J’ai testé l’iPhone Duo : un produit qui éblouit pour faire oublier ses compromis

Smartphones • 2026

Le premier smartphone pliant d'Apple est là et s'il ne rebat pas les cartes d'un marché déjà installé, il apporte sa pierre à l'édifice avec quelques innovations bien senties, au prix d'un tarif totalement démesuré.
L'iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid
L'iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid
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Apple a pris son temps. Alors que Samsung en est déjà à la huitième génération de ses smartphones pliants et que le marché chinois multiplie les prouesses de finesse avec notamment le Magic V6 de Honor, Cupertino était jusqu’alors resté en retrait.

Sept ans après le premier Galaxy Fold, voici donc l’iPhone Duo, premier smartphone pliable d’Apple. Il arrive avec de belles innovations, mais aussi des défauts de jeunesse.

Malgré la puissance de frappe d’Apple, l’iPhone Duo n’en reste pas moins une V1. Il impose ainsi pas mal de compromis. Plutôt lourd et épais, il perd FaceID, n’a pas de téléobjectif et son interface n’est pas toujours optimale.

L’iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

À côté de ça, il innove en étant le premier smartphone pliable avec un écran central mat qui gomme la pliure. C’est aussi le premier iPhone qui permet d’afficher deux apps côte à côte.

Ni tout à fait un iPhone classique, ni totalement un iPad mini, le Duo tente le grand écart entre compacité et surface de productivité. Proposé au tarif élitiste de 2 339 euros pour 256 Go, que vaut véritablement l’iPhone Duo une fois confronté à la réalité du quotidien ?

Apple iPhone DuoFiche technique

Modèle Apple iPhone Duo
Dimensions 164,6 mm x 117,8 mm x 5,2 mm
Interface constructeur iOS
Taille de l’écran 7,6, 5,4 pouces
Définition 1 878 x 2 670 pixels, 1 398 x 2 034 pixels
Densité de pixels 430 ppp
Technologie OLED
SoC Apple A20 Pro
Puce graphique Apple GPU
Stockage interne 256, 512, 1000, 2000 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 48
Capteur 2 : 48 Mp
Définition enregistrement vidéo 4K
Wi-fi Wi-Fi 7 (be)
Bluetooth 6.0
5G Oui
NFC Oui
Capteur d’empreintes Sous l’écran
Type de connecteur USB Type-C
Poids 254 g
Couleurs Blanc, Ciel Nocturne
Fiche produit

NB. Ce test est réalisé à partir d’un iPhone Duo prêté par Apple. Pour des raisons logistiques, il est co-signé par Édouard Le Ricque, responsable smartphone au sein de la rédaction Frandroid.

Apple iPhone DuoDesign

Dès la sortie de boîte, l’iPhone Duo ne trompe pas sur ses intentions. Le niveau d’assemblage et la qualité des finitions témoignent du savoir-faire d’Apple. L’iPhone Duo repose sur un châssis en titane de grade 5, garantissant une très bonne rigidité. Les deux moitiés s’alignent au millimètre près, sans le moindre jeu mécanique.

L’iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Côté prise en main, l’iPhone Duo est lourd, très lourd. Il affiche 254 grammes. C’est même plus que les 249 grammes de l’iPhone 18 Pro Max et cela surpasse très largement un rival direct comme le Samsung Galaxy Z Fold 8 et ses 200 grammes.

Une fois replié, le Duo accuse une épaisseur de 11,3 mm. Bien qu’il soit plus court qu’un smartphone traditionnel avec ses 117,8 mm de hauteur, ce profil ramassé et asymétrique (droit d’un côté, courbé de l’autre) lui confère une silhouette très dense. Dans ma poche de pantalon, le Duo se place assez mal ; son embonpoint et son épaisseur se rappellent constamment à moi. Et encore, ce n’est que lorsqu’il es sans protection. Lorsque je lui ajoute sa coque Folio, c’est encore pire.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

En main, il est assez imposant avec son format large. Cela demande un petit temps d’adaptation pour l’utiliser correctement. J’ai dû chercher un peu avant de me rendre compte que le panneau des réglages se baissait depuis la bande noire placée sur le côté droit de l’affichage en mode fermé.

Et puis il y a l’ergonomie. Bon, la France ne compte que 15 % de gauchers, mais mon collègue Édouard (qui a grandement participé à ce test) en fait partie et il en a gros sur la patate. « Pour nous, l’ensemble des menus, raccourcis et éléments logiciels clés sont ancrés sur la droite de la dalle externe sans aucune possibilité de bascule dans les réglages actuels », me dit-il.

« Naviguer d’une seule main avec le pouce gauche relève de la véritable purge anatomique parce qu’avec ses 78 mm de large et bien mon pouce n’atteint pas le côté opposé. Durant ce test, c’est clairement ce qui m’a le plus bloqué. En format ouvert, en revanche, puisqu’on le manipule à deux mains, l’expérience est meilleure ». Merci Édouard.

L’iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

La charnière est quant à elle un petit bijou d’ingénierie. Composée de plus d’une centaine d’éléments mécaniques et d’aimants, elle pivote avec douceur et offre un claquement de fermeture très net. On sent qu’Apple a étudié ce point comme le fait Mercedes pour le claquement d’une portière de voiture.

L’ouverture à une seule main est en revanche pas vraiment aisée. Ça nous rappelle qu’on est plus proche d’un Fold que d’un Flip. Une fois ouvert, la charnière se montre particulièrement stable et maintient l’angle souhaité sur une table pour poser l’appareil comme un chevalet ou un petit ordinateur portable. On n’est pas limité à quelques positions et on peut faire varier l’angle d’inclinaison à loisir.

Qui dit pliable, dit des boutons qui ne sont pas toujours bien placés. Sur les tranches, Apple a fait des choix d’agencement pour le moins déroutants. Les boutons de réglage du volume ont été déportés sur la tranche supérieure de l’appareil. Cette disposition change des standards et s’avère peu pratique.

Selon l’orientation de l’écran — portrait ou paysage –, on se surprend régulièrement à inverser le volume haut et le volume bas. Apple n’a pas pensé à les inverser automatiquement.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

Autre déception : la disparition pure et simple du bouton Action. En tant qu’utilisateur d’iPhone au quotidien, Édouard avait pris l’habitude d’y loger un raccourci direct Perplexity. Là, il se retrouve à devoir déverrouiller l’iPhone et lancer l’app manuellement. « Ça allonge beaucoup mes temps d’accès au quotidien. Il y a bien la possibilité de mettre l’icône sur l’écran de verrouillage, mais ce serait pour moi une nouvelle habitude à prendre », précise-t-il.

