J’ai testé le Samsung Galaxy Z Fold 8, un smartphone pliable qui détonne du reste de la gamme Z avec son format passeport, petit et large.
Est-il un savant mélange entre le format classique d’un Fold et celui compact d’un Flip ? Ou fait-il finalement trop de compromis en voulant combiner les deux mondes ? Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps : j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce Fold 8 comme je n’en avais pas eu depuis longtemps pour un smartphone.

Hélas, malgré cela, tout n’est pas parfait, loin de là. Toutefois, j’espère que Samsung continuera de peaufiner ce format sur les générations à venir. Il y a vraiment quelque chose à faire.
Samsung Galaxy Z Fold 8Notre vidéo
Samsung Galaxy Z Fold 8Fiche technique
| Modèle | Samsung Galaxy Z Fold 8 |
|---|---|
| Dimensions | 123,9 mm x 161,4 mm x 4,5 mm |
| Interface constructeur | One UI |
| Taille de l’écran | 7,6, 5,5 pouces |
| Définition | 2448 x 1848 pixels |
| Densité de pixels | 403 ppp |
| Technologie | AMOLED |
| SoC | Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5 |
| Puce graphique | Adreno 840 |
| Stockage interne | 256, 512, 1024 Go |
| Appareil photo (dorsal) |
Capteur 1 : 50 Capteur 2 : 50 Mp |
| Capteur photo frontal | 10 Mp |
| Définition enregistrement vidéo | 4K @ 60 fps |
| Wi-fi | Wi-Fi 7 (be) |
| Bluetooth | 6.0 |
| 5G | Oui |
| NFC | Oui |
| Capteur d’empreintes | latéral |
| Type de connecteur | USB Type-C |
| Capacité de la batterie | 4800 mAh |
| Poids | 201 g |
| Couleurs | Blanc, Gris |
| Fiche produit |
NB. Ce test a été réalisé avec un Galaxy Z Fold 8 prêté par Samsung.
Samsung Galaxy Z Fold 8Design : le format parfait ?
J’avais quelques inquiétudes quant au format passeport du Samsung Galaxy Z Fold 8. J’avais peur qu’une fois l’engouement de la nouveauté passé, le téléphone me déçoive à l’usage. Eh bien, je suis heureux de voir que je m’inquiétais pour pas grand-chose.
Ce design est une réussite. J’avais déjà beaucoup aimé les Pura similaires de Huawei (mais réservés à la Chine et dépourvus des services Google) et je suis impatient de découvrir l’iPhone Ultra (Fold) qui sera aussi au format passeport, mais il n’est pas encore là. Ainsi, je pense pouvoir dire que le Galaxy Z Fold 8 est le smartphone pliable que je préfère à l’heure actuelle.

Pourquoi ? Parce qu’il trouve vraiment un juste milieu, un bon équilibre entre la promesse d’un Flip (la compacité) et la promesse d’un Fold classique (un grand écran de tablette qui se plie). Le meilleur des deux mondes, ou presque.
À titre personnel, j’ai toujours été plus Fold que Flip. En revanche, là, en quelques jours seulement, je savais que le Galaxy Z Fold 8 et son format passeport me convenaient mieux que le Fold 8 Ultra au format traditionnel.

