
Ugreen range ses puces Intel et passe chez AMD. Le NASync DXP4800 GT, c’est un boîtier 4 baies pensé pour le réseau musclé, avec deux ports 10 GbE et un processeur Ryzen embarqué. Le suffixe « GT » emprunte au vocabulaire automobile des grandes routières, et le constructeur le revendique : vitesse, endurance, fonctionnement 24/7. Annoncé à 659,99 € nu (avec une remise de lancement de 10 % sur la boutique officielle et chez Amazon), il vise les créateurs de contenu et les foyers connectés dont les besoins de stockage grimpent vite.
J’ai passé une journée dans les entrailles de la machine, en SSH, à la mesurer sous toutes les coutures. Et pour situer ses résultats, je ne l’ai pas testée seule : je l’ai opposée à sa grande sœur, le DXP4800 Plus (le modèle Intel de l’an dernier, au châssis identique), ainsi qu’à un NAS d’une autre marque, le TerraMaster F8 SSD Plus, full SSD. On a donc trois philosophies différentes, mais un seul protocole.
Fiche technique
| Caractéristique | Ugreen NASync DXP4800 GT |
|---|---|
| Processeur | AMD Ryzen Embedded R2514 — 4 cœurs / 8 threads, jusqu’à 3,7 GHz |
| GPU intégré | AMD Radeon (moteur vidéo VCN 1.0) |
| Mémoire vive | 8 Go DDR4 (non-ECC par défaut, ECC mono-puce pris en charge), extensible à 64 Go — 2 slots |
| Disque système | 64 Go eMMC |
| Baies de stockage | 4 baies SATA 3,5″/2,5″ (les baies 1 et 2 acceptent des SSD U.2 NVMe en PCIe 3.0 ×4) |
| Emplacements M.2 | 2 (NVMe ; ils ne peuvent pas héberger le système) |
| Capacité maximale | 144 To (4 x 32 To + 2 x 8 To) |
| RAID | JBOD / Basic / 0 / 1 / 5 / 6 / 10 |
| Réseau | 2x 10 GbE RJ45 (agrégation de liens jusqu’à 20 Gb/s) |
| USB | Façade : 1x USB-C + 1x USB-A (10 Gb/s) — Arrière : 1x USB-A (10 Gb/s) + 2x USB-A (5 Gb/s) |
| Lecteur de cartes | SD 3.0 |
| Sortie vidéo | HDMI 4K |
| Système d’exploitation | UGOS Pro |
| Dimensions / poids | 257 x 178 × 178 mm, 3,8 kg |
| Alimentation | Externe, 150 W |
| Consommation annoncée | 42,36 W (accès disque) / 18,12 W (disques en veille) |
| Garantie | 2 ans |
| Prix | 659,99 € (sans disque) |
Présentation : un boîtier connu, des entrailles inédites
Posé sur le bureau, le DXP4800 GT respire le sérieux. Le châssis est en métal, compact et dense (3,8 kg sur la balance), réhaussé de fins liserés dorés qui tranchent avec le noir mat.

C’est un cube de 257 mm de profondeur pour 178 mm de côté, à peu près le gabarit d’une grosse cafetière.

Seul bémol esthétique : l’alimentation est externe, et le bloc de 150 W est volumineux. Rien de rédhibitoire, mais il faudra lui trouver une place sous le meuble. Mais franchement, il est sobre et beau.

La façade est pensée pour l’accès rapide. On y trouve un lecteur de cartes SD 3.0, un port USB-C à 10 Gb/s et un port USB-A également à 10 Gb/s, avec une fonction de sauvegarde automatique au branchement. Pour un photographe ou un vidéaste qui rentre de tournage, c’est très utile : on glisse la carte, on copie, sans allumer d’ordinateur. C’est aussi le détail qui distingue le 4 baies du petit DXP2800 GT, dépourvu de lecteur SD.

À l’arrière : deux ports RJ45 10 GbE, confiés à des contrôleurs Aquantia AQC113. C’est là toute l’identité du GT. À côté, on trouve une sortie HDMI 4K, un port USB-A à 10 Gb/s et deux USB-A plus lents à 5 Gb/s, plus la prise d’alimentation. La connectique est généreuse et bien hiérarchisée, sans port inutile.

Côté refroidissement, le GT mise sur un grand ventilateur arrière qui aspire l’air à travers les baies. Mes sondes internes l’ont trouvé sobre : le CPU grimpe de 50 à 57 °C sous charge soutenue, puis redescend vite vers 44 °C une fois le calme revenu, tandis que les contrôleurs réseau 10 Gbit tournent autour de 44 à 48 °C. Rien d’inquiétant.