Le bouton Camera Control a pour sa part été conservé. Comme sur les iPhone 18 Pro ses fonctions capacitives sont désactivées par défaut. Si Apple permettait de le remapper, on pourrait justement s’en servir comme alternative au bouton Action.

Enfin, dernier bouton et non des moindres, le bouton Power. Comme dit en introduction, Apple se passe de FaceID sur l’iPhone Duo. Ici, c’est un retour arrière de près de 10 ans avec la réintroduction de TouchID. Ce capteur d’empreinte, Apple l’avait utilisé pour la dernière fois en 2017 avec l’iPhone 8. À titre personnel, j’ai un peu de mal avec lui. Déjà, il faut que j’appuie pour réveiller le téléphone puis que je repose mon pouce pour le déverrouiller. Et attention à ne pas laisser le bouton appuyé sinon c’est Siri qui se déclenche.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

De son côté, Édouard, toujours gaucher, n’arrive pas à le déclencher une fois sur deux selon ses termes. De plus, la reconnaissance est très très lente. Habitué des capteurs ultrasoniques sur Android, je peste contre ce TouchID. Autant FaceID est magnifiquement implanté, rapide, efficace et sécurisé, autant TouchID garde un arrière-goût du passé.

En retournant l’iPhone Duo, on tombe sur son module photo. Le bloc dorsal rassemble les optiques dans un îlot proéminent. On retrouve la légère vague qui vient emprisonner les optiques dans le verre qui couvre le dos de l’appareil. Oui, contrairement aux iPhone 18 Pro, pas de structure unibody ici. On retrouve la conception titane et verre des iPhone 16 Pro. Le résultat est joli à l’oeil avec un bon agencement des pièces et surtout un touché soyeux agréable et qui ne prend pas les traces de doigts.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

Ce n’est pas le cas des écrans qui, eux, retiennent le gras des mes empreintes digitales. J’espérais qu’avec son film mat, l’écran interne y serait moins sujet, ce n’est pas le cas. La chiffonette d’Apple prendrait ici tout son sens, dommage qu’Apple n’en ait pas ajouté une dans la boîte. À ce prix, ça peut paraître pingre.

IP68, vraiment ?

Impossible pour moi d’évoquer le design de l’iPhone Duo sans parler des problèmes qui entourent son lancement.

Depuis sa sortie, de nombreux utilisateurs se sont retrouvé avec des écrans internes cassés. Apple a reconnu les faits, indiquant être « au courant d’un problème affectant l’écran interne sur un petit nombre d’unités iPhone Duo ».

L’iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Il pourrait s’agir d’un élément de la charnière qui viendrait écraser l’écran et briser quelques lignes de pixels, si l’on en croit les informations d’iFixit.

Mais il y a un autre souci : Apple certifie l’iPhone Duo IP68, c’est à dire qu’il est résistant à l’eau et à la poussière. Pourtant, plusieurs testeurs, dont le réputé Zack Nelson de la chaîne Jerry Rig Everything, l’ont confronté à du sable et des petites particules avec peu de succès. Zack Nelson l’a même démonté après coup et s’est aperçu que des particules étaient arrivées jusqu’à la charnière, provoquant donc la casse de l’écran. La certification IP68 est donc mise à mal ici et cela peut refroidir certains acheteurs potentiels. Lorsque l’on paye aussi cher un smartphone, on aimerait savoir à quoi s’en tenir. Là, c’est interdiction de plage, par exemple. Par équité, rappelons que le Galaxy Z Fold 8 de Samsung n’est « que » IP48 et qu’il est donc censé encore moins bien survivre à une virée à la plage.

Les coques de protection

Enfin, je voulais aussi aborder les protections officielles. Il y en a deux : une coque à « coller » au téléphone et une Folio. C’est cette dernière que j’utilise. Elle est pratique pour son pied escamotable qui permet de tenir le téléphone en mode paysage, mais elle l’épaissit aussi énormément. De plus, quand je veux prendre une photo, je dois laisser un pan balant si je ne veux pas obstruer les objectifs. Manque plus que les encoche pour les cartes de crédit et on aurait une pochette 100 % daron (avec tout mon respect).

Je préfèrerais donc une coque plus fine et sans protection pour l’écran avant. Au pire, un verre additionnel pourrait le protéger. Actuellement, la Folio reste plutôt sur ma table de chevet et je ne l’utilise que lorsque je sors de chez moi.

Je terminerai par le support MagSage. On a bien les aimants au dos de l’iPhone Duo, mais une fois son écran déplié, il bascule automatiquement du côté non maintenu. Sur un support de voiture c’est inutilisable, par exemple.

Apple iPhone DuoÉcran

L’iPhone Duo propose deux surfaces d’affichage OLED Super Retina XDR ProMotion cadencées de 1 à 120 Hz. L’écran externe adopte une diagonale courte et large de 5,4 pouces (2 034 × 1 398 pixels), tandis que l’écran interne flexible déploie une diagonale de 7,6 pouces (2 670 × 1 878 pixels).

Les deux dalles profitent de la technologie LTPO avec rafraîchissement adaptatif ProMotion de 1 à 120 Hz. Côté plage dynamique, la compatibilité avec les flux HDR10 et Dolby Vision répond présent.

L’iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Réflectance et lisibilité en plein soleil : le piège du film mat

C’est sur sa dalle interne que se concentre la principale innovation d’Apple : l’intégration d’un revêtement mat nanotexturé. Au toucher, la matière offre une sensation feutrée, très douce, qui rappelle le contact du papier ou d’une liseuse.

Son effet optique est étonnant. En diffusant les reflets au lieu de les renvoyer directement, ce traitement rend la pliure centrale rigoureusement invisible lorsque l’on consulte l’écran bien en face. De côté, sous une lumière directe intense, un léger relief reste perceptible, et la rainure se sent toujours sous la pulpe du doigt lors du défilement.