Sur ce petit Fold 8, j’aime vraiment les deux écrans. Il n’y en a aucun sur lequel j’ai l’impression de faire de véritables compromis. Et je vais commencer par vous parler de mon utilisation de la dalle interne.
Retenez que cet écran a un ratio 4:3 et c’est sa plus grande force puisque cela offre bien deux usages distincts selon l’orientation. À l’horizontale, c’est très confortable pour regarder vos vidéos YouTube ou vos films et séries SVoD de manière confortable avec du contenu affiché en grand. À la verticale, vous avez un appareil pratique pour lire des articles de presse ou scroller sur les réseaux sociaux. On retrouve aussi un aspect liseuse à certains égards.
Le format 4:3 est aussi parfaitement adapté aux photos qu’on prend avec le smartphone. En les affichant sur l’écran interne, les clichés occupent toute la dalle et c’est très satisfaisant.
Bref, avec un grand écran 4:3, on est vraiment sur un usage proche de celle d’une tablette classique. En comparaison, je me sens plus limité par le format très carré des Fold de précédentes générations ou du Fold 8 Ultra lorsqu’ils sont dépliés. Je préfère donc largement ce que propose le Galaxy Z Fold 8 passeport.
D’autant plus que Samsung a réalisé du beau travail sur la pliure au milieu de la dalle. D’une part, sans être parfaitement invisible, elle est assez difficile à percevoir sans avoir un reflet pile au bon endroit pour vous aider. En outre, quand on est bien en face, elle est quasi imperceptible. D’autre part, et c’est le plus important, elle ne se ressent presque pas sous le doigt. C’est franchement du bon travail et ma seule crainte ici vient du fait que je ne sais pas si ça restera aussi bien sur la durée, après quelques mois d’utilisation.
Passons à l’usage du smartphone quand il est fermé, c’est-à-dire avec l’écran externe et son étrange format écrasé et large de 10:16. C’est ici que résidaient mes principales interrogations. Cet écran était-il vraiment utilisable ? Les applications s’adaptaient elles correctement ? Eh bien, pour le dire simplement, la réponse est oui.
On s’y fait très bien au quotidien et il n’y a pas de tâche particulière où cette dalle m’a posé souci hormis sur les jeux vidéo où la surface est un chouïa trop petite pour être amusante et les vidéos en verticale des réseaux sociaux (et encore, c’est tout à fait correct, mais le grand écran interne est juste bien plus chouette pour ça).

Pour vous donner un exemple, j’avais peur qu’à la moindre saisie de texte, le clavier prenne une trop grande partie de l’écran et réduise trop l’aperçu du message que je suis en train d’écrire. Mais je n’ai jamais eu à me plaindre de ce côté-là. Au contraire, grâce à la largeur de ce format, taper du texte est bien plus facile pour les gens patauds comme moi qui manquent de précision. À l’inverse, un format Fold classique est souvent plus étroit quand il est fermé qu’un smartphone standard.

Je garde un petit doute sur l’usage à une main du Fold 8 plié. À titre personnel, je n’ai pas eu à me plaindre et le fait qu’il soit possible d’accéder au panneau des raccourcis et aux notifications par un simple glissement au centre de l’écran aide bien. Idem pour la barre de recherche située en bas dans le tiroir d’applications, ce qui facilite l’accès avec le pouce. Mais selon la manière dont vous tenez l’appareil, vous pourriez ressentir une certaine gêne à la longue. Ainsi, si vous avez un doute à ce sujet, je vous recommande d’essayer le téléphone en magasin si vous en avez l’occasion.

Autre détail qui peut fâcher : le lecteur d’empreintes est positionné sur le bouton physique de déverrouillage, à droite. Très simple d’accès pour le pouce d’un droitier, il est un peu plus facétieux sous l’index d’un gaucher. Du moins, j’ai trouvé le geste moins naturel.

Voilà donc les raisons pratiques qui me font beaucoup aimer le format du Samsung Galaxy Z Fold 8. Et quand on ajoute à cela, son côté très mignon, les finitions impeccables avec des bordures plates en aluminium qui tombent bien dans la main, on tombe encore un peu sous le charme.
Ce n’est pas tout, le smartphone est fin quand il est déplié avec une épaisseur de 4,5 mm (9,7 mm quand il est fermé, ce qui reste correct pour un tel format). Son poids de 201 grammes est peut-être encore un tantinet élevé, mais ce n’est pas non plus un souci majeur à la prise en main. Replié, il se range parfaitement dans ma poche.

