A l’occasion d’une conférence organisée ce vendredi à Pékin, Ninebot, filiale de Xiaomi a dévoilé sa nouvelle trottinette, la KickScooter T60. Sa particularité ? Elle est capable de retourner toute seule à sa base de recharge sans l’aide d’un conducteur.

À Paris comme dans de nombreuses métropoles en France ou dans le monde, les trottinettes ont envahi les trottoirs, du moins la journée. La nuit, ces appareils sont en effet rechargés par des juicers qui doivent donc les récupérer une à une dans les rues afin qu’elles soient à nouveau prêtes au petit matin. Une procédure qui peut être compliquée, coûteuse et polluante.

Afin d’y faire face, Ninebot, filiale de Xiaomi, a ainsi dévoilé ce jeudi à Pékin sa KickScooter T60. Il s’agit d’une trottinette électrique équipée de non pas deux, mais trois roues : deux à l’avant et une à l’arrière. Cette configuration lui permet de rouler de manière droite sans tomber, y compris lorsqu’elle n’est pas pilotée. Parce que oui, la KickScooter T60 est une trottinette en partie autonome. Lorsque la batterie vient à se vider, elle est capable de retourner toute seule à une base de recharge.

Des intérêts de la part de Uber et Lyft

Pour Ninebot, interrogé par Reuters, cette trottinette a un avenir tout tracé dans le secteur des flottes de trottinettes en libre service. « Le point crucial pour les opérateurs de trottinettes est de mieux maintenir leurs trottinettes à un coût bas », a ainsi affirmé Gao Lufeng, président de Ninebot. L’idée est donc pour la firme chinoise de fournir directement les principales flottes de trottinettes en libre service comme Lime ou Bird. mais également Uber et Lyft. Selon Gao Lufeng, les deux entreprises de VTC seraient intéressées par son nouveau modèle KickScooter T60.

Néanmoins, interrogé par l’agence Reuters, Lyft confirme sa curiosité, mais affirme « ne pas s’être engagé pour l’instant », tandis qu’Uber n’a pas répondu. Reste à voir le coût d’installation de ces systèmes s’ils devaient être achetés par des opérateurs de trottinettes. En effet, en plus des véhicules, il faudrait également installer des stations de recharge directement dans les villes. Un engagement qui peut être compliqué pour les opérateurs de trottinettes, souvent en guerre contre les municipalités.