Passons au nœud du problème : la lisibilité en extérieur. Je me permets ici de citer nos confrères de 01net. Ils ont mis à profit un outil de mesure de la réflectance. Leurs mesures relèvent 72 GU (Gloss Units) pour l’écran externe et seulement 2 GU pour l’écran mat de l’iPhone Duo. C’est ridiculement peu. Cela signifie que les reflets sont annihilés sur cette surface. Un très beau travail. Concernant l’écran externe, en revanche, Samsung semble faire mieux sur son Galaxy Z Fold 8 avec seulement 60 GU. Néanmoins, dans les deux cas, on est sur de très belles performances, plus que les smartphones traditionnels, même les plus haut de gamme.

Écran brillant de l’iPhone Duo en plein soleil

Ça, ce sont les mesures labo. Sur le terrain, la réalité est nettement moins rose. Ce film mat ne fait pas disparaître les photons, il les diffuse. Plutôt que de subir un reflet net et localisé que l’on esquive d’un léger mouvement de poignet, toute la dalle interne transforme les rayons du soleil en un voile blanc un peu laiteux. Le contraste infini de l’OLED en prend un coup immédiat. Pas sous la sonde, mais au niveau du rendu qu’il renvoie à nos yeux. Les noirs infinis virent au gris délavé en plein jour.

Écran mat de l’iPhone Duo en plein soleil

Sous un soleil direct, l’écran déplié n’est pas des plus flatteurs. Ça peut même être compliqué de le consulter surtout si comme moi vous utilisez le mode sombre d’iOS.

Durant mon test, j’ai rapidement pris une habitude : en extérieur, dès que le soleil tape trop fort, je referme l’iPhone Duo pour repasser sur l’écran externe de 5,4 pouces. Dépourvu de cette texture mate, il se montre bien plus lisible en plein jour. En revanche, de nuit ou en intérieur, ce désagrément disparaît totalement et j’ai même un contraste parfait quand je me regarde une série au fond du lit, à la nuit tombée.

Cela ne concerne que le film mat. Parce que la luminosité, elle, est excellente sur les deux écrans :

  • Écran externe (5,4 pouces) : 1 313 nits au maximum en SDR et un pic à 2 800 nits en HDR.
  • Écran interne (7,6 pouces) : 1 300 nits au maximum en SDR et un pic mesuré à 2 770 nits en HDR.
L’iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Apple annonce 3000 nits en pic et on s’en approche vraiment. En revanche, comme je l’ai dit, si les 1 313 nits suffisent à l’écran externe en plein soleil, les 1 300 nits de l’écran interne s’épuisent à compenser le voile laiteux créé par la nanotexture.

À noter que le film mat n’est pas fait pour être retiré à la main, mais il peut être remplacé en Apple Store en cas d’usure prématurée contre 55 euros (alors que chez Samsung, c’est offert la première fois). Et Apple ne propose pas d’alternative brillante si vous vous posiez la question.

Nos mesures de l’écran externe

J’ai installé l’iPhone Duo sous notre sonde Calibrite couplée au logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays pour disséquer les performances de la dalle externe de 5,4 pouces. Les résultats confirment l’excellente maîtrise technique d’Apple sur ses écrans rigides.

CritèreConséquences concrètes
LuminositéParfaite lisibilité en plein soleil ; aucun éblouissement dans le noir absolu (1 nit). Les reflets en HDR offrent un éclat saisissant.
ContrasteNoirs parfaits et infinis grâce à l’OLED. Textes nets sans halo de lumière (blooming) et scènes sombres très immersives.
Fidélité des couleurs – Usage standardRendu très naturel sur le Web et les applications du quotidien. Écart moyen imperceptible à l’œil nu, avec un blanc à peine frais.
Fidélité des couleurs – Usage vidéoRespect fidèle de l’étalonnage des films et séries. Les tons chair et les paysages restent naturels sans saturation excessive.
Température des couleursÉquilibre général neutre et propre. Aucune dérive jaunâtre gênante, avec une nuance bleutée quasi indétectable].
Capacité à reproduire les nuancesDégradés fluides et sans banding. Couverture sRGB/P3 quasi intégrale adaptée à la retouche photo sans aplats disgracieux.

Pour la fidélité des couleurs, c’est un carton plein. Notre sonde relève un DeltaE moyen de 1,82 en sRGB et de 1,78 en Display P3. Pour faire simple, l’œil humain ne fait plus la différence. Les visages ont une teinte naturelle, les paysages ne sont pas fluo et les couleurs que vous voyez à l’écran sont exactement celles de la réalité. L’écran couvre d’ailleurs 99,4 % du sRGB et 99,1 % du P3. Il affiche tout le spectre sans manquer une seule nuance.

Le seul vrai défaut concerne l’affichage des blancs et des niveaux de gris. Avec un DeltaE moyen qui monte à 3,4 sur les gris et un pic à 5,7 sur le blanc pur, la dalle triche un peu. Dès que l’image devient très claire (au-delà de 70 % de luminosité), l’écran force sur le bleu et retire une pincée de vert. Mesurée à 6 643 K pour une cible parfaite à 6 500 K, la température des couleurs trahit ce choix : le blanc tire très légèrement vers le froid, avec un très discret voile bleuté. Rien de méchant à l’œil, mais ce n’est pas un blanc parfaitement neutre.

La courbe gamma moyenne (2,226) fait du très bon travail. La gradation entre les zones sombres et claires reste fluide jusqu’à 85 % de luminosité. Passé ce cap, l’écran freine un peu l’intensité pour ne pas abîmer ses diodes OLED. Enfin, la dalle est capable de descendre à seulement 1 nit en luminosité SDR. C’est un vrai bonheur pour lire dans le noir complet sans se faire agresser les yeux.

Nos mesures de l’écran interne

Ouvrons l’iPhone Duo pour ausculter sa grande dalle pliable de 7,6 pouces. L’exercice est complexe pour Apple en raison de la structure souple.