Pour compléter le tableau, citons un dos mat à l’arrière pour un toucher soyeux, une charnière qui dégage une bonne impression de solidité tout en facilitant l’ouverture grâce à un ajustement des aimants et ressorts, un écran interne renforcé par le Flex Titanium (un nouvel agencement des couches autour du panneau OLED) et une certification IP48.
Samsung Galaxy Z Fold 8Des écrans très lumineux
J’ai parlé de mon usage des deux écrans du Galaxy Z Fold 8, parlons maintenant de la qualité qu’ils proposent. Pour rappel, nous sommes à chaque fois sur de l’AMOLED avec un mode 120 Hz adaptatif. Comptez sur une diagonale de 5,5 pouces à l’extérieur (Full HD+) et de 7,6 pouces à l’intérieur (QXGA+). Là encore, il y a quelques compliments à donner suite à nos mesures effectuées à la sonde et à l’aide du logiciel CalMan de Portrait Displays.
Ça commence par la luminosité maximale. Samsung promet un pic à 3000 nits et tient sa parole en HDR tout en restant vraiment très bon en SDR. Vous n’aurez donc aucun souci de lisibilité d’autant plus que la marque applique un petit traitement antireflet pas piqué des hannetons.


Le HONOR Magic V6 repousse les limites du smartphone pliable avec un design distinctif et robuste, des performances photo de haut niveau et une batterie généreuse conçue pour durer.
| Écran externe (5,5″) | Écran interne (7,6″) | |
| Luminosité max. SDR | 1390 nits | 1430 nits |
| Luminosité max. HDR | 2930 nits | 3000 nits |
En revanche, pour ce qui est de la fidélité des couleurs, Samsung ne nous a pas habitués à de très bonnes performances sur les dernières années et le Fold 8 continue dans cette lancée. Le Coréen manque de précision ici avec, pour les deux écrans, un Delta E moyen sur le DCI-P3 souvent trop élevé en SDR et en HDR (c’est moins grave dans le second cas). Rappelons que cet indice doit être à 3 ou moins pour que l’œil humain moyen ne distingue pas la différence entre la couleur réelle et celle affichée par le smartphone.

En SDR, l’écran externe s’en sort encore relativement bien alors que la dalle interne est un peu aux fraises. Les deux écrans enregistrent ensuite des résultats similaires en HDR avec un Delta E au-delà de 6, ce qui est perfectible mais pas choquant : le HDR rend difficile la fidélité des couleurs au profit d’un plus grand contraste pour des images qui pètent mieux pendant vos films.
| Écran externe (5,5″) | Écran interne (7,6″) | |
| Delta E moyen SDR | 3,26 | 4,35 |
| Delta E moyen HDR | 6,55 | 6,59 |
| Température moyenne | 6822 K | 6748 K |
Retenez d’ailleurs que ce sont surtout les couleurs chair qui piègent le modèle de Samsung.

Précisons que les mesures que nous partageons ici ont été faites sur le mode de couleur Vif configuré par défaut. Le Galaxy Z Fold 8 se montre par ailleurs bien plus intéressant pour ce qui est de la température moyenne en n’étant pas trop éloigné des 6500 K (le niveau idéal pour un bon équilibre entre le rouge et le bleu).
| Écran externe | Écran interne | |
| Couverture sRGB | 131 % | 130 % |
| Couverture DCI-P3 | 88 % | 87 % |
Vous pouvez toujours ajuster cela dans les paramètres de l’écran grâce à une jauge si vous trouvez que le rendu est trop bleu. En revanche, aucun réglage de la sorte ne corrige vraiment le Delta E.

Enfin, nous mesurons la couverture colorimétrique des espaces sRGB (peu large donc facile) et DCI-P3 (bien plus challengeant). Plus le taux de couverture est large, plus le smartphone est capable d’afficher une large palette de couleurs. Ici, le Galaxy Z Fold 8 est moins mirobolant dans ce qu’il propose, mais il reste tout à fait à la hauteur de ce qu’on trouve sur d’autres modèles haut de gamme en 2026.
Samsung Galaxy Z Fold 8Logiciel : One UI 9, IA et… pas de Flex Mode
C’est l’interface One UI 9 (Android 17) que l’on retrouve nativement sur le Galaxy Z Fold 8. Cette mise à jour ne change pas grand-chose à l’expérience logicielle proposée depuis quelques années par Samsung. C’est propre et bien maîtrisé, quoique l’on pourrait regretter des paramètres devenus assez fouillis. Heureusement que la barre de recherche intelligente est toujours là pour vous aider à vous y retrouver. Ça peut faire gagner un temps précieux.
One UI 9 continue de mettre en avant les fonctions Galaxy AI (toujours aussi impressionnantes sur la retouche photo) et l’intelligence de Gemini toujours profondément intégrée. Il n’y pas de réelles nouveautés par rapport aux fonctions IA de la série Galaxy S26 même si cette dernière était lancée sur One UI 8.5. Pour connaître toutes les fonctions dopées par Galaxy AI, vous pouvez consulter la rubrique dédiée dans les paramètres.