Le changement de disques se fait sans outil. Les quatre tiroirs SATA se déverrouillent et coulissent en façade, prêts à recevoir des disques 3,5 ou 2,5 pouces. Petite subtilité haut de gamme : les baies 1 et 2 acceptent aussi des SSD U.2 NVMe en PCIe 3.0 x4, une connectique serveur réservée aux configurations les plus rapides. C’est de la flexibilité bienvenue, même si peu d’utilisateurs grand public iront jusque-là.
Au-dessus du SATA, le GT propose deux emplacements M.2 pour SSD NVMe, à utiliser en cache ou en volume de stockage rapide. Une nuance importante, vérifiée : ces M.2 ne peuvent pas héberger le système, qui réside sur une puce mémoire dédiée. Nous y reviendrons, car ce choix a des conséquences mesurables sur la réactivité.

Pour la mémoire vive, Ugreen reste accessible. On part de 8 Go de DDR4, répartis sur deux slots, avec une extension officielle jusqu’à 64 Go. La RAM est non-ECC par défaut, mais la machine prend en charge l’ECC mono-puce, un correctif d’erreurs apprécié de ceux qui stockent des données critiques. L’accès aux slots se fait par démontage du boîtier, comptez quelques vis, rien de sorcier.
Un mot, enfin, sur la filiation. Visuellement et mécaniquement, le DXP4800 GT est le jumeau du DXP4800 Plus : même châssis, même disposition de baies, même logique d’accès. Toute la différence est interne. Là où le Plus embarque un processeur Intel et un seul port 10 GbE (le second étant en 2,5 GbE), le GT troque l’Intel contre un AMD Ryzen et double la mise en réseau. Si le design vous plaît, sachez que nous l’avions déjà détaillé en long et en large dans notre test du modèle Plus.
Performances : le réseau d’un côté, des compromis de l’autre
Petit mot de méthode d’abord, parce qu’un chiffre sans protocole ne vaut rien. J’ai tout mesuré en SSH, machine au repos (services et conteneurs Docker arrêtés), avec les outils natifs d’UGOS : fio pour le disque, ffmpeg pour la vidéo, 7-Zip pour le calcul, OpenSSL pour le chiffrement et iperf3 pour le réseau.
Le DXP4800 Plus et mon TerraMaster F8 SSD Plus ont subi exactement le même traitement. D’ailleurs, notez que les disques durs n’étaient pas identiques d’une machine à l’autre, donc les tests purement « disque dur » ne sont pas comparables tels quels, je m’appuie plutôt sur les transferts réseau réels, qui reflètent ce que vous allez vivre. Dernière transparence : le TerraMaster F8 tournait avec une petite machine virtuelle en arrière-plan (charge quasi nulle) au moment des mesures, ses chiffres sont donc légèrement pessimistes.
Côté calcul brut, j’ai lancé le benchmark intégré de 7-Zip, qui exprime la puissance en MIPS (millions d’instructions par seconde, plus c’est haut, mieux c’est). En multi-thread, le GT atteint 19 135 points contre 21 016 pour le Plus, soit 10 % de retard ; en mono-thread, l’écart grimpe à 14 % (3 971 contre 4 527). Le cœur unique très haut perché de l’Intel reste devant, mais les 8 threads du Ryzen comblent une bonne part du déficit en charge multiple. Pour donner une échelle, le TerraMaster F8 et son Core i3-N305 à 8 cœurs survolent ce test en multi (23 244 points) : vous l’aurez compris, la course au calcul n’est pas le terrain du GT.
| Calcul brut (7-Zip, en MIPS) | DXP4800 GT | DXP4800 Plus | TerraMaster F8 SSD Plus |
|---|---|---|---|
| Multi-thread | 19 135 | 21 016 | 23 244 |
| Mono-thread | 3 971 | 4 527 | 4 189 |