CritèreConséquences concrètes
LuminositéLisibilité totale en plein soleil grâce aux 1 300 nits en SDR et aux pics à 2 770 nits en HDR. Confort absolu la nuit sans éblouir grâce au plancher de 1 nit en SDR (3 nits en HDR).
ContrasteNoirs parfaits et profondeur d’image maximale propres à l’OLED (ratio virtuellement infini), sans aucun effet de halo autour des éléments lumineux.
Fidélité des couleurs – Usage standardRendu très juste et naturel au quotidien (DeltaE 2000 moyen de 1,81 en sRGB et 1,85 en P3) : les tons chair, les photos et les interfaces ne souffrent d’aucune distorsion chromatique perceptible.
Fidélité des couleurs – Usage vidéoExcellente précision sur les films et séries (DeltaE moyen de 1,76 en P3 BT.1886). Le gamma initial un peu ferme (2,275 en moyenne) donne du relief mais peut légèrement assombrir les détails dans les très basses lumières.
Température des couleursBlancs légèrement froids (6 625 K à 6 659 K mesurés contre 6 500 K visés), tirant discrètement sur le bleu dans les hautes lumières, sans virer au bleu franc criard.
Capacité à reproduire les nuancesRestitution intégrale et riche de la palette colorimétrique avec 99,7 % du gamut sRGB et 99,2 % du DCI-P3 couverts, assurant des dégradés propres sans perte de teintes.

Sur le grand écran de l’iPhone Duo, la précision d’affichage fait pratiquement jeu égal avec la dalle externe. Le DeltaE moyen descend à 1,81 en sRGB et tourne autour de 1,80 en Display P3. Pour une dalle souple, c’est une excellente performance, on a un affichage très juste. Les couleurs sont très naturelles, sans dérive visible. La régularité est remarquable sur tout le spectre et les deux espaces de référence sont couverts sans le moindre manque : 99,7 % pour le sRGB et 99,2 % pour le DCI-P3.

Le constat sur le blanc est identique à celui de l’écran externe. L’écart maximal se concentre sur le blanc pur. Quand on regarde les niveaux de couleurs de plus près, la dalle manque un peu de vert et pousse le bleu dès que la luminosité dépasse les 30 %. Avec une température moyenne relevée à 6 625 K pour une cible à 6 500 K, le blanc est très propre, mais garde une pointe de fraîcheur.

La courbe gamma moyenne, quant à elle, est un peu raide sur les premiers paliers de gris. En clair : dans les scènes très sombres, l’écran a tendance à boucher les ombres sous les 20 % de luminosité en avalant quelques petits détails, avant de s’éclaircir sur les hautes lumières. Enfin, comme pour l’écran interne, celui-ci descend à 1 nit en luminosité. Idéal pour lire la nuit, surtout que l’écran mat se prête à merveille à dévorer des bouquins, BD ou mangas plutôt que de ressortir sa liseuse.

Enfin, je terminerai en évoquant la caméra frontale intérieure. Elle est dissimulée directement sous les pixels de la dalle flexible. Elle parvient à s’effacer totalement lors du visionnage de vidéos ou de sessions de jeu, mais sa trame de pixels devient immédiatement visible sur des fonds clairs ou lors de la lecture d’écrits, où la zone perd visiblement en netteté et en finesse d’affichage.

Apple iPhone DuoPerformances

Historiquement, les appareils ultrafins ou à charnière paient un lourd tribut thermique : l’étroitesse interne restreint la dissipation, ce qui force le processeur à réduire drastiquement sa fréquence sous forte charge.

Apple a fait le choix de ne pas sous-cadencer son entrée sur ce segment en intégrant la même puce Apple A20 Pro que celle embarquée dans ses fleurons conventionnels, les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max. Contrairement à l’iPhone Air de l’an dernier, pas de coeur GPU en moins ici, on a exactement le même bagage que les Pro.

Genshin Impact sur iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

Pour soutenir cet ensemble, Apple a déployé un système thermique spécifique reposant notamment sur un conduit flexible en graphite directement dans sa charnière. Reste à déterminer comment ce premier pliant gère l’allocation de ressources face aux mastodontes du marché et si les contraintes physiques du double châssis n’entraînent pas de throttling prématuré lors de sessions prolongées.

Benchmarks

Pas besoin de tergiverser, l’iPhone Duo est très puissant et ne souffre pas vraiment de son format. Sur Geekbench 7, il compile 3 950 points en monocœur et grimpe à 11 056 points en multicœur.

C’est une solide montée en puissance face à la génération précédente. L’iPhone 17 Pro Max et son A19 Pro sont nettement distancés. Le gain atteint 17,5 % sur un seul cœur et 18,6 % en multithreading. L’écart devient encore plus violent sur la partie graphique avec Geekbench 7 Metal : avec 62 946 points, le Duo surclasse les 43 656 points du 17 Pro Max de plus de 44 %.

Ce bond en avant permet surtout à Apple de dominer la concurrence Android sur le calcul brut. Équipé du Snapdragon 8 Elite Gen 5, le Samsung Galaxy S26 Ultra se fait distancer de 27,8 % en calcul unitaire et peine à rivaliser en multicœur. Sur la partie graphique, le gouffre est abyssal.

Le fleuron de Samsung plafonne à 23 848 points, laissant l’iPhone Duo s’envoler avec un score supérieur de plus de 163 %. La sentence est identique pour les autres puces concurrentes. Le Dimensity 9600 Pro de l’Oppo Find X10 Pro Max et le Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 (que nous avons évalué sur un smartphone sous embargo) restent cantonnés sous la barre des 2 700 points en monocœur et peinent à dépasser les 27 500 points en accélération graphique.

Pour Apple, c’est l’avantage de maîtriser toute la chaîne, du GPU à l’API, en passant par les compilateurs de shaders et le système, là où les concurrents doivent faire avec une API commune.

En réalité, le pliant d’Apple ne cède du terrain que dans sa famille. Plus épais, les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max conservent une longueur d’avance grâce à une allocation énergétique plus agressive.

Sur les épreuves 3D pures, la hiérarchie se resserre nettement. Dans 3DMark Wild Life Extreme, l’iPhone Duo arrache un score de 8 043 points pour une moyenne de 48,2 images par seconde.

Avec ça, il devance les meilleurs et mêmes ceux qui embarquent des SoC de dernière génération aussi en 2 nm comme l’Oppo Find X10 Pro Max (7 785 points à 46,6 fps) et son MediaTek Dimensity 9600 Pro. Côté Qualcomm, il reste un peu en retrait, mais il colle aux basques du Snapdragon 8 Elite Gen 6 Extreme (8 046 points à 48,2 fps).

Plus amusant, il grille la politesse à l’iPhone 18 Pro classique (7 952 points à 47,6 fps) et seul le modèle Pro Max conserve la tête du peloton.