J’aimerais toutefois signaler que, même sur le multitâche, qui est pourtant l’apanage du Galaxy Z Fold 8 Ultra, censé être le roi de la productivité, je trouve que le Galaxy Z Fold 8 a de belles armes. Notamment sur l’affichage de trois applications en même temps.
Sur le Galaxy Z Fold 8 déplié à l’horizontale, les trois applications s’affichent côte à côte à la verticale. Je trouve cela beaucoup plus intuitif et pertinent que la disposition proposée par un Fold 8 Ultra par exemple. Après, je vous avoue qu’en multitâche, je me contente normalement de deux apps en simultanée, mais je voulais vous partager ce retour.

Enfin, il était toujours bon de rappeler que Samsung garantit un suivi logiciel de sept ans aussi bien sur les mises à jour Android que sur les correctifs de sécurité. D’autres marques font aussi bien, mais personne ne fait mieux sur Android à l’heure actuelle.
Un petit mot sur l’absence de Flex Mode
C’est un fait : il n’y a pas de Flex Mode proposé sur le Galaxy Z Fold 8. Pour rappel, il s’agit d’une fonction logicielle scindant l’interface en deux pour s’adapter à l’usage du smartphone pliable en mode assis. Autrement dit, quand il est plié à environ 90 degrés.

C’est un peu dommage, mais cela s’explique sans doute par le fait que le Flex Mode, pour être pratique quand vous êtes assis dans le train par exemple, doit avoir une moitié d’écran orientée légèrement vers le haut, vers vos yeux. Or, la charnière du Galaxy Z Fold 8 ne permet pas vraiment cela. Cette dernière a en effet été optimisée pour faciliter l’ouverture. En conséquence, sur la fin du mouvement d’ouverture, il y a une sorte d’à-coup pour aplanir l’appareil. Et cela ne facilite pas du tout le Flex Mode.
Pour y remédier, j’utilise l’écran externe en mode stand quand je souhaite avoir les mains libres tout en regardant une vidéo. Typiquement, en coupant des légumes pendant que je cuisine.

Pour faciliter cet usage, j’ai profité d’un paramètre du Fold 8 permettant le basculement des applications de l’écran interne vers l’externe quand on ferme le smartphone. J’aime bien l’option intermédiaire : en fermant le smartphone, on a quelques secondes pour faire un glissement vers le haut pour revenir rapidement sur l’app en cours d’utilisation. Si on ne fait rien, le téléphone se verrouille après quelques secondes.

Samsung Galaxy Z Fold 8Photo : c’est bien, mais on mérite mieux
Le Galaxy Z Fold 8 dispose de deux capteurs photo à l’arrière. Le grand-angle comme l’ultra grand-angle profitent d’une définition de 50 mégapixels. On est donc plus proche (mais pas identique) d’un Galaxy S26 que d’un Galaxy S26 Ultra.
D’emblée, il y a ici de la frustration. Le téléphone n’a pas de téléobjectif et reproduit ainsi le compromis des modèles Flip alors qu’on a affaire à un Fold. En outre, le capteur principal ne goûte pas à la définition 200 mégapixels contrairement aux modèles Ultra de la marque, ce qui aurait sans doute pu atténuer cette absence de zoom optique.