La mémoire, c’est autre chose. Sur un test de bande passante, le GT plafonne à 18,6 Go/s là où le Plus, en DDR5, atteint 46,9 Go/s, un facteur 2,5. La raison est double : le GT est en DDR4, et sa mémoire tourne à 2 667 MT/s seulement, en deçà de ce que la norme permettrait. Concrètement, plus la bande passante est faible, plus les machines virtuelles et les conteneurs lourds peinent à se nourrir. Ce n’est pas bloquant pour du stockage, mais cela pèse dès qu’on empile les services.
| Bande passante mémoire | DXP4800 GT | DXP4800 Plus | TerraMaster F8 SSD Plus |
|---|---|---|---|
| Débit mesuré | 18,6 Go/s | 46,9 Go/s | 33,1 Go/s |
| Type de mémoire | DDR4 à 2 667 MT/s | DDR5-4800 | DDR5-4800 |
Le chiffrement, lui, partage les rôles. Sur l’AES-256-GCM (l’algorithme derrière les volumes chiffrés et le HTTPS), l’Intel du Plus écrase tout avec 4,60 Go/s contre 3,18 Go/s pour le GT, soit 45 % d’avance. Mais le Ryzen prend sa revanche sur le SHA-256, une fonction de vérification d’intégrité, où il devance le Plus de 12 % (1,77 contre 1,58 Go/s) grâce aux instructions dédiées de l’architecture Zen+. En pratique, aucune des deux machines n’est limitée par le hachage ; c’est surtout l’écart sur l’AES qu’il faut retenir si vous chiffrez vos données.
| Chiffrement (OpenSSL, blocs de 16 Ko) | DXP4800 GT | DXP4800 Plus | TerraMaster F8 SSD Plus |
|---|---|---|---|
| AES-256-GCM (volumes chiffrés, HTTPS) | 3,18 Go/s | 4,60 Go/s | 5,13 Go/s |
| SHA-256 (vérification d’intégrité) | 1,77 Go/s | 1,58 Go/s | 2,37 Go/s |
J’arrive au cœur du sujet pour un NAS multimédia : le transcodage matériel. Transcoder, c’est convertir une vidéo à la volée (par exemple un fichier 4K vers du 1080p) pour qu’elle passe sur une connexion ou un écran plus modeste, c’est exactement ce que fait Plex ou Jellyfin quand vous regardez un film loin de chez vous. En confiant ce travail au GPU (VAAPI), le GT décode-redimensionne-réencode un flux 4K vers 1080p à 75 images par seconde en H.264 et 81 fps en HEVC. C’est très correct dans l’absolu, mais le Plus et son moteur Intel QuickSync grimpent à 142 fps en H.264, soit 89 % plus vite.
| Transcodage matériel 4K→1080p, un flux | DXP4800 GT | DXP4800 Plus | TerraMaster F8 SSD Plus |
|---|---|---|---|
| H.264 | 75 fps | 142 fps | 126 fps |
| HEVC | 81 fps | 97 fps | 113 fps |
Reste le test le plus parlant, celui que j’appelle « Plex un samedi soir » : combien de flux 4K vers 1080p la machine tient-elle en simultané, en temps réel ? Le GT en assure deux sans broncher (37 fps par flux), mais cale au troisième et au quatrième. Le Plus, lui, tient quatre flux d’affilée (36 fps chacun). Si votre foyer compte plusieurs écrans qui piochent en même temps dans la bibliothèque, c’est un argument de poids — et il n’est pas en faveur du GT.
| Flux 4K→1080p en simultané | DXP4800 GT | DXP4800 Plus |
|---|---|---|
| 2 flux | 37 fps/flux ✅ | 72 fps/flux ✅ |
| 4 flux | 18 fps/flux ❌ | 36 fps/flux ✅ |
| Débit total stable | ~74 fps | ~146 fps |
Le moteur vidéo du GT traîne par ailleurs un handicap de génération. Son bloc VCN 1.0 date de l’architecture AMD de 2018 : il ne décode ni l’AV1, ni le VP9 en matériel. Or ce sont précisément les codecs qui se généralisent sur YouTube et Netflix. Le Plus, avec son Intel plus récent, gère les deux en hardware.
Et à mesure que l’AV1 s’impose, le GT devra transcoder ces sources au processeur, plus lentement et plus gourmand en énergie. C’est un point de vigilance pour ceux qui cherchent à avoir un NAS comme une médiathèque.