Cependant, le bench plus généraliste d’AnTuTu 11 tempère ces résultats. Ici, le Duo accuse le coup face aux cadors sous Android qui s’envolent au-delà des 3,4 voire 4 millions de points, et reste en retrait des iPhone 18 Pro. On retiendra surtout qu’il est donc excellent sur sa partie graphique.

Throttling

Les benchmarks, c’est bien, mais il faut aussi parler de la gestion thermique. Sur la durée, comment se comporte l’A20 Pro dans une coque de 5,2 mm ?

Pour gérer sa température, Apple utilise une chambre à vapeur, mais a tweaké son système. Le Duo profite aussi d’un conduit en graphite flexible traverse la charnière et fait circuler la chaleur d’une moitié du Duo vers l’autre, augmentant la surface de dissipation quand l’appareil est replié. Grâce à cela, la chambre à vapeur étale la chaleur pour limiter les zones chaudes et soutenir les performances.

Apple annonce jusqu’à 35% de performances soutenues supplémentaires par rapport à l’iPhone 17 Pro, notamment pour le jeu, les charges graphiques et l’IA locale.

Soumis au stress test intensif de 20 boucles consécutives sous 3DMark Wild Life Extreme, l’iPhone Duo conserve une stabilité mesurée à 97,3 %.

L’iPhone Duo évite donc le décrochage brutal de fréquence observé sur les formats ultrafins qui n’ont pas de dissipation adéquate. Le travail des ingénieurs d’Apple porte ici ses fruits.

Expérience utilisateur

D’ailleurs, j’ai pu le constater en jeu. Sur Genshin Impact, je peux activer le 120 fps et pousser tous les graphismes à fond sans rencontrer de saccades, et ce sur les deux écrans. Idem sur le tout récent No Man’s Sky qui vient de sortir. Tout en Ultra, on tient le 60 fps sur la durée. Une vraie expérience console dans la poche.

iPhone Duo – No Man’s Sky en Ultra // Source : ElR – Frandroid

Et au quotidien, l’expérience logicielle est fluide. On peut malmener l’appareil, le multitâche en Split View sur la dalle interne de 7,6 pouces s’exécute sans délai. Même constat pour l’animation d’ouverture qui reste parfaitement fluide.

Deux points m’exaspèrent cependant. Le premier c’est la latence de TouchID qui m’horripile au plus haut point. Une raison pour moi de retourner à un iPhone classique. Le second concerne le temps de bascule un peu trop lent lors du passage de l’orientation portrait à paysage. Face à un iPhone 17 Pro, je mesure près d’une seconde d’écart.

Pour aller plus loin
Quel est le meilleur smartphone pliable en 2026 ?

Chauffe

L’analyse thermique de l’iPhone Duo corrobore son excellente diffusion. Lors de fortes charges, la chaleur se diffuse sur l’une des moitiés de l’appareil. Le pic thermique en surface ne dépasse pas 28,5 °C sur la face avant (avec un point moyen mesuré à 22,7 °C). Sur la face arrière, le relevé pointe à un maximum de 27,2 °C (pour 20,0 °C au centre). L’appareil ne présente aucun foyer brûlant en main.

Seul bémol, quand on charge l’iPhone Duo en MagSafe, il a tendance à chauffer plus que d’habitude. Pas de quoi se brûler les doigts, mais ça se sent.

Apple iPhone DuoLogiciel

Voici certainement la partie la plus importante de l’iPhone Duo. Pas tant sur les fonctions apportées puisqu’il tourne sur iOS 27, la même que les iPhone 18 Pro que l’on a testé récemment. Non, c’est plutôt l’interface, son agencement, l’optimisation des espaces, le travail entre les deux écrans qui va faire ou non tout le sel de cet iPhone Duo.

On l’évoque dans la partie design, Apple a fait le choix de coller le dock d’applications et les boutons d’état verticalement sur la droite de l’écran, tant fermé que déplié. Si cette position tombe naturellement sous le pouce d’un utilisateur droitier (comme Touch ID), elle pénalise lourdement les gauchers contraints de traverser toute la largeur de l’écran pour accéder aux raccourcis. Et avec 84 mm de large, ce n’est pas une partie de plaisir, mais plutôt un jeu d’équilibriste pour ne pas laisser échapper l’appareil des mains dans le même temps.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

On a donc envie de poser la question : pourquoi Apple ne propose pas de déplacer ce dock sur la gauche ? Certes, ce ne serait plus aligné avec le capteur selfie, mais les 15 % de gauchers y gagneraient vraiment en ergonomie. Pas très inclusif, mais la marque a introduit une option d’accessibilité dans iOS 27.3 permettant de décaler l’affichage vers la gauche. Une solution loin d’être parfaite : on aurait préféré une interface totalement ambidextre.

Comme dit plus haut, on a enfin un mode SplitView sur iOS. Le multitâche prend vraiment vie ici, mais Apple reste très conservateur face à Android. Le système autorise l’affichage côte à côte de deux applications en écran partagé, mais s’arrête là. Impossible d’ouvrir une troisième application, de gérer des fenêtres flottantes redimensionnables à la volée ou d’enregistrer des couples d’applications dans le dock pour un lancement groupé immédiat. Apple cède sur la colorimétrie de l’interface que l’on peut changer à loisir désormais, sur les magasins d’apps alternatifs, mais conserve la main sur la rigidité de certains aspects d’iOS.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

J’en profite pour préciser que l’affichage de deux apps n’est pas totalement intuitif. Deux solutions : une longue pression sur l’icône d’une app pour lui indiquer de s’afficher dans ce mode ou en soulevant l’app active. Là, on peut la placer sur le volet gauche ou droit. Mais rien depuis le multitâche classique, ce qui me semblait le plus logique de base, faisant partie de ceux qui ne ferment pas leurs apps.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

Ça c’est pour la partie interface. Il faut maintenant aborder la compatibilité des applications avec l’iPhone Duo et là on se trouve devant trois scénarios possibles pour l’instant :

  • On a des applications non adaptées qui s’affichent entourées de larges bandes noires verticales et nécessitent d’appuyer sur une commande d’agrandissement 2x comme sur iPad (chez mois c’est le cas de jeux comme Fighting Legends ou Cat Quest, ainsi que d’applications courantes comme Proton Pass, Google Authenticator, Google Drive, Bluesky, VLC ou Twitch).
  • On a des applications adaptées par simple étirement de l’interface, sans optimisation spatiale réelle (Facebook, X, Leboncoin, Chrome). Les plateformes ont fait là le travail minimum.
  • Et puis on a les applications véritablement optimisées, qui tirent un parti du format, à l’image de Slack (affichage à colonnes) ou de YouTube et Netflix, capables de placer le contenu vidéo en haut et les contrôles de navigation en bas dès que le téléphone est posé semi-ouvert.

