Volvo se positionne sur les camions électriques avec deux modèles prêts à avaler les kilomètres

Volvo annonce du (camion) lourd

 

Renault Trucks, passé sous le giron de Volvo en 2001, a jeté son dévolu sur les poids lourds électrifiés. De cette décision stratégique résultent le D et D Wide Z.E., d’ores et déjà en production dans l’usine normande de Blainville-sur-Orne.

Volvo n’est certes pas le plus actif dans le secteur de la mobilité électrique, mais sa volonté de proposer une offre digne de ce nom est loin d’être égratignée. Au travers de sa filiale Polestar, le groupe a su proposer un modèle haut de gamme capable, sur le papier, de rivaliser avec les automobiles électriques phares du moment. Sans oublier son SUV XC40, équipé d’Android et doté d’une autonomie de 400 kilomètres.

Renault Trucks D et D Wide Z.E

Mais parce que le constructeur suédois souhaite accroître sa mainmise sur le marché de l’électrique, ses équipes se sont attelées à développer des camions non thermiques (au travers de sa filiale Renault Trucks, rachetée en 2001) pour répondre à une demande professionnelle : ainsi sont nées les Renault Trucks D et D Wide Z.E, dont la production a débuté dans l’usine normande de Blainville-sur-Orne, apprend-on dans un communiqué de presse officiel.

« En activité depuis 1957, l’usine est spécialisée dans la production de véhicules de moyen tonnage et de cabines de camions. Chaque jour, 240 cabines y sont fabriquées et 72 camions de distribution y sont assemblés », indique le document, qui précise que le « le bâtiment Z.E., d’une superficie de 1 800 m², est désormais entièrement dédié aux opérations techniques liées aux véhicules électriques ».

La menace du Coronavirus sur les usines Renault

Les deux modèles susmentionnés seront ainsi assemblés sur la même ligne de montage que leurs homologues diesel, et feront l’objet d’opérations techniques et de contrôles qualité spécifiques. « Au total, une cinquantaine d’heures de travail est nécessaire à la fabrication d’un camion électrique ». Contacté par la rédaction à plusieurs reprises au sujet de l’intégralité des fiches techniques des poids lourds, le service presse n’a pas répondu.

Car au-delà de l’autonomie (120 km en usage benne à ordures ménagères), de la puissance ou de la vitesse de ces engins, c’est bien la menace d’une fermeture partielle qui plane au-dessus des sites de production du groupe. L’économie française est au ralenti dans le cadre des mesures préventives face à l’expansion du coronavirus. Pourrait-on s’attendre à une fermeture partielle du site ? Tout porte à croire que oui au regard de la situation actuelle au sein de l’Hexagone.

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