Bref, ne vous attendez pas à des prouesses exceptionnelles en photo ni a une réelle polyvalence. C’est un vrai gros défaut pour un smartphone vendu officiellement à 1999 euros. Toutefois, si on met cette frustration de côté, la qualité intrinsèque des clichés produits par le Galaxy Z Fold 8 reste très bonne. Le problème c’est qu’à un tarif aussi onéreux, on veut le meilleur de ce que peut donner Samsung et ce n’est pas le cas ici.
Je n’ai ainsi pas à me plaindre des photos de jour. La dynamique est bonne, les couleurs peuvent saturer, mais pas dans l’excès et il y a un contraste bien géré. En termes de netteté, c’est tout à fait ok. On a déjà vu mieux sur le haut de gamme en 2026 avec des détails plus précis. Toutefois, cela restera largement suffisant pour flexer avec de belles photos de vos vacances sur Instagram.
La nuit, il n’y a aucun défaut majeur à retenir. Le téléphone réussit efficacement à dégager les zones les plus sombres pour offrir des rendus agréables à l’œil. Là encore, c’est la comparaison avec d’autres smartphones haut de gamme qui vient faire mal, notamment chez les Chinois Honor, Oppo ou Xiaomi qui ont grandement musclé leur jeu au point de même passer devant le S26 Ultra, le champion de Samsung en la matière. Alors, forcément le Galaxy Z Fold 8 produit des clichés nocturnes plus limités techniquement.
L’ultra grand-angle, lui, est efficace quand les conditions lumineuses sont favorables. La perte de qualité par rapport au capteur principal n’est alors pas trop perceptible à l’œil nu, même si elle est bien réelle. C’est quand la nuit tombe qu’on se rend bien compte à quel point ce mode de prise de vue est assez limité, mais c’est un défaut inhérent à l’ultra grand-angle qu’aucun smartphone n’a vraiment su corriger. En faible luminosité, vous n’en tirerez pas grand-chose, donc, à part des images vraiment très bruitées et bouchées dans les zones les plus sombre.
Le zoom x2 est proposé en raccourci dans l’interface de l’appareil photo, mais je le rappelle : c’est un grossissement numérique. Ce mode vient simplement rogner dans l’image du capteur principal. Le résultat est correct, mais un petit zoom optique x3 aurait été grandement apprécié.
Côté mode portrait, même constat. Les rendus sont tout à fait réussis, mais la délimitation entre la personne nette et l’arrière-plan fou pourrait être plus propre à quasi 2000 euros le smartphone.
Pour vos selfies, comptez sur des capteurs de 10 mégapixels où je n’ai rien de particulier à dire. Ça fait bien le job, sans émerveiller.
En ce qui concerne les vidéos, vous pourrez filmer jusqu’en 8K avec la caméra arrière (ce n’est vraiment pas très utile ou intéressant) et jusqu’en 4K à 60 images par seconde en mode normal et selfie.
Vous pouvez d’ailleurs filmer des vidéos en plan large et profiter, après coup, d’un recadrage dynamique opéré par Galaxy AI afin de centrer l’image sur une personne et suivre ses mouvements.
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Samsung Galaxy Z Fold 8Audio : haut-parleurs décevants
Je voulais m’autoriser un petit mot sur l’audio, car j’ai été déçu par les haut-parleurs. Sans doute à cause de la finesse du téléphone, les basses sont inexistantes et, plus globalement, le son manque de finesse et de clarté.
Ce n’est pas très grave. Il a toujours été plus agréable d’écouter de la musique au casque, aux écouteurs ou avec une enceinte Bluetooth, mais ça reste un peu dommage malgré tout.
Côté logiciel, un égaliseur maison reste à votre disposition avec beaucoup de paramètres pour l’affiner à votre convenance.
Samsung Galaxy Z Fold 8Performances : puissant sans en faire des caisses
Le Samsung Galaxy Z Fold 8 est animé par un Snapdragon 8 Elite Gen 5. Vous connaissez la chanson : c’est la meilleure puce Qualcomm du moment et ça dépote. Je n’ai jamais eu le moindre problème de ralentissement et le SoC devrait fournir des performances encore très décentes après plusieurs années d’utilisation.
Ne vous attendez pas non plus à un monstre surpuissant de puissance, ce n’est pas l’objectif du Galaxy Z Fold 8. Même si des jeux comme Genshin Impact tournent sans mal à 60 fps et avec les réglages graphiques au maximum.

