sujet dans un environnement chargé.

À des grossissements intermédiaires, l’écart se réduit. Sur un bateau photographié à 80 mm avec le Xiaomi et à 92 mm avec le Samsung, les deux images tiennent la route et gèrent bien le contre-jour. Le Samsung éclaircit davantage les zones sombres, le Xiaomi garde un rendu plus retenu mais lisse un peu les arbres. Le bénéfice du téléobjectif devient vraiment décisif quand on va chercher un sujet lointain.

En ultra grand-angle, l’avantage passe au Samsung
L’ultra grand-angle du Xiaomi est sa principale faiblesse, à cause de sa focale : son 17 mm est trop proche de la caméra principale. À la même position, il permet de cadrer environ 35 % de largeur en plus qu’au 23 mm. Le 13 mm du Samsung en ajoute environ 77 %. Avec le Z Fold 8, passer à l’ultra grand-angle change vraiment la composition ; avec le 18 Fold, on desserre surtout un peu le cadrage. Dans une pièce étroite, devant une façade sans recul ou au pied d’un monument, le Samsung rend clairement plus de services.

Les images du Xiaomi restent bonnes. Sur une photo de jardin à contre-jour, les nuages restent dessinés, et le bâtiment comme la végétation gardent de la matière. Le 17 mm est utile, il offre simplement moins de possibilités qu’un vrai très grand angle.

Avec la caméra principale, pas de vainqueur net
On pouvait s’attendre à ce que le capteur de 200 mégapixels du Xiaomi écrase celui du Samsung. Ce n’est pas le cas. Au 23 mm et au zoom 2x, les deux pliants produisent de bonnes images, et les différences tiennent surtout à leurs choix de traitement. Sur une rose, le Samsung restitue très bien la texture des pétales et les nervures des feuilles.

Le Xiaomi rend une fleur plus rouge là où le Samsung tire vers le magenta, et des verts plus lumineux. Sur des immeubles, le Samsung appuie davantage les contours des petites branches, quand le Xiaomi lisse certaines surfaces.

Sur la façade d’un château, le 18 Fold donne une teinte plus chaude, légèrement rosée, et le Z Fold 8 une teinte plus jaune et grise. Sans référence de couleur prise sur place, impossible de dire lequel est le plus fidèle.

Une scène fait exception : sur des quais photographiés au zoom 2x, le Xiaomi l’emporte nettement. Les encadrements de fenêtres, les balcons et les détails des toitures se lisent mieux, et l’image est plus lumineuse. Le Samsung livre une photo plus sombre, aux petits éléments architecturaux épaissis. Le Xiaomi peut donc gagner sans son téléobjectif, mais pas sur toutes les scènes.

En photo rapprochée, le Samsung réserve une surprise. Sur une pizza photographiée de près au cadrage 1x, ses métadonnées montrent qu’il a basculé automatiquement sur l’ultra grand-angle, en recadrant l’image. Le résultat est réussi : la texture des champignons est présente et la garniture reste nette sur une large zone. Le Xiaomi est resté sur sa caméra principale, avec des bords d’image plus doux. Un cadrage affiché « 1x » ne garantit donc pas que la caméra principale soit utilisée.
Sur les visages, le Xiaomi lisse davantage
Sur le portrait d’une personne dans une allée, le Samsung laisse apparaître la texture de la peau et les poils de barbe. Le Xiaomi livre un rendu plus doux, en particulier sur les joues. Le vêtement noir est aussi mieux décrit par le Z Fold 8, avec ses plis et ses coutures, quand certaines zones sombres deviennent uniformes chez Xiaomi.

Le résultat du 18 Fold peut paraître plus flatteur, celui du Samsung est plus fidèle à la matière. Rien n’indique qu’un mode beauté était activé : la réduction du bruit suffit à produire ce lissage.

De nuit, deux styles plutôt qu’un gagnant
Le Samsung éclaircit franchement ses photos de nuit. Le sol et les ombres remontent, les arbres restent lisibles dans leurs parties sombres, mais les feuilles prennent un aspect granuleux et le ciel tire parfois vers le violet.