| Décodage matériel des codecs | DXP4800 GT | DXP4800 Plus |
|---|---|---|
| H.264 / HEVC 8 bits | ✅ / ✅ | ✅ / ✅ |
| HEVC 10 bits (HDR) | ✅ | ✅ |
| VP9 (YouTube) | ❌ | ✅ |
| AV1 (Netflix, YouTube) | ❌ | ✅ |
Le disque système est l’autre talon d’Achille. Le GT loge son OS sur une puce eMMC de 64 Go, beaucoup plus lente qu’un SSD NVMe.
Un démarrage complet en 1 min 50, contre 1 min 09 pour le Plus (équipé, lui, d’un vrai NVMe), et un écart d’un facteur 22 sur les accès aléatoires. Cela ne change rien à la vitesse de vos fichiers stockés sur les disques, mais cela se sent à chaque redémarrage, à l’ouverture de l’interface et lors de l’installation d’applications. La machine paraît moins vive au quotidien.
| Disque système | DXP4800 GT (eMMC) | DXP4800 Plus (NVMe) |
|---|---|---|
| Lecture séquentielle | 305 Mo/s | 2 044 Mo/s |
| Lecture aléatoire 4K | 11 100 IOPS | 250 000 IOPS |
| Démarrage complet | 1 min 50 | 1 min 09 |
Et puis il y a le réseau, la grande fierté du GT. Branché en direct sur le Plus via un câble 10 Gbit, il a atteint 9,42 Gb/s dès un seul flux TCP, sans la moindre retransmission, dans les deux sens : c’est du débit théorique maximal, propre. Les contrôleurs Aquantia sont irréprochables, et les deux ports peuvent même être agrégés jusqu’à 20 Gb/s. Mais une nuance honnête s’impose : ce potentiel ne s’exprime qu’avec une infrastructure 10 Gbit derrière (un switch dédié, du SMB multicanal activé, du stockage rapide). Sur mon réseau domestique en 2,5 Gbit, mes transferts SMB réels depuis un Mac tournaient autour de 206 Mo/s en écriture et 146 Mo/s en lecture sur disques durs, corrects, mais bridés par le réseau, pas par la machine. Le tout-SSD du TerraMaster F8, lui, saturait le lien à 265/252 Mo/s.
| Transferts SMB réels depuis un Mac (lien 2,5 Gbit) | DXP4800 GT (HDD) | DXP4800 Plus (HDD) | TerraMaster F8 (NVMe) |
|---|---|---|---|
| Écriture, fichier de 5 Go | 206 Mo/s | 223 Mo/s | 265 Mo/s |
| Lecture, fichier de 5 Go | 146 Mo/s | 109 Mo/s | 252 Mo/s |
| 1000 petits fichiers (écriture) | 29 fichiers/s | 23 fichiers/s | 28 fichiers/s |
| 1000 petits fichiers (lecture) | 62 fichiers/s | 65 fichiers/s | 82 fichiers/s |
Dernier poste, la consommation, et là le GT paie sa génération AMD. Au repos, son processeur tire 5,1 W contre 1,2 W pour l’Intel du Plus, un facteur 4. En pleine charge, l’écart se resserre (20,9 W contre 15,6 W). Pour une machine censée rester allumée jour et nuit, c’est l’écart le plus parlant sur la durée. Une précision méthodologique : ces chiffres ne mesurent que le package processeur, pas les disques ni les deux contrôleurs 10 Gbit, eux aussi gourmands. Mais la tendance est nette : le GT consomme plus.
| Consommation du processeur (compteurs RAPL, package) | DXP4800 GT | DXP4800 Plus |
|---|---|---|
| Au repos | 5,1 W | 1,2 W |
| Charge maximale (tous les cœurs) | 20,9 W | 15,6 W |
L’OS : UGOS Pro, et la liberté de tout remplacer
Le GT tourne sous UGOS Pro, le système maison d’Ugreen. C’est une interface web façon bureau, claire et accessible, avec un catalogue d’applications qui couvre les usages courants : Ugreen Photos (avec tri par visages, lieux et objets via IA), gestion de musique et de vidéo, sauvegarde, gestionnaire de téléchargements. L’accès à distance passe par UGREENlink, un service gratuit intégré qui évite la configuration réseau pénible (ports, IP publique) que redoutent les débutants.

