On a déjà testé le Xiaomi 18 Pro : nos premières conclusions avant sa sortie en France

 
Performances, photo, écran arrière, IA, écran anti-espion… Nous avons acheté le Xiaomi 18 Pro en Chine pour le tester sous toutes les coutures avant sa sortie en France. Voici le résumé de tout ce que nous avons appris.
Xiaomi 18 Pro // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Présenté en Chine le 23 septembre, le Xiaomi 18 Pro suscite un fort engouement. Sa sortie en Europe est confirmée d’ici la fin de l’année. Ce serait le premier modèle Pro de la marque vendu en France depuis le Xiaomi 13 Pro, sorti en 2023. Pour nous faire une idée sans attendre, nous avons acheté un exemplaire chinois et l’avons passé au crible au fil de plusieurs articles.

Précision importante : il s’agit d’un modèle chinois. Nous avons pu passer l’interface en français et installer les services Google, mais certains éléments restent en chinois. La batterie de la version française sera sans doute moins grosse que les 7 000 mAh de notre exemplaire chinois, et le logiciel pourra encore évoluer d’ici la sortie. Ce qui suit ne préfigure donc pas exactement l’expérience que vous aurez en France. Il en donne toutefois un aperçu détaillé.

Photo : il bat l’iPhone 18 Pro… sauf en ultra grand-angle

Nous avons réalisé un comparatif photo opposant le Xiaomi 18 Pro à l’iPhone 18 Pro. Globalement, le Xiaomi 18 Pro remporte la majorité des duels. En plein jour, il débouche mieux les ombres et restitue plus de détails.

iPhone 18 Pro
Xiaomi 18 Pro

De nuit, sa colorimétrie est plus juste et il ne souffre pas des images fantômes (lumières parasites) que nous avons repérées sur l’iPhone.

iPhone 18 Pro
Xiaomi 18 Pro

Son zoom numérique grimpe jusqu’à x120. Ce niveau de grossissement ne servira presque jamais : le zoom optique de son téléobjectif de 200 mégapixels s’arrête à x3,2.

iPhone 18 Pro
Xiaomi 18 Pro

L’ultra grand-angle est son point faible. Son capteur de 50 mégapixels est petit et placé à part, sous l’écran arrière. De nuit, il produit des bords flous, là où l’iPhone garde un bon niveau de détails. En portrait, les deux font des choix différents : flou plus intense et teinte plus chaude chez Apple, bokeh plus naturel mais carnation plus pâle chez Xiaomi.

Performances : attention à la chauffe

Nous avons testé les performances du Xiaomi 18 Pro. Pour rappel, il embarque le Snapdragon 8 Elite Gen 6, à ne pas confondre avec la version Extreme réservée au Xiaomi 18 Pro Max.

Moyenne normalisée des benchmarks du Xiaomi 18 Pro. // Source : Frandroid

Le bilan ? Le Xiaomi 18 Pro ne manque pas de ressources, mais ce premier test ne révèle pas le saut de performances qu’on était en droit d’espérer d’une nouvelle génération de puce. Précisons une fois de plus qu’il ne s’agit pas, sur le papier, de la puce la plus puissante de Qualcomm pour la nouvelle génération.

Le Xiaomi 18 Pro se hisse donc au niveau des meilleurs smartphones Android actuels, sans pour autant creuser l’écart. Selon le prix auquel il sera proposé en France, ce n’est pas nécessairement un problème.

La chauffe est son vrai point noir, avec environ 50 °C sur les deux faces dès AnTuTu 10. Sur notre test de CPU Throttling, le smartphone bride sa puce en dents de scie, avec des chutes brutales vers 25 % de ses performances. Cela pourrait se traduire par des baisses de fluidité lors de longues sessions de jeu. Une mise à jour logicielle pourrait corriger ce comportement sur la version française, attendue d’ici la fin de l’année.

Écran arrière : les fonctions qui nous ont plu

Le Xiaomi 18 Pro se distingue surtout par son écran de 2,7 pouces au dos, hérité du Xiaomi 17 Pro. Il sert d’abord de retour caméra pour prendre des selfies avec le meilleur capteur, ou pour montrer le cadrage à la personne photographiée.

Xiaomi 18 Pro // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Il permet aussi de répondre à un appel sans retourner le téléphone, d’afficher la météo ou le compteur de pas en fond d’écran, de piloter la musique ou ses appareils Xiaomi Home, ou encore de suivre un minuteur.

Xiaomi 18 Pro // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

On regrette des paramètres encore fouillis et mal traduits. La version chinoise propose aussi des cartes pour DiDi (VTC) et AMap (navigation), deux services chinois qu’on aimerait voir remplacés par des équivalents disponibles en France.

Personnalisations de l'écran arrière du Xiaomi 18 Pro // Source : Capture d’écran Frandroid

Pour aller plus loin, nous vous avons listé nos 5 fonctions favorites sur l’écran arrière du Xiaomi 18 Pro.

Une application générée par IA sur l’écran arrière

Depuis les paramètres « Affichage arrière », le Xiaomi 18 Pro permet de créer une application pour l’écran arrière à partir d’un simple prompt. Nous avons demandé, à l’oral, un simulateur de dé à 20 faces pour Donjons et Dragons. L’IA a réécrit et enrichi notre consigne, puis a livré une application fonctionnelle en environ cinq minutes.

Application générée avec l'IA sur l'écran arrière du Xiaomi 18 Pro // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

L’application générée par IA affiche donc un icosaèdre animé, un historique des lancers et, après une seconde demande, un bouton de remise à zéro.

La fonction est encore en bêta et limitée à 20 prompts sur le modèle chinois du Xiaomi 18 Pro.

Écran anti-espion : moins efficace que Samsung, mais une alerte bien vue

Comme le Galaxy S26 Ultra, le Xiaomi 18 Pro propose un affichage de confidentialité matériel.

Xiaomi 18 Pro
Samsung Galaxy S26 Ultra

Dans notre comparaison, Samsung masque mieux l’écran, y compris vu du haut ou du bas, ce que Xiaomi ne fait pas.

En revanche, Xiaomi a une bonne idée avec son « Avis de confidentialité ». Grâce à la reconnaissance faciale, le téléphone vous alerte via l’HyperIsland si quelqu’un regarde votre écran par-dessus votre épaule. La détection a fonctionné lors de nos essais.

La notification anti-espion du Xiaomi 18 Pro quand un inconnu essaie de regarder votre smartphone // Source : Captures d’écran Frandroid

Ce qu’il faut retenir

Le Xiaomi 18 Pro se montre très convaincant en photo, original avec son écran arrière et plein d’idées côté logiciel. Ses performances le placent au niveau des meilleurs Android du moment, sans les dépasser. Sa gestion de la chauffe est en revanche son principal défaut. Beaucoup dépendra désormais de la version française : son logiciel, sa traduction, ses fonctions IA et, bien sûr, son prix. Nous ne manquerons pas de le retester à sa sortie.

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