Après un très bon Find X9 Pro et un excellentissime Find X9 Ultra, Oppo revient sur le devant de la scène avec le Find X10 Pro Max. Plus poussé encore que sa gamme Pro habituelle, ce nouveau venu semble vouloir faire le pont entre deux univers : les déclinaisons Pro et les versions Ultra.
Il faut dire qu’Oppo n’y va pas de main morte. Le constructeur dégaine le tout premier système photo articulé autour de trois capteurs dorsaux de 200 mégapixels chacun. Sous le capot, on découvre également le MediaTek Dimensity 9600 Pro, premier processeur mobile gravé en 2 nm à sortir sur un smartphone Android vendu en France, épaulé par une batterie de 7150 mAh.
Mais à 1 799 euros, les promesses ne suffisent plus. Malgré la conjoncture actuelle conduite par la crise des composants, il faut qu’il soit impeccable sur tous les points pour justifier son investissement.
Fiche technique
| Modèle | Oppo Find X10 Pro Max |
|---|---|
| Dimensions | 76,57 mm x 161,32 mm x 8,40 mm |
| Interface constructeur | ColorOS |
| Taille de l’écran | 6,78 pouces |
| Définition | 2772 x 1272 pixels |
| Densité de pixels | 450 ppp |
| Technologie | AMOLED |
| SoC | Mediatek Dimensity 9600 Pro |
| Puce graphique | Mali-G2-Ultra-NX |
| Stockage interne | 512 Go |
| Appareil photo (dorsal) |
Capteur 1 : 200 Capteur 2 : 200 Capteur 3 : 200 Mp |
| Capteur photo frontal | 50 Mp |
| Définition enregistrement vidéo | 8K@30fps |
| Wi-fi | Wi-Fi 7 (be) |
| Bluetooth | 6.2 |
| 5G | Oui |
| NFC | Oui |
| Capteur d’empreintes | Sous l’écran |
| Type de connecteur | USB Type-C |
| Capacité de la batterie | 7150 mAh |
| Poids | 228 g |
| Couleurs | Blanc, Gris |
| Fiche produit |
Design
Le design du Find X10 Pro Max ne change pas fondamentalement de celui du Find X9 Pro de l’an dernier. On a toujours ce concept de « Borderless Design ». L’esthétique se veut minimaliste, épurée et d’inspiration technologique. L’appareil cherche également à faire un clin d’œil à l’histoire de la photographie : le travail des textures et l’intégration de son bloc optique s’inspirent directement de l’ergonomie et du look des appareils photo rétro professionnels.

La pièce maîtresse de ce design c’est sa vitre arrière. Façonnée d’un seul tenant elle s’écoule en continuité directe vers l’imposant module photo. L’objectif est d’adoucir la rupture visuelle créée par la protubérance de l’appareil photo afin de proposer un ensemble fluide et monobloc. Là-dessus je retrouve bien Oppo qui avait proposé une masterclass avec ses Find X3 Pro et Find X5 Pro, deux modèles tout en courbes et qui restent des bijoux visuels à mes yeux.

Pour les tranches, pas de rondeurs. Oppo suit toujours le mouvement avec un châssis plat en aluminium ajusté au millimètre. Il adopte une finition mate fine ainsi que des arêtes cassées pour préserver le confort en main. Au dos, le verre reçoit un traitement à texture veloutée particulièrement doux sous les doigts et surtout qui nous épargne les traces de doigts. Pour la protection, Oppo s’est associé à Corning afin de concevoir l’OPPO Crystal Guard Glass, un verre présent aussi bien à l’avant qu’à l’arrière et qui veut au moins faire aussi bien qu’un Gorilla Glass Victus 2, si ce n’est mieux.
Côté dimensions, le Find X10 Pro Max affiche 161,32 × 76,57 × 8,40 mm. Il est donc très légèrement plus massif que son prédécesseur, mais on parle de dixièmes de millimètres. Une épaisseur de 8,40 mm reste tout à fait contenue, surtout avec une batterie de 7 150 mAh à l’intérieur. Sur la balance, le poids varie légèrement selon la teinte choisie : comptez 228 g pour la déclinaison Titanium Grey et 226 g pour la version Luna White.
En main, le Find X10 Pro Max est confortable. Il ne coupe pas les doigts, tombe bien dans la paume et se manipule facilement malgré sa grande dalle. On reste sur un grand smartphone, mais je le trouve plus agréable qu’un iPhone 18 Pro Max que je trouve vraiment trop encombrant.