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Côté photo, on a un mode qui permet de profiter de l’écran externe comme écran retour. C’est une bonne idée pour utiliser les 48 MP du capteur principal par exemple, plutôt que le capteur selfie. Ce que je regrette c’est qu’il soit totalement passif. Impossible de fixer une mise au point en appuyant dessus.

Netflix sur l'iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Apple iPhone DuoPhoto

Sur un smartphone commercialisé à plus de 2 339 euros, la configuration photographique est traditionnellement le terrain où aucune concession n’est tolérée. Malheureusement, sur les pliables, l’exception est la règle.

Seul Xiaomi propose un modèle au format passeport avec un téléobjectif. Chez Samsung, comme chez Apple c’est capteur principal et grand-angle, tous deux de 48 Mpx, et c’est tout.

L’iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Ce choix technique me rappelle immédiatement le compromis déjà observé sur l’iPhone Air : pour loger les composants dans un châssis pliant sans exploser l’épaisseur globale, Apple a sacrifié le téléobjectif.

Si comme moi vous aimez prendre des portraits ou des plans rapprochés, vous allez être bridés. Certes, on a bien un zoom numérique, mais comme on va le voir, ce n’est pas pareil, d’autant plus qu’Apple n’a pas repris directement le capteur principal de l’iPhone 18 Pro, mais en a utilisé un nouveau, plus petit.

Histoire de jouer la comparaison, j’ai opposé l’iPhone Duo à l’ancienne star d’Apple, l’iPhone 17 Pro.

Zoom

Commençons donc pas le zoom. Pour compenser l’absence de zoom physique, Apple applique un recadrage 2x au centre du capteur principal de 48 Mpx pour produire un cliché de 12 Mpx. En plein jour, ce zoom fait illusion avec un niveau de piqué convenable, mais dès que la lumière faiblit, le traitement numérique peine à égaler une focale optique dédiée avec notamment l’apparition d’aplats là où le grand capteur du 17 Pro conserve du micro-relief.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro
iPhone Duo
iPhone 17 Pro

Sitôt que l’on bascule sur le x4 ou le x10, en revanche, c’est la douche froide. Là où l’iPhone 17 Pro sort son téléobjectif périscopique natif, le Duo doit se contenter d’un grossissement 100 % numérique depuis son capteur 26 mm.

De jour comme de nuit, le résultat au x4 est flou, les contours bavent et on sent que le lissage logiciel tente de sortir un cliché potable. Surtout, le résultat manque cruellement de piqué. C’est lisible sur un petit écran, mais à condition de ne pas agrandir.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro
iPhone Duo
iPhone 17 Pro

En x10, le 17 Pro Max permet encore un rendu bien défini et exploitable. Pour le Duo, on est arrivé sur de la prise d’information. Surtout, la photo se prend sans stabilisation éloignée. Il faut maintenir fermement sa position pour éviter la photo floue.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro
iPhone Duo
iPhone 17 Pro

Je ne suis pas allé au-delà du x10 puisque l’iPhone Duo ne pousse pas plus loin. Définitivement, c’est un iPhone à utiliser pour ses focales natives avec au pire du x2 x4 de temps en temps.

Grand-angle

En plein jour, le capteur principal de 48 MP se comporte comme on s’y attend. L’exposition est irréprochable, le Smart HDR négocie les contre-jours les plus violents avec aisance et la colorimétrie respecte cette patte naturelle propre aux iPhone. Les façades en meulière et les devantures de magasins affichent un excellent niveau de piqué au centre.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro
iPhone Duo
iPhone 17 Pro

En revanche, face à l’iPhone 17 Pro, l’écart se creuse dès que la lumière décline. Avec son capteur plus compact de 1/1,56 pouce (contre 1/1,28 pouce sur le 17 Pro), l’iPhone Duo doit forcer sur la sensibilité ISO et allonger le temps de pose. Résultat dans les scènes d’intérieur peu éclairées, le logiciel lisse davantage les textures fines pour étouffer le grain numérique.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro

Sur les étagères de ma bibliothèque, les tranches des livres perdent en relief là où le 17 Pro Max réussit à extraire des micro-contrastes saisissants. Cela reste un très bon capteur, mais pas le meilleur de Cupertino.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro

Portrait

Pour les portraits de jour, l’iPhone Duo a tendance à trop forcer le bokeh. En résultent quelques erreurs comme sur le haut de ma casquette ou le côté de ma barbe. Pire, j’ai une oreille qui est prise dans le flou. L’iPhone 17 Pro, de son côté est bien plus doux et respectueux. J’ai pris mes photos en automatique. Il suffit de modifier la profondeur pour que le résultat soit plus pertinent, mais c’est tout de même à noter.

En revanche, la colorimétrie est bonne, tout comme les détails et les teintes de peau qui sont fidèles.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro
iPhone Duo
iPhone 17 Pro

En basse lumière, pas de souci particulier sur le détourage, mais on sent un meilleur piqué sur l’iPhone 17 Pro. Le relief de la peau est mieux rendu et surtout on a une image un peu plus éclairée.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro
iPhone Duo
iPhone 17 Pro

Ultra grand-angle

Pour l’ultra grand-angle, pas vraiment de surprise. Ici, c’est le même capteur que celui des iPhone 18 Pro. Il assure l’essentiel.

En journée, la cohérence des teintes avec le capteur principal est très bonne. La distorsion sur les bords est bien corrigée par les algorithmes, même si une légère perte de netteté apparaît inévitablement sur les 15 % extérieurs du cadre, comme sur le 17 Pro Max. Petit avantage pour le Duo, on a un rendu un peu plus lumineux.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro

De nuit c’est l’inverse, mais on a un meilleur piqué sur les bords de l’image, comme ici avec le vieux briquet à gauche.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro

Selfie

Pour les selfies, on va rapidement évacuer la question du capteur disposé sous l’écran interne du Duo. De 4 MP, il est de piètre qualité et n’a d’autre vocation que de servir de webcam pour de la visio.