Sur les benchmarks, le Fold 8 montre qu’il ne se hisse pas au niveau d’un S26 Ultra, mais qu’il arrive à déployer une plus grande puissance brute que le Honor Magic V6.
En outre, le Galaxy Z Fold 8 se bride un peu, mais sans abus. Il tourne à environ 80 % des capacités de son CPU, même s’il peut descendre à 60 %, mais sans que cela ne dure trop longtemps.

Quand il est poussé dans ses retranchements, le smartphone peut voir sa température monter. On a mesuré un pic à 47 °C avec notre caméra thermique.

En revanche, la dissipation se fait assez rapidement et le smartphone est plus souvent tiède que brûlant dans ces situations.
Samsung Galaxy Z Fold 8Batterie rassurante et charge satisfaisante
4800 mAh et une batterie silicium-carbone, même si les premiers pas de Samsung dans cette technologie restent timides. N’attendez pas du Galaxy Z Fold 8 un smartphone capable de vous suivre deux jours complets sans charge et avec un usage maximal.
En revanche, le téléphone se montre rassurant. Je tiens jusqu’à tard dans la journée quand je me mets à l’utiliser activement et essentiellement sur l’écran interne plus gourmand en énergie. Dès que je suis plus équilibré dans mon utilisation en alternant avec l’écran externe, je peux aller chercher sans trop de souci la journée et demi.

Pour de la messagerie, checker ou modifier un paramètre, retrouver un fichier pour l’envoyer, prendre des photos ou des vidéos, de la lecture de musique, des appels, de la consultation des notifications, un article rapide et parfois même un peu de YouTube, j’exploite naturellement l’écran externe.
Pour les réseaux sociaux, de la lecture de mangas ou webtoon, des vidéos longues, du scroll sur TikTok, Instagram ou X ou encore des jeux vidéos, je me tourne plutôt vers la dalle interne.
Et dans tous ça, je n’ai jamais ressenti une faiblesse particulière du téléphone en termes d’endurance. Pour exemple, sur Netflix, le Galaxy Z Fold 8 perd en moyenne 12 % de batteries en 2 heures et 28 minutes (la durée du film À l’ouest rien de nouveau) avec l’écran réglé à 300 nits. C’est tout à fait satisfaisant.

Notez aussi que le Galaxy Z Fold 8 goûte à une recharge rapide de 45 W. Comme pour le silicium-carbone, là aussi Samsung a bien pris son temps. 45 W ça reste modéré par rapport à des charges à 60, 80 ou 100 W qu’on a déjà vues sur le marché, mais c’est franchement suffisant pour une immense partie des utilisateurs.
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Samsung Galaxy Z Fold 8Réseau et communication
Le Galaxy Z Fold 8 reste un téléphone sachant téléphoner. Et il fait ça très bien. Mes conversations se sont toujours bien déroulées. Même en me situant dans des lieux bruyants, mes interlocuteurs à l’autre bout du fil m’entendaient très clairement, sans être gênés par les bruits parasites. Ma voix, par ailleurs, leur parvenait avec une compression bien gérée évitant de me donner un timbre trop métallique.

En outre, je n’ai pas eu de problème de connexion en 4G ou 5G sur le réseau d’Orange en région parisienne ni à Londres en itinérance après le Galaxy Unpacked qui se déroulait dans la capitale anglaise. Aucun souci à signaler non plus sur la précision de la géolocalisation.
Samsung Galaxy Z Fold 8Prix et date de sortie
Au moment où nous publions cet article, le Samsung Galaxy Z Fold 8 est en précommande et profite notamment d’offres de reprise. Sa commercialisation débute le 7 août 2026.
Voici les prix officiels pratiqués par Samsung :
- 1999 euros pour la version de 256 Go ;
- 2199 euros pour celle de 512 Go ;
- 2399 euros pour la configuration à 1 To.
Tout porte à croire que seule une petite poignée de clients paieront plein pot. En outre, au-delà des offres de précommandes, on peut s’attendre à une baisse de prix assez rapide, surtout lorsqu’Apple dégainera son propre iPhone pliable (en septembre normalement).
Selon la bonne affaire que vous arriverez à réaliser, le Galaxy Z Fold 8 peut tout à fait valoir le coup. Mais nous ne vous le recommanderons pas à 2000 euros pour la version de base.





















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