À l’avant, on trouve une dalle totalement plate de 6,78 pouces. Les bordures d’écran sont parfaitement symétriques et ne mesurent que 1,15 mm sur les quatre côtés. L’écran conserve un ratio 20:9 et est percé d’un poinçon central logeant le capteur frontal.
Sur le plan ergonomique, la tranche gauche intègre la « Snap Key », la touche d’action physique caractéristique d’Oppo depuis le Find X8 Pro. Ses raccourcis par défaut pilotent la fonction logicielle « AI Mind Space » : un appui court déclenche une capture d’écran, un appui long prend une note vocale et un double appui ouvre directement l’espace dédié. Bien entendu, on peut la personnaliser pour y associer d’autres usages (modes sonores, lampe torche, traduction ou enregistrement vocal).
Pour le déverrouillage, on a droit à un lecteur d’empreintes ultrasonique 3D logé sous la dalle. Il est rapide et bien placé. On retrouve également la technologie « Splash Touch » afin de garantir la réponse tactile de l’écran avec les doigts mouillés.
En revanche, la série Find X10 voit disparaître le bouton photo qui était installé sur la tranche droite. Au quotidient, je me satisfais du bouton tactile de l’application, ou du bouton volume, mais avec le téléconvertisseur (en option) fiché dessus, son manque se fait sentir.

Sur la solidité et l’étanchéité, Oppo continue de mettre ceinture et bretelles. Le Find X10 Pro Max cumule une triple certification : IP66 (jets d’eau haute pression), IP68 (poussière et immersion prolongée) et IP69 (nettoyage haute pression et haute température). L’ensemble est complété par une certification SGS 5 étoiles validant la résistance globale aux chutes et impacts.
Le Find X10 Pro Max se décline en deux finitions. Le sobre Titanium Grey, monolithique et professionnel, a un dos en verre sculpté d’une seule pièce qui se prolonge sur le module photo. Luna White pousse l’hommage aux anciens boîtiers argentiques avec un dos bicolore à double texture, qui alterne verre mat lisse et motif inspiré du textile.
Écran
Le Find X10 Pro Max est équipé d’une dalle LTPO AMOLED au ratio 20:9 affichant une définition de 2772 × 1272 pixels (1,5K) pour une densité de 450 ppp, soit identique au Find X9 Pro.
Côté rafraîchissement, la technologie LTPO fait varier dynamiquement la fréquence de 1 à 120 Hz, avec une poussée possible jusqu’à 144 Hz sur certains jeux compatibles.

Sur le papier, Oppo met en avant de nouveaux matériaux émetteurs OLED censés accroître l’efficacité lumineuse, limiter la lumière bleue nocive et allonger de 30 % la durée de vie de l’écran.
Oppo avance une luminosité typique de 800 nits, un pic plein écran HBM de 2 000 nits et une pointe HDR à 3 600 nits. La fiche technique annonce aussi une compatibilité Dolby Vision, un affichage 10-bit (1,07 milliard de couleurs) et une couverture à 95 % de l’espace BT.2020.
Pour le confort visuel, on trouve un système de gradation hybride combinant DC Dimming au-delà de 70 nits et PWM à haute fréquence (3 840 Hz) sous ce seuil, adossé à la certification TÜV Rheinland Intelligent Eye Care et à des alertes de distance de vision (AI Adaptive Eye Care).
Armé de notre sonde Calibrite ColorChecker Display Plus (i1Display Pro Plus) et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays, j’ai soumis l’écran à notre protocole de test habituel en signal SDR. Les mesures ont été faites sur le profil Naturel, après avoir ajusté manuellement le curseur de température de couleur sur « Chaud ». J’ai testé tous les modes et c’est le meilleur réglage.
Nos mesures et analyse technique : une justesse d’école en sRGB
À l’épreuve de la sonde, le panneau OLED se révèle très affûté. Le profil que j’ai retenu s’offre une justesse colorimétrique chirurgicale. L’erreur moyenne tombe sous la barre de 1, ce qui signifie qu’elle est strictement imperceptible à l’œil nu. Sur l’échelle des gris, le Delta E est tout aussi bon, à 0,90.