Avec le capteur de l’écran externe, rien à redire. Le piqué est excellent, la gestion des contre-jours est maîtrisée et les teintes de peau sont naturelles sans lissage artificiel.

iPhone Duo
iPhone 17 Pro
iPhone Duo
iPhone 17 Pro

Et puisqu’on est sur un pliable, on peut avoir encore mieux en utilisant le capteur principal. Là, il faut déployer le téléphone et activer l’option Duo Preview. Elle vient afficher un retour sur l’écran externe, comme expliqué plus haut. J’ai déjà dit que cet affichage était malheureusement passif. J’ajoute qu’il est surtout décalé par rapport aux optiques. De fait, si on le regarde au moment de prendre la photo, le regard sera dévié.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

Apple iPhone DuoAudio

Sur le plan acoustique, l’iPhone Duo embarque des haut-parleurs stéréo répartis sur ses tranches, en haut et en bas quand on le tient en paysage.

Lorsque le smartphone est fermé, la spatialisation stéréo est quasiment imperceptible. Le son semble sortir d’un bloc mono compact. Une fois déplié, en revanch, on retrouve une scène sonore plus large et une réserve de puissance tout à fait honorable.

Néanmoins, la comparaison directe avec un iPhone 18 Pro montre un manque de profondeur et d’ampleur dans le bas du spectre. Les basses manquent d’assise et le rendu global affiche une tonalité plus sèche.

Pour regarder une vidéo YouTube ça reste convenable, mais le rendu acoustique n’est pas au niveau d’un iPhone Pro. Pour preuve, j’ai voulu terminé Donjon et Dragons l’honneur des voleurs en déjeunant et j’ai fini par aller chercher des écouteurs pour mieux profiter de la fin du film.

Apple iPhone DuoRéseau et communication

L’iPhone Duo fait comme l’iPhone Air en se débarassant du tiroir SIM. C’est eSIM ou rien, même chez nous. Si cette transition est indolore pour un utilisateur technophiles, elle reste une contrainte pour une partie du grand public non avertie.

Le Duo intègre le nouveau modem réseau d’Apple couplé à une puce sans fil de pointe compatible Wi-Fi 7 et Bluetooth 6.0.

Sur notre banc d’essai nPerf connecté au réseau 5G de Bouygues Telecom (avec 3 barres de réception sur 4), l’iPhone Duo a enregistré un débit descendant de 82,2 Mb/s (moyenne à 58,2 Mb/s), un débit montant de 7,44 Mb/s et une latence stable de 32 ms, obtenant un score global de 91 189 nPoints.

En Wi-Fi 7, raccordé à une Bbox fibre 2,5 Gb/s, le smartphone profite largement de la bande passante : j’ai mesuré un débit descendant de 1 940 Mb/s (moyenne à 1 830 Mb/s) pour 936 Mb/s en envoi et 8 ms de latence, validant un score nPerf de 202 330 nPoints avec des indices de performance parfaits (90,81 % en navigation, 95,85 % en vidéo).

Apple iPhone DuoBatterie

Pour alimenter ses deux écrans, l’iPhone Duo intègre deux cellules de batterie totalisant 4 883 mAh.

Malgré les craintes suscitées par un grand affichage interne de 7,6 pouces, l’autonomie réelle s’avère correcte.

Avec une utilisation modérée durant mon test, j’ai pu tenir plus deux jours. Quand je dis modéré c’est 1h38 samedi et 3h33 dimanche. Durant ces temps, j’ai écouté des podcasts, traîné sur X, pris quelques photos, j’ai même joué un peu et regardé des vidéos sur YouTube. Un usage assez mixte avec des appels et messages bien évidemment. Au bout de deux jours, je me suis couché avec 11 % d’autonomie restant, sans avoir activé le mode économie d’énergie.

iPhone Duo // Source : ElR – Frandroid

Avec un usage bien plus intensif, bien évidemment que l’on ne tient pas sur la durée. On peut arriver à la fin de la journée cependant. Et je tiens à préciser que j’utilise le Duo ouvert autant que je le peux.

En test plus standard, j’ai joué à Genshin Impact pendant une heure, écran interne ouvert réglé à 250 nits, volume sonore à 50 % en connexion Wi-Fi pure. Cette session a consommé 12 points d’autonomie. C’est plus que les 8% de l’iPhone 18 Pro Max, en comparaison. Face à des smartphones Android, on est dans le vendre mou, mais je parle ici de smartphones non pliables.

Au final, l’autonomie proposée me convient. Et puisqu’il n’est pas si polyvalent que ça en photo, ce n’est pas là que je vais l’épuiser.

Le bilan est plus contrasté sur la vitesse de charge. Enfin, disons que si vous n’utilisez pas le câble d’origine et un adaptateur compatible, c’est ce que vous aurez. Avec un câble et un bloc Anker 140W j’ai ainsi mesuré ceci.

5 minutes5 %
20 minutes15 %
35 minutes35 %
50 minutes61 %
1 heure74 %
1h40100 %

Mon problème ici est que le bloc Anker n’est pas Power Delivery 3.2 (simplement 3.1) et qu’il ne prend pas en charge l’Adjustable Voltage Supply, deux points réclamés par Apple pour charger 50% de l’iPhone Duo en 20 minutes.

Apple iPhone DuoPrix et disponibilité

L’iPhone Duo est sorti le 23 octobre 2026. Il est décliné en deux coloris : blanc stellaire et ciel nocturne, blanc et noir en fait.

Après l’effet wahou de son écran pliant, ce qui écarquille les yeux de mes amis quand je leur passe le Duo, c’est son prix : 2339 euros. Et ce n’est que pour le modèle 256 Go.

On a également une version 512 Go à 2589 euros, une de 1 To à 3089 euros et l’ultime 2 To à 3839 euros. Oui 1500 euros pour passer de 256 Go à 2 To.

L’iPhone Duo // Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Apple se lance donc dans la bataille des pliables avec un modèle très onéreux, plus encore que son concurrent direct, le Galaxy Z Fold 8 que Samsung vend à partir de 1999 euros et qui a déjà bénéficié de promotions. Chez Apple, on connaît la musique, pas de réduction ou très très peu via des vendeurs tiers.

