En collaboration avec ses partenaires Sharp Corporation et Nedo, le constructeur japonais Toyota s’apprête à tester une Prius hybride rechargeable équipée de panneaux solaires, lesquels permettraient de récupérer jusqu’à 44,5 kilomètres d’autonomie par jour.

Les panneaux solaires installés sur les véhicules, une idée qui séduit de plus en plus d’entreprises. Fin juin déjà, la start-up hollandaise Lightyear a fait sensation en révélant sa toute première voiture électrique propulsée à l’énergie solaire : la Lightyear One, au design pour le moins séduisant. Cette fois-ci, c’est du côté de Toyota qu’il faut se tourner pour entendre parler de cette technologie.

0,03 mm

Le groupe du Pays du Soleil-Levant s’est en effet fendu d’un communiqué de presse officiel qui en dit long sur ses intentions à long terme : aux côtés de ses partenaires Sharp Corporation et Nedo (New Energy Industrial Technology Development Organization), le constructeur va lancer d’ici fin juillet 2019 une série d’essais grandeur nature articulée autour d’une Prius hybride rechargeable équipée de nouveaux panneaux solaires.

Testé à Toyota City, dans la préfecture d’Aichi, mais aussi à Tokyo et dans d’autres régions, le véhicule en question s’équipe d’une kyrielle de cellules solaires dont l’épaisseur atteint les 0,03 mm. La firme asiatique a d’ailleurs élargi la zone couverte : du toit au capot avant en passant par les hayons. Mieux, la Prius sera en mesure de recharger ses batteries aussi bien à l’arrêt qu’en mouvement.

Jusqu’à 44,5 kilomètres d’autonomie

Selon Toyota, les panneaux fabriqués par son allié Sharp produisent une puissance d’environ 860 W, soit 4,8 fois plus que le système de charge solaire déjà intégré au produit, lequel sert à recharger la batterie auxiliaire qui alimente des systèmes secondaires comme la climatisation. Autrement dit, les équipes d’ingénieurs ont considérablement revu à la hausse la quantité d’énergie potentiellement captée par le quatre-roues.

Ce dernier pourrait ainsi récupérer jusqu’à 44,5 kilomètres d’autonomie par jour. Une distance certes modeste, mais généralement suffisante lors de déplacements urbains. Ces tests serviront également à récolter et analyser diverses données, comme la production d’énergie observée. Mais comme le note le site spécialisé Electrek, rien n’indique qu’une solution commerciale pointera le bout de son nez d’ici les prochaines années.