Un immense trafic de consoles d’Ă©mulation dĂ©mantelĂ© en Italie

 
Le rétrogaming est devenu un hobby onéreux, mais cela l’est encore plus pour les membres d’un énorme réseau de contrefaçon qui se sont récemment fait arrêter en Italie.
La Super NES Mini, réédition du carton de Nintendo // Source : Nintendo

Les membres d’un cartel de contrefaçon ont été arrêtés en Italie par la police de Turin. Ici, pas question de faire passer des sacs de luxe ou des bijoux en toc sous le manteau, l’objet du délit n’est autre que des mauvaises imitations de consoles rétro.

Comme le rĂ©vèle la BBC, c’est plus de 12 000 appareils pensĂ©s comme des copies bas de gamme de Nintendo Switch, PSP ou autres consoles de Sega et Atari qui ont Ă©tĂ© saisis chez nos voisins transalpins. Les appareils, en plus d’être des pâles reproductions non autorisĂ©es de vieilles consoles, ne respectaient absolument pas les normes de sĂ©curitĂ© europĂ©ennes, crĂ©ant des risques d’électrocutions ou d’incendies.

La mode du rétrogaming pousse au crime

En tout, plus de 47 millions de copies de jeux illĂ©gales Ă©taient chargĂ©es sur les diffĂ©rents appareils. Parmi les jeux citĂ©s par les forces de l’ordre, on retrouve des copies illĂ©gales de Mario Bros de Street Fighter ou de jeux Star Wars. D’après le responsable de la police de Turin, en comptant le prix du matĂ©riel et la transgression du copyright assumĂ© par les trafiquants, il y en aurait pour 50 millions d’euros de marchandise.

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Directement citĂ©e par les forces de l’ordre, la mode du retrogaming « connaĂ®t une phase de popularitĂ© et de dĂ©veloppement commercial sans pareil », explique la police italienne. C’est prĂ©cisĂ©ment cette mode qui a donc poussĂ© les trafiquants Ă  vendre des consoles d’Ă©mulations construites en Chine sur le territoire europĂ©en, sans se prĂ©occuper des certifications ou des problĂ©matiques de propriĂ©tĂ© intellectuelle.

Si les appareils n’Ă©taient pas ouvertement Ă©tiquetĂ©s « Sega», « Atari », ou « Nintendo », l’inspiration ne laissaient pas de doute. Les machines Ă©taient destinĂ©es Ă  irriguer des places de marchĂ© comme celle d’Amazon, ou mĂŞme Ă  arriver dans certains magasins physiques, explique la police italienne.

Un trafic facile

Ce marchĂ© gris des consoles d’Ă©mulation a connu une vĂ©ritable explosion ces dernières annĂ©es grâce Ă  la dĂ©mocratisation de logiciel permettant de faire tourner des vieux jeux sur Ă  peu près n’importe quel ordinateur ou smartphone moderne, y compris des micro-PC comme le Raspebrry Pi. Avec quelques gigas de stockage, un bon fer Ă  souder et une plateforme commerciale pas trop regardante, il est possible de vendre des consoles Ă©quipĂ©es des milliers de jeux piratĂ©s pour un coĂ»t relativement modeste.

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En tout, 9 citoyens italiens ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s en raison de leur connexion avec le cartel incriminĂ©. Ils risquent jusqu’Ă  8 ans de prison. Après des trafics de carte graphique, les copies de consoles rĂ©tro montrent que le matĂ©riel informatique est de plus en plus prisĂ© par les contrebandiers.


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