En attendant une législation plus globale, la mairie de Paris prend les devants concernant l’utilisation des trottinettes électriques sur les trottoirs de la capitale. Attention donc, vous risquez désormais 135 euros d’amende si vous perturbez la circulation des piétons.

La mobilité urbaine prend de plus en plus d’ampleur. Les gyropodes, skates électriques et autres trottinettes sont devenus une partie intégrante du paysage dans certaines villes, et notamment à Paris. Si cela plait aux jeunes cadres dynamiques qui peuvent désormais se rendre plus rapidement à leurs meetings pour disrupter le futur, certains piétons ne voient pas d’un bon œil ce nouveau mode de locomotion un peu envahissant sur les trottoirs.

Ces engins se déplaçant à plus de 6 km/h (vitesse moyenne d’un piéton), leur place n’est pas sur le trottoir et un projet de loi vise à mieux encadrer ces moyens de locomotion pour garantir la sécurité et le bien-être de tous. Mais la loi prend du temps à se mettre en place et des députés souhaitent accélérer les choses. De son côté, la mairie de Paris a décidé de prendre des mesures.

7 mesures pour encadrer « les mobilités innovantes en free-floating » (les trottinettes donc)

Anne Hidalgo, mairesse de Paris, et ses équipes ont donc décidé d’appliquer 7 mesures afin d’encadrer cette nouvelle tendance, qu’il est possible de consulter sur le site de la ville. On peut y lire qu’une campagne de communication va être diffusée pour assurer le respect de la sécurité des piétons et des utilisateurs, que les données récoltées par les opérateurs de mobilités devront être partagées, qu’une charte va être élaborée pour les opérateurs de services, comme c’est le cas pour la location de vélo, et qu’un débat sur une redevance en cas d’exploitation commerciale de l’espace public va être lancé.

Mais le point le plus important est certainement « la mise en place de la verbalisation des trottinettes électriques circulant sur les trottoirs ». On apprend que « la Mairie de Paris se réserve le droit de verbaliser les usagers de trottinettes circulant sur le trottoir et perturbant la circulation des piétons ». L’amende en question peut atteindre 135 euros.

La « perturbation de la circulation des piétons » n’est pas clairement définie cependant. On imagine qu’il sera possible de passer sur les trottoirs à une vitesse réduite afin de « garer » les trottinettes.

Des emplacements dédiés à venir

Le système de parking est d’ailleurs l’un des points soulevés. La Mairie de Paris indique que seront verbalisées les « trottinettes stationnant sur les trottoirs qui gênent ostensiblement la libre circulation des piétons » et que « la Mairie de Paris se réserve le droit de mettre les véhicules gênants en fourrière ».

Pour éviter cela, un « maillage dense de places réservées aux mobilités en free-floating », soit des places clairement marquées au sol, sera mis en place. Des expérimentations ont d’ores et déjà débuté dans les 2e et 4e arrondissements. Ces emplacements seront définis afin d’être pertinents et de faciliter la cohabitation entre les différents usages. Comprenez par là les trottinettes et les piétons.

Voilà qui devrait justifier la fonctionnalité de l’application Bird permettant de signaler les trottinettes mal garées.

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