Le point blanc est un modèle d’alignement. Mesurée à 6 488 K sur une mire blanche à 100 % et à 6 505 K en moyenne sur toute l’échelle de gris, la température de couleur colle scrupuleusement aux 6 500 K de la référence D65. Aucun blanc ne dérive vers le bleu ou le jaune. La courbe de progression tonale (gamma moyen à 2,251) se montre remarquablement linéaire entre 20 % et 90 % de gris : les ombres restent débouchées et les blancs ne subissent aucun écrasement.
| Critère | Conséquences concrètes à l’usage |
| Luminosité | Excellente adaptabilité aux conditions d’éclairage |
| Contraste | Noirs absolus |
| Fidélité des couleurs – Usage standard | Précision exemplaire pour le quotidien |
| Fidélité des couleurs – Usage vidéo | Rendu très fidèle sur les flux vidéo SDR |
| Température des couleurs | Blancs parfaitement neutres |
| Capacité à reproduire les nuances | Espace standard intégralement couvert, gamut large restreint |
Sur le plan de la luminosité, la dalle se plie à tous les contextes. Dans le noir complet, elle sait descendre à 1 nit, garantissant une lecture sans aucun éblouissement. En extérieur, sous forte illumination incidente (mode automatique et lampe torche), notre sonde relève 1 030 nits. C’est moins que les 2 000 nits théoriques vantés par Oppo en plein écran, mais cela assure une très bonne lisibilité sous la lumière directe du soleil. Bien entendu, le noir absolu propre à la technologie OLED délivre un taux de contraste virtuellement infini.
Le mode Naturel bride volontairement son gamut pour coller à l’espace sRGB/Rec.709 (couvert à 105 %). En contrepartie, il ne couvre que 70 % de l’espace DCI-P3 et 48 % du BT.2020. Les teintes les plus saturées sont donc écrêtées, ce qui fait grimper le Delta E moyen sur mire P3 à 2,43 (avec un pic à 5,21).
Au quotidien, ce calibrage reste le meilleur choix possible pour le web, la consultation de photos et les applications courantes sans saturation artificielle.
Performances
Pour son nouveau fleuron, Oppo inaugure le MediaTek Dimensity 9600 Pro. Le Find X10 Pro Max est l’un des premiers à embarquer cette puce haut de gamme. Elle passe à une finesse de gravure en 2 nm issue du procédé TSMC N2P, censée doper la densité de puissance et l’efficacité énergétique.
Sur le papier, MediaTek reconduit son architecture radicale « All-Big-Core » en éliminant les cœurs efficients traditionnels. La puce articule 2 cœurs Ultra-Performance C2-Ultra cadencés jusqu’à 4,55 GHz et 6 cœurs Haute Performance complémentaires, avec une gestion indépendante de la fréquence par cœur.
MediaTek annonce des gains de 17 % en monocœur et de 15 % en multicœur, avec une consommation réduite de 61 % en multicœur par rapport au Dimensity 9500 du Find X9 Pro.
La partie graphique repose sur le GPU Arm Mali-G2 Ultra NX (+27 % de pic de puissance, +24 % d’efficacité et +18 % en Ray Tracing matériel). Le volet IA est confié à une architecture Dual-NPU combinant un NPU Haute Performance (+51 % de rapidité de préremplissage pour les LLM) et un NPU Super Efficient (gain d’efficacité de 40 % en tâche de fond).
Pour épauler ce moteur, Oppo dote son modèle de 12 Go de RAM LPDDR5X et de 512 Go de stockage en UFS 4.1. Le Find X9 Pro avait pourtant droit à 16 Go de RAM.
L’ensemble est piloté par le « OPPO Laminar Flow Engine », une couche d’optimisation logicielle co-conçue avec MediaTek promettant +55 % de stabilité au lancement d’apps, un affichage accéléré des vignettes de 50 %, la rétention de 20 % à 25 % d’applications en plus en arrière-plan et une promesse de fluidité sur 6 ans (plus de 90 % conservés avec un stockage rempli à 90 %).
Les benchmarks face à la concurrence
Comme d’habitude, j’ai lancé tous nos benchmarks afin de comparer le Find X10 Pro Max à ses pairs. Si le Dimensity 9600 Pro montre les muscles, il ne met pas non plus une raclée à la concurrence ni même à ses prédécesseurs.

Face au Find X9 Pro de l’an dernier équipé du Dimensity 9500, la montée en puissance est sensible sur les calculs bruts. Le Find X10 Pro Max rivalise avec les monstres sous Snapdragon 8 Elite Gen 5 comme le Find X9 Ultra ou le Xiaomi 17 Ultra.