Sur une vue large, le projecteur d’une grue s’entoure d’un halo étendu. Le Xiaomi garde une ambiance plus sombre, avec un contraste plus marqué autour des structures métalliques et un halo mieux contenu. En contrepartie, les feuilles et les nuages se transforment par endroits en aplats, surtout au zoom 2x. Aucun des deux ne s’impose : l’un décrit plus de zones au prix d’un rendu artificiellement éclairci, l’autre préserve l’ambiance mais perd de la texture.

Un cran sous les meilleurs photophones
Ces gros capteurs, le téléobjectif et le badge Leica ne suffisent pas à placer le 18 Fold au niveau des meilleurs smartphones photo. Le Xiaomi 18 Pro, tout comme les modèles haut de gamme de Vivo, Oppo ou Samsung, restent un cran au-dessus. L’écart n’a rien de dramatique : le 18 Fold fait de très bonnes photos et reste agréable à utiliser au quotidien.
Face au Galaxy Z Fold 8, le choix dépend de ce que vous photographiez. Le 18 Fold est le seul des deux à pouvoir aller chercher un sujet éloigné et l’isoler de son environnement, et c’est l’avantage le plus solide de cette comparaison.
Le Samsung reprend la main pour élargir franchement le cadre et conserve mieux la texture des visages. Entre les deux, au 23 mm et au zoom 2x, les différences tiennent davantage à la scène et au traitement qu’à une supériorité d’un appareil sur l’autre.
Je n’ai pas encore pu essayer l’iPhone Duo. Sur le papier, il partage avec le Samsung l’absence de téléobjectif, ce qui devrait laisser au Xiaomi son avantage en zoom.
Performances : une puce maison qui fait le travail, mais chauffe
Le 18 Fold embarque une puce rare. La Xring O3 est conçue par Xiaomi elle-même, sur une architecture ARM, et elle n’équipe aujourd’hui que deux produits : ce pliant et la tablette Xiaomi Pad 9 Pro Max. C’est la deuxième puce maison de la marque après la Xring O1 de 2025, et la première à viser clairement le haut de gamme. Sa fiche technique est celle d’une puce haut de gamme : gravure en 3 nm chez TSMC, 24 milliards de transistors, dix cœurs CPU tous orientés performance, dont deux grimpent à 4,35 GHz, et un GPU Arm à 16 cœurs. Xiaomi n’a prévu aucun cœur basse consommation, ce qui est un choix rare sur smartphone.
J’avais déjà publié nos premiers tests de la Xring O3 quelques jours après la réception du téléphone. Je reprends ici l’essentiel, complété par quelques jours de plus d’utilisation.
Des scores en dessous des promesses
Xiaomi annonçait 3 945 points en mono-cœur et 15 221 points en multi-cœur sur Geekbench 6. Sur notre exemplaire, on mesure 2 989 et 10 631 points, soit 24 % et 30 % de moins. Le multi-cœur se retrouve au niveau d’un Galaxy S26 Ultra, ce qui reste honorable. Le mono-cœur, qui conditionne la réactivité au quotidien, correspond plutôt à une puce Snapdragon de fin 2024.

Le châssis du 18 Fold semble en grande partie responsable de cet écart. La Xiaomi Pad 9 Pro Max, qui utilise la même puce dans un boîtier de tablette bien plus grand, a été repérée sur Geekbench 6 avec 14 319 points en multi-cœur. C’est environ 35 % de plus que notre 18 Fold. Avec 5 mm d’épaisseur par moitié, le pliant n’a pas la place de dissiper la chaleur que produisent ces dix cœurs, et la puce est bridée avant même la fin des tests.
| Caractéristiques | Xiaomi 18 Fold (Xring O3) | Galaxy Z Fold 8 (Snapdragon 8 Elite Gen 5) |
|---|---|---|
| AnTuTu 10 | 1 692 485 | 2 100 000 environ |
| Geekbench 6 Vulkan | 19 434 | 28 660 |
| Indice de performance Frandroid | 60 074 | 61 958 |
Une chaleur qui se concentre
La chauffe est le vrai défaut de la Xring O3 dans ce téléphone. Après dix minutes de test de stress, dans une pièce à 22 °C, l’écran interne atteint 58 °C au point le plus chaud. Le dos monte à 45 ou 46 °C, avec un pic sous la barre photo, là où se trouve sans doute la puce. À la caméra thermique, la moitié gauche de l’écran déplié reste tiède pendant que la droite grimpe. Le châssis n’arrive pas à répartir la chaleur dans l’ensemble du corps, et elle s’accumule au même endroit. Notre courbe de charge le confirme : les performances baissent à mesure que la température monte, le téléphone bridant sa puce pour se protéger.