Ça m’ammène à répondre à la question d’une amie. Ça se vend en France ? Oui dirais-je, mais nous ne sommes pas le marché cible d’Apple pour ce produit. Les Etats-Unis et l’Asie sont bien plus réceptifs avec un pouvoir d’achat supérieur au nôtre. Il s’en vendra chez nous, mais l’iPhone Duo restera majoritairement un produit vitrine.

Apple iPhone Duo au meilleur prix

Notre avis sur L' Apple iPhone Duo

Design
7
L'iPhone Duo brille par son cadre en titane et sa charnière si satisfaisante à manipuler. Des finitions exemplaires. Mais ses 254 grammes et ses 11,3 mm d'épaisseur pèsent en poche. Les boutons de volume supérieurs déroutent, l'absence du bouton Action peut agacer et la lenteur de Touch ID frustre au quotidien. Enfin, les poussières menaçant la charnière obligent à la prudence malgré l'IP68 annoncé.
Écran / affichage
9
Le traitement mat nanotexturé interne élimine les reflets et masque admirablement le pli de face. Nos mesures confirment une fidélité chromatique de référence avec des Delta E sous 1,9 et des pics frôlant 2 800 nits. Néanmoins, ce film mat diffuse les rayons du soleil en un voile laiteux qui ternit les noirs en extérieur. C'est alors qu'on le referme pour utiliser son écran externe, plus classique, mais tout aussi bien calibré et lumineux.
Performances
9
Grâce à la puce A20 Pro gravée en 2 nm, l'iPhone Duo domine les benchmarks et assure une fluidité exemplaire. La dissipation thermique accomplit un tour de force : aucune chauffe gênante en main et une stabilité record de 97,3 % sous 3DMark. Les jeux exigeants comme Genshin Impact tournent à 120 fps constants sans le moindre ralentissement.
Logiciel
7
Sous iOS 27, l'arrivée du Split View concrétise enfin le multitâche sur iPhone. Mais le système reste bridé à deux applications, bien moins permissif qu'Android. L'ancrage forcé du dock à droite pénalise aussi lourdement les gauchers, sans possibilité d'ajustement. Enfin, de nombreuses applications tierces souffrent encore de bandes noires ou d'un simple étirement.
Photo
7
Dépourvu de téléobjectif optique, l'iPhone Duo manque de polyvalence pour un appareil à plus de 2 300 euros. Son grand-angle de 48 MP assure des clichés impeccables de jour mais lisse les textures de nuit face à un 17 Pro. Au-delà du x2, le zoom numérique s'effondre en basse lumière. C'est un iPhone Air un poil plus équipé, mais on est loin de l'expérience Pro. Concernant la caméra interne, elle fait le job pour de la visio, sans plus.
Autonomie
8
Avec sa batterie de 4 883 mAh et l'efficience de l'A20 Pro, le Duo offre une endurance rassurante de deux jours avec mon usage modéré. En l'utilisant plus fortement, on tient la journée tout de même. En revanche, la vitesse de recharge filaire est lente avec un chargeur/câble tiers : il faut compter 50 minutes pour atteindre 61 % et 1h40 pour le plein. Apple impose des protocoles PD 3.2 AVS très stricts pour espérer récupérer 50 % en 20 minutes.
Note finale du test
8 /10
L'iPhone Duo nous fait penser, d'une certaine manière, à l'iPhone Air. Pourquoi ? Parce qu'on se retrouve à... détester l'aimer. C’est un appareil qui séduit par son format et qui peut même permettre de vous passer de votre iPad, de votre liseuse (jusque dans une certaine mesure), voire de votre console portable. Bref, un tout-en-un dans la poche, c’est plutôt sympa. Et puis, il ne déroge pas à la règle de la finition impeccable d’Apple. Ses écrans sont très agréables et bien calibrés, en photo il fait au mieux de ce qu’il peut et malgré son format pliable il ne rechigne pas en termes de performances et même d’autonomie. Ça pourrait donc être un carton plein, sauf que.

Sauf qu’il trébuche sur de nombreux arbitrages. Samsung le sait bien depuis des années, on ne peut entrer sur le marché des pliables sans faire des concessions. Ici, ça commence par le retour forcé à Touch ID qui fait montre ici d’une lenteur exaspérante. On a aussi un volet photo amaigri, sans téléobjectif alors qu’à ce prix on veut tout (et Xiaomi y parvient avec son 18 Fold). Côté interface non plus ce n’est pas tout rose puisqu’elle discrimine tout bonnement les gauchers avec tous ses menus figés à droite.

En considérant tout cela, la raison invite à repasser sur un smartphone classique avec sa simplicité d’usage. Et pourtant, cet iPhone Duo est capable d'accrocher n'importe qui par sa capacité d’adaptation à tant d'usages. On avait déjà eu un coup de cœur pour le format passeport du Samsung Galaxy Z Fold 8 ou du Xiaomi 18 Fold, mais l'iPhone Duo apporte enfin cet équilibre polyvalence-compacité au sein de l'écosystème Apple.

Si l’iPhone Air avait fini par nous repousser à cause de son autonomie bien trop faible et sa photo trop limitée, l'iPhone Duo est bien moins bloquant au quotidien. Alors en passant outre tous ses défauts de jeunesse, il reste LA grande question du prix. 2340 euros pour un smartphone, c’est clairement déraisonnable surtout quand on considère tous les petits sacrifices qu’il peut occasionner.

Points positifs de l'Apple iPhone Duo

  • Le format passeport

  • Finitions exemplaires

  • Le claquement satisfaisant de la charnière

  • Le pli presque invisible

  • Dalles OLED très lumineuses et calibration très juste

  • Puce A20 Pro puissante sans aucun thermal throttling

  • Autonomie solide pour un pliant

  • Un volet photo correct hors zoom

Points négatifs de l'Apple iPhone Duo

  • Tarif de lancement prohibitif

  • Lourd et plutôt épais

  • Touch ID lent et mal placé pour les gauchers

  • Ergonomie logicielle verrouillée à droite, impraticable pour les gauchers

  • Aucun téléobjectif dédié et qualité de zoom compliquée

  • Charge filaire paresseuse sans un chargeur compatible PD 3.2 AVS

  • Caméra interne sous l'écran assez médiocre

  • Des doutes sur la certifcation IP68

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