Il se fait distancer sur la partie CPU par le Find X9 Ultra, mais se rattrape sur la partie graphique. Là, il devance tout le monde. Impossible de le comparer à son équivalent chez Qualcomm : le Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 n’est pas encore disponible. Seul le Snapdragon 8 Elite Gen 6 est passé entre nos mains avec le Xiaomi 18 Pro chinois que nous avons acheté. Sur ce modèle, la puce fait moins bien qu’un Snapdragon 8 Elite Gen 5, sauf en 3D.

Mais la puissance brute mesurée sur quelques benchmarks ne dit pas tout : sur la durée, le 9600 Pro tient beaucoup moins bien la cadence.
En usage réel et en jeu : une bête de course
Au quotidien, l’expérience est sans reproche. La navigation est instantanée, le multitâche avale les applications les plus lourdes sans broncher et le chargement des contenus dans la galerie est tout aussi rapide.

En jeu vidéo, le smartphone tire parti de sa dalle LTPO capable de grimper jusqu’à 144 Hz sur les titres compatibles. Sur PUBG Mobile, j’ai atteint 120 fps dans le mode qui privilégie les performances. En poussant tous les graphismes à fond, j’arrive à 90 fps. Sur Genshin Impact, aucun souci également. Avec tous les paramètres graphiques au maximum et le 60 fps activé, je n’ai observé aucun décrochage sur une heure de jeu.
Chauffe et throttling : le système de refroidissement capitule
C’est sur la gestion thermique que le bât blesse lourdement. Sur sa fiche technique, Oppo met en avant une chambre à vapeur de grande surface censée maintenir des performances élevées et éradiquer le thermal throttling lors des longues sessions ou de l’enregistrement en 8K.
Notre stress test d’une heure sur CPU Throttling Test montre autre chose : le processeur tombe à 70 % de ses performances maximales. Après seulement 10 minutes de forte charge, la courbe plonge drastiquement pour alterner des chutes de fréquence et des reprises en dents de scie particulièrement instables avec un minimum à 44 % des performances globales.
En interne, la température du processeur grimpe à 64 °C. Cette débauche calorifique ne reste pas confinée dans le châssis. Sous la caméra thermique, la chaleur se diffuse sur toute la structure avec quelques points très chauds. Sur la face avant, j’ai relevé 50,3 °C au niveau de la partie supérieure de l’écran, avec une moyenne de surface à 47,8 °C. Au dos, on monte à 47,7 °C à côté de l’îlot photo et 45,8 °C au centre.
Avec de telles températures, le Find X10 Pro Max devient particulièrement désagréable, voire intenable à manipuler à mains nues.
En bref, la gravure en 2 nm et la chambre à vapeur interne ne suffisent pas à canaliser les ardeurs du Dimensity 9600 Pro lorsqu’il est sollicité à 100 %.
Logiciel
Le Find X10 Pro Max arrive avec ColorOS 17, basée sur Android 17.
Sur le plan cosmétique, Oppo introduit le « Living Flow Design ». Ce nouveau langage visuel se veut épuré, translucide et plus doux. Il apporte un ensemble de jeux lumineux et d’ondes réagissant au toucher pour guider le regard, notamment sur les alarmes, les appels, le partage OPPO Share et les alertes dynamiques.
Oppo a revu la façon dont le téléphone fabrique et affiche les éléments visuels à l’écran. L’idée est d’éviter que le téléphone fasse deux fois le même travail. Par exemple, lorsqu’on ouvre une application, qu’une fenêtre s’anime et que le fond se floute, le système peut coordonner ces effets ensemble plutôt que de les calculer chacun de leur côté. Avec ça on gagne encore en fluidité, on soulage le processeur et la mémoire vive pour réserver la puissance aux applications.
La sécurité
Oppo met aussi en avant la protection des données. Selon la marque, toutes ses fonctions qui envoient des données dans le cloud passent par un chiffrement de bout en bout. Oppo avance aussi son AI Call Guard, un service qui analyse des appels en temps réel, directement sur l’appareil, pour détecter des signes de fraude. Problème, il n’est pas disponible chez nous.
AI Mind Pilot : on passe en mode agentique
La grande nouveauté de ColorOS 17 s’appelle AI Mind Pilot, un agent IA.