Sous le capot, bonne surprise pour les bidouilleurs : UGOS Pro repose sur une base Debian 12 peu verrouillée. On dispose d’un vrai SSH avec accès administrateur complet, de Docker officiel, et d’une pile de stockage 100 % standard, lisible avec les outils Linux classiques. Tout ce que j’ai pu faire pendant cette journée de tests, benchmarks, routage, conteneurs, serait tout simplement impossible sur un NAS verrouillé.

L’écosystème des applications, en revanche, reste jeune. Sur ces machines, l’essentiel de ce qui compte (Plex, Jellyfin, Home Assistant, un client torrent) tourne via Docker plutôt qu’en applications natives léchées. C’est tout à fait fonctionnel, mais cela suppose d’être à l’aise avec les conteneurs.
À noter : à la livraison, il faut penser à ajouter son utilisateur aux groupes système qui donnent accès au GPU, sans quoi le transcodage matériel reste hors de portée, le genre de détail qui rebute le grand public.

Et en plus, face aux ténors du secteur, UGOS Pro accuse encore quelques manques. Le plus important : l’absence de snapshots. Les volumes sont en ext4 sur LVM, sans système de versions natif, donc pas de retour en arrière simple en cas de rançongiciel, là où Synology (en Btrfs) et QNAP le proposent depuis dix ans. Ajoutez à cela l’absence de gestionnaire de machines virtuelles grand public, le NFS et le SMB multicanal désactivés par défaut (ironique pour une machine vendue sur le 10 GbE), et vous tenez les chantiers logiciels d’Ugreen. Par contre, ils sont très réactifs, et je ne doute pas un seul instant que certains de ces points soient corrigés à l’heure où vous lisez ces lignes. Mais les promesses restent des promesses.

Je ne vais pas tout réexpliquer ici, car nous avons disséqué UGOS Pro en profondeur, ses qualités comme ses petites jeunesses agaçantes, dans notre test complet du DXP4800 Plus. L’analyse y est valable mot pour mot, puisque les deux machines partagent le même système. Je vous y renvoie pour le détail des outils manquants en ligne de commande et de l’ergonomie au quotidien.
Là où le GT devient intéressant, c’est qu’on n’est pas prisonnier d’UGOS. Comme le Plus, c’est un PC x86 standard avec un firmware UEFI classique, une sortie HDMI à l’arrière et un démarrage sur clé USB accessible. Autrement dit, rien n’empêche techniquement d’y installer un autre système. C’est l’avantage structurel d’Ugreen face à un Synology fermé : le matériel reste ouvert.
Les options ne manquent pas. TrueNAS SCALE, gratuit, apporte le système de fichiers ZFS et donc les snapshots illimités qui font défaut à UGOS, il comble d’un coup le manque numéro un. Unraid séduit les médiacenter bidouilleurs avec sa gestion de disques dépareillés, OpenMediaVault joue la carte Debian légère et ouverte, Proxmox évidemment. Mention à part pour l’installation de DSM (le système Synology) via des chargeurs communautaires : j’ai noté que c’est populaire sur ces châssis, néanmoins cela reste une zone grise légale, sans support ni mises à jour fiables, mais vous savez que c’est possible.
Prix et alternatives
Le DXP4800 GT est affiché à 659,99 € nu, avec une remise de lancement de 10 % qui le ramène autour de 590 € sur la boutique officielle et chez Amazon. Les disques sont à prévoir en plus, comme toujours sur un NAS. À titre de repère, le DXP4800 Plus démarre autour de 599 €. Les deux machines jouent donc dans le même budget, ce qui pose frontalement la question du choix.
Et c’est là que mes mesures invitent à la prudence. Pour un usage multimédia classique, Plex, transcodage, médiathèque familiale, le Plus est tout simplement le choix plus rationnel : il transcode davantage de flux, décode l’AV1 et le VP9, démarre plus vite et consomme moins au repos, le tout au même tarif. Le GT ne reprend l’avantage que sur un terrain précis : le débit réseau brut, grâce à ses deux ports 10 GbE. Si votre besoin réel, c’est de monter de la vidéo 4K/8K directement sur le NAS via un partage réseau rapide, alors le GT trouve sa raison d’être. Sinon, le Plus reste devant.
Côté concurrence, deux pistes méritent un détour. Du côté de Synology, le DS925+ propose le meilleur logiciel du marché (DSM, snapshots Btrfs, sauvegardes d’entreprise), mais à un tarif plus élevé, sans GPU intégré pour le transcodage, et avec une politique de disques certifiés qui agace. Du côté full SSD, le TerraMaster F8 SSD et F8 SSD Plus (de 600 à 800 €), avec son Core i3-N305 (ou N95) et ses 8 emplacements NVMe, est une autre approche : silencieux, rapide, mais cher dès qu’on le remplit de SSD.
Pour comparer sereinement toutes ces options, je vous renvoie à notre guide d’achat des meilleurs NAS, régulièrement mis à jour.
Pour aller plus loin
Quels sont les meilleurs serveurs NAS à acheter en 2026 ?
Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.

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