Au quotidien, ces limites ne se voient presque jamais. L’interface reste très fluide, les applications répondent immédiatement et la puce se montre plutôt efficiente dans les usages courants. J’ai fait tourner pas mal de jeux sur le 18 Fold, Fortnite compris, sans rencontrer de problème. Ceux qui enchaînent les longues sessions de jeu, ou qui vivent dans une région chaude, sentiront en revanche la chaleur dans la main et la baisse de performances au bout de quelques minutes.
Le Galaxy Z Fold 8 garde l’avantage
Face au Samsung, la puce de Xiaomi est dépassée. Le Z Fold 8 tourne pourtant avec un Snapdragon 8 Elite Gen 5, la génération précédente de Qualcomm. En graphisme, il prend 47 % d’avance sur Geekbench Vulkan et environ 24 % sur AnTuTu 10. L’écart est plus faible sur notre indice de performance global, à 3 % en faveur du Samsung, mais il va toujours dans le même sens.

L’autre avantage de Qualcomm est moins visible dans les benchmarks. Les jeux et les applications exigeantes sont développés et optimisés en priorité pour les puces Snapdragon, qui équipent la grande majorité des smartphones Android haut de gamme.

Avec une puce aussi confidentielle que la Xring O3, rien ne garantit le même suivi, même si je n’ai pas rencontré de souci. Xiaomi le sait : ses 18 Pro et 18 Pro Max restent équipés de puces Snapdragon 8 Elite Gen 6, et c’est le 18 Pro que la marque lance en France. Si les performances comptent beaucoup pour vous, en particulier pour le jeu, le Galaxy Z Fold 8 est le choix le plus sûr.
Néanmoins, je dois avouer que je n’ai pas ressenti de gêne (de chauffe) pendant mes sessions de jeu, ni de baisse de performance gênantes. Et c’est ce qui compte au final.
On achète où et comment ?
Le Xiaomi 18 Fold n’est malheureusement pas vendu en France, ni ailleurs en Europe. Pour l’avoir, il faut soit l’acheter sur place en Chine, soit passer par un revendeur spécialisé dans l’import. En Chine, il démarre à 10 999 yuans en 12 Go et 256 Go, soit environ 1 470 euros au taux de change actuel, et grimpe jusqu’à 15 999 yuans pour l’édition spéciale en céramique. Ces prix incluent la TVA chinoise.
Par l’import, il faut compter entre 1 650 et 1 850 euros, sans la garantie ni le service après-vente d’un produit vendu officiellement en France. C’est très cher pour un smartphone qui n’a jamais été pensé pour notre marché.
Pour situer ce tarif, le Galaxy Z Fold 8 démarre à 1 999 euros en France (mais on le trouve souvent sous les 1 500 euros) et l’iPhone Duo à 2 339 euros, tous deux avec 256 Go de stockage. Même importé, le 18 Fold coûte donc moins cher que ses deux rivaux, mais cette différence se paie en garantie, en service après-vente et en réglages à faire soi-même.
| Version | Prix en Chine | Équivalent en euros |
|---|---|---|
| 12 Go / 256 Go | 10 999 yuans | 1 473 € |
| 12 Go / 512 Go | 11 999 yuans | 1 607 € |
| 16 Go / 512 Go | 12 999 yuans | 1 741 € |
| 16 Go / 1 To | 14 999 yuans | 2 009 € |
| 16 Go / 1 To, édition Céramique | 15 999 yuans | 2 143 € |
Il faudra sans doute attendre la prochaine génération pour voir un pliant de ce type chez nous, à condition que Xiaomi le décide. J’ai bon espoir : la marque n’avait commercialisé en France ni le 15 Pro ni le 17 Pro, et elle a pourtant choisi de lancer le 18 Pro. Sa stratégie évolue, et le format passeport mériterait d’en profiter. En l’état, le 18 Fold est l’un des meilleurs concurrents de l’iPhone Duo, et il est dommage qu’il reste hors de portée des acheteurs français.




























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