Jusqu’à présent, l’IA sur smartphone consistait surtout à poser des questions à un assistant, résumer du texte ou retoucher des photos. Là, Oppo veut gérer des tâches de bout en bout.
Pour ça, Oppo annonce une intégration de plusieurs services et modèles, notamment Gemini, ChatGPT, Perplexity et Manus. L’idée est de combiner leurs capacités avec les informations personnelles stockées dans le téléphone.
Prenons un exemple concret. Vous préparez un voyage. Vous avez reçu vos billets d’avion par mail, votre réservation d’hôtel est dans un PDF, vos billets de train sont dans un dossier, et vous avez des captures d’écran de restaurants.
AI Mind Pilot peut retrouver ces documents, les regrouper, les organiser et même les renommer automatiquement. L’assistant peut aussi utiliser ces informations pour produire un itinéraire structuré, une présentation, ou même une page web complète.
L’agent IA s’appuie sur ChatGPT ou Manus. Un crédit est alloué à l’achat du téléphone, il faudra ensuite passer à la caisse. J’ai essayé sur quelques idées comme un week-end au Mont Saint-Michel. Ça fonctionne bien, mais l’agent ne va rien chercher dans AI Mind Space, où j’avais pourtant enregistré pas mal de restaurants, de visites et d’autres idées.
Photo
Le Find X10 Pro Max est le premier smartphone au monde à intégrer trois capteurs de 200 mégapixels à l’arrière.
Son bloc photo arrière se compose de :
- Un capteur principal de 200 mégapixels : capteur ISOCELL HPC de 1/1,3 pouce co-développé avec Samsung, objectif f/1,5 (équivalent 24 mm) avec stabilisation optique.
- Un capteur ultra grand-angle de 200 mégapixels : capteur Samsung ISOCELL HP5 de 1/1,56 pouce, équivalent 13 mm, champ de vision de 124°, avec autofocus pour la macro dès 4 cm.
- Un téléobjectif périscopique de 200 mégapixels : capteur Samsung ISOCELL HP5 de 1/1,56 pouce, ouvrant à f/2,1, équivalent 70 mm (zoom optique 3x), stabilisation optique, mode télé-macro dès 10 cm et recadrage optique 50 mégapixels sans perte à 6x, dixit Oppo.
- Une True Color Camera : capteur multispectral secondaire pour caler fidèlement la température de couleur.

Pour canaliser cette débauche de pixels, le capteur principal intègre la technologie DeepPix. Elle permet aux pixels de recevoir 60 % de lumière en plus sans cramer les zones claires, et de garder les détails aussi bien dans les ombres que dans les hautes lumières, avec jusqu’à 17 niveaux de luminosité gérés automatiquement.
Le leitmotiv d’Oppo pour ce Pro Max est d’offrir un rendu hyperréaliste, True-to-Life, pour reprendre ses termes. Pour cela, il s’appuie sur le moteur LUMO True Image Engine développé avec Hasselblad. L’algorithme est censé limiter l’accentuation artificielle des contours, le lissage agressif et le débruitage par IA pour préserver le piqué naturel et la justesse des carnations.
Pour ce test, je me suis amusé à ressortir les deux précédents haut de gamme d’Oppo pour les comparer au Find X10 Pro Max : le Find X9 Pro et le Find X9 Ultra.
Je vous invite à aller y jeter un coup d’œil, mais si je dois le résumer, le Find X10 Pro Max s’en sort bien mieux que je ne l’avais imaginé. Il remporte les deux duels et profite surtout du rendu le plus naturel de tous. La promesse d’Oppo est tenue.
Pour aller plus loin
Oppo Find X10 Pro Max vs Find X9 Ultra : ses trois capteurs de 200 MP suffisent-ils à détrôner le roi de la photo ?
Vidéo
Sur la vidéo, Oppo harmonise totalement les définitions et les cadences de prise de vue sur les trois capteurs. Ici, l’ultra grand-angle, le grand-angle et le téléobjectif filment tous en 4K à 60 i/s, en 4K à 120 i/s pour les ralentis ainsi qu’en 8K à 30 i/s.
L’enregistrement en Dolby Vision HDR est également supporté de manière uniforme sur les trois modules pour préserver la dynamique dans les hautes lumières comme dans les ombres denses.
On profite aussi de la techno DeepPix. Elle octroie jusqu’à 17 stops de plage dynamique, un niveau que l’on réserve d’ordinaire aux caméras de cinéma professionnelles. Comme en photo, on a aussi le traitement LUMO True Image qui vient agencer la colorimétrie pour un rendu réaliste.
Pour les vidéastes exigeants, Oppo introduit l’Open Gate Capture au sein du mode Pro Video sur les trois optiques. Cette fonction exploite la surface brute du capteur pour offrir un gain de couverture de 66 % en hauteur verticale et de 25 % en largeur horizontale face aux formats conventionnels. L’intérêt en post-production est de pouvoir tourner une prise unique pour la recadrer ensuite au choix en 16:9, en 9:16 vertical ou au format carré sans dégradation de piqué. Seul bémol, en Open Gate la stabilisation électronique se coupe automatiquement pour préserver le champ de vision maximal ; seule la stabilisation optique (OIS) reste active. Une stabilisation externe peut être nécessaire.
Côté étalonnage, le profil neutre O-Log2 débarque en 4K (60 et 120 i/s) et en 8K (30 i/s) avec la prévisualisation des LUT 3D en temps réel sur la dalle pendant le tournage. Un vrai pas en avant, renforcé par un partenariat avec Blackmagic Design.
L’application Blackmagic Camera a été optimisée pour le Find X10 Pro Max. C’est une exclusivité sur Android : elle donne accès aux réglages cinéma avancés (angle d’obturation, cadencier, balance des blancs, peaking de mise au point, timecode, histogramme, vumètres audio) tout en gérant nativement le Dolby Vision, l’O-Log2 et l’Open Gate. Elle sera disponible en novembre 2026.
Pour les tournages au long cours, Oppo propose le Kit Tilta KHRONOS Creator (cage en aluminium, poignée ergonomique, trépied) équipé d’un ventilateur de refroidissement actif. Un ajout loin d’être superflu compte tenu de la propension du Find X10 Pro Max à chauffer lors des lourdes charges.
Audio
Oppo utilise des haut-parleurs stéréo. Ils sont disposés sur les tranches supérieures et inférieures. On a une scène sonore plutôt large grâce à l’orientation des sorties. Néanmoins, je trouve le rendu moins qualitatif que sur le X9 Ultra. Ici, les aigus sont un peu trop étouffés et les basses moins présentes. Le son est moins explosif. On a tout de même un rendu correct et sans saturation même à haut volume.
Pour l’enregistrement, le Find X10 Pro Max est pourvu de quatre micros. On a toujours accès à une réduction du bruit ambiant en communication.
Réseau et communication
Bien entendu, on a une totale compatibilité 5G. Deux emplacements nanoSIM et la prise en charge de l’eSIM.
Sur le réseau Orange en Île-de-France, aucun souci avec ce Find X10 Pro Max.
Le Wi-Fi 7 dépote aussi avec un débit mesuré à 2 Gbit/s (900 Mbit/s en envoi) sur ma connexion à 2,5 Gbit/s reliée à un Xiaomi BE3600 Pro.
Pour le Bluetooth, on a droit à la dernière génération, le 6.2. Il supporte notamment la transmission haute définition jusqu’en 24 bits / 48 kHz avec un débit jusqu’à 2,3 Mbit/s. Il faut bien entendu des écouteurs compatibles, ce qui est le cas des nouveaux Oppo Enco X4.

Batterie
Pour alimenter son Find X10 Pro Max, Oppo intègre une batterie au silicium-carbone de 7 150 mAh (composée à 25 % de silicium-carbone). Afin de respecter les réglementations européennes encadrant la capacité maximale des cellules uniques, l’accumulateur adopte une structure sur mesure à double cellule (Dual-Cell). L’association de cette haute densité énergétique et de l’absence totale d’aimants internes dans le châssis a permis d’intégrer autant de capacité tout en maintenant une épaisseur contenue.

Pour piloter l’ensemble, le smartphone intègre la puce dédiée PowerCore Battery Management Chip. Sa mission est de stabiliser la courbe de décharge du matériau silicium-carbone lorsque la réserve devient critique, évitant ainsi les coupures brutales en fin de batterie.
Côté durabilité matérielle, Oppo annonce que son Find X10 Pro Max conservera plus de 80 % de sa capacité initiale après 5 ans d’usage.
Nos mesures d’autonomie : parmi les meilleures du marché
Sur le papier, Oppo promet jusqu’à 2 jours complets d’autonomie en usage typique, plus de 24 heures d’affilée en streaming YouTube, 18 heures sur TikTok, 7 h 30 sur PUBG Mobile à 144 fps et près de 6 heures d’enregistrement vidéo en 4K à 60 fps.
J’ai soumis le terminal à notre protocole habituel : écran calibré à 250 nits, volume audio à 50 % et connexion Wi-Fi exclusive.
- Sur un film Netflix de 2 h 30, la batterie ne perd que 6 % de sa capacité. C’est un excellent résultat, qui égale directement celui du OnePlus 15 ou du Find X9 Ultra.
- En jeu sur Genshin Impact : après 1 heure de session intensive, le Find X10 Pro Max ne consomme que 9 % de sa réserve. C’est tout simplement l’un des meilleurs résultats jamais enregistrés à la rédaction, faisant encore mieux que les 10 % consommés par le OnePlus 15 l’an dernier sur le même exercice.
- Sur PCMark Work 3.0, le X10 Pro Max tient la distance pendant 20 heures et 24 minutes d’affilée en rafraîchissement dynamique, et il lui reste encore 20 % de batterie ! À titre de comparaison, le OnePlus 15 s’arrêtait à 19 h 54 avec 20 % restants. Seul le Find X9 Ultra reste devant, avec près de 23 heures.
Les deux jours d’autonomie sont atteints sans aucune difficulté, même sans se restreindre. Le Find X10 Pro Max dépasse d’une courte tête le OnePlus 15, qui était notre coup de cœur sur ce terrain l’année passée. Il se place juste derrière son grand frère, mais ça relève de la bataille d’ego à ce niveau.
Puissances et temps de recharge
Pour refaire le plein, Oppo dote son vaisseau amiral de la charge filaire rapide SUPERVOOC de 80 W. Il prend également en charge le protocole universel USB Power Delivery (USB-PD) jusqu’à 55 W avec des chargeurs tiers. C’est avec l’un d’eux que j’ai testé la charge du Find X10 Pro Max. C’est assez lent, mais la batterie est grosse. Le chargeur SUPERVOOC officiel de 80 W devrait faire mieux.
| 5 min | +7% |
| 15 min | +26% |
| 30 min | +55% |
| 45 min | +79% |
| 1h40 | 100% |
La recharge sans fil répond à la technologie maison AIRVOOC de 50 W. Pour l’exploiter à son plein potentiel, il faut impérativement associer le chargeur magnétique officiel Oppo AIRVOOC 50 W à l’une des coques officielles de la marque (Quick sand shimmer ou Super slim en fibre d’aramide), le téléphone étant dépourvu d’aimants internes. Enfin, l’appareil prend en charge la recharge inversée filaire et sans fil pour dépanner des accessoires.
Prix et disponibilité
Passons à la douloureuse. Le Find X10 Pro Max coûte 1 799 euros.
En 512 Go, il coûte presque aussi cher qu’un iPhone 18 Pro Max (1 879 euros) et plus cher qu’un iPhone 18 Pro (1 729 euros). Il n’existe qu’une seule version : pas de 128 ou 256 Go, et encore moins de 1 To.
À 1 799 euros, le X10 Pro Max coûte même plus cher que le Find X9 Ultra, lancé à 1 699 euros en avril.
Pourtant, sur le papier, il est un cran en dessous dans la gamme d’Oppo. Il prend plutôt la place du Find X9 Pro. Mais lui avait été lancé à 1 299 euros (et déjà on couinait à cause de son augmentation…). Là, c’est donc 500 euros de plus que l’on doit allonger. 500 euros, c’est le prix d’un Nothing Phone (4a) Pro, soit déjà un très bon smartphone.
La crise de la mémoire n’a jamais fait aussi mal.
Dans un sens, je m’en doutais après avoir testé les premiers smartphones de la rentrée. Les Redmi Note 17 de Xiaomi sont plus que fades cette année, et plus chers. Rien n’allait et ça ne présageait rien de bon.
Il faut surtout s’attendre à ce que les prochains smartphones haut de gamme soient aussi chers (Honor Magic 9 Pro Max, Xiaomi 18 Pro Max, etc.).
En l’état, je conserve un petit faible pour le Find X9 Ultra. Son prix n’a pas bougé et on peut le trouver chez certains revendeurs à moins de 1 500 euros. Pour un très haut de gamme, ça se tient.





















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