A l’occasion d’une conférence de presse organisée à la Mairie de Paris, Anne Hidalgo a présenté toute une série de mesures visant à encadrer plus strictement les trottinettes électriques. Leur stationnement sur les trottoirs sera par exemple interdit dès le mois de juillet.

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Le succès fulgurant des trottinettes électriques disponibles en free floating depuis un an  — Lime, Bird, Bold, Flash, VOI, pour ne citer qu’eux — a poussé les représentants politiques à intervenir durement et rapidement. Leur usage fera par exemple l’objet de mesures dans le cadre de la Loi d’orientation des mobilités (LOM) intronisée plus tard dans l’année. Sauf que le temps presse, et la capitale française regorge de ces engins.

Au fil des mois, l’espace public a considérablement été empiété par de ces deux-roues. La sécurité des piétons et des usagers fait aussi partie des préoccupations de nos représentants. C’est pourquoi la Mairie de Paris a décidé fin avril d’interdire leur stationnement sur les trottoirs… avant de faire marche arrière. Mais la maire de la ville Lumière, en la personne d’Anne Hildago, ne l’entend finalement plus de cette oreille.

Bye bye le stationnement sur les trottoirs

Lors d’une conférence de presse organisée aujourd’hui dans les locaux de la Mairie, à laquelle nos collègues de Numerama se sont rendus, la femme politique française a annoncé une série de mesures drastiques mise en place à partir du mois de juillet 2019. En premier lieu, le stationnement des trottinettes électriques sur les trottoirs sera tout bonnement interdit. L’idée : redonner de l’espace aux piétons.

Pour les garer, les utilisateurs devront se rabattre sur les places de stationnement situées sur la chaussée, par exemple réservées aux autres deux-roues (vélos, scooters, motos). Dans les faits, la tâche s’annonce compliquée au regard des milliers de bolides circulant dans les rues de Paris. À noter que leur utilisation dans les parcs et jardins de la capitale ne sera pas non plus autorisée.

Une vitesse maximale à la baisse, tout comme le nombre d’opérateurs

Pour la sécurité des utilisateurs, l’ancienne conseillère régionale d’Île-de-France souhaite tout bonnement brider la vitesse des trottinettes à 20 km/h, au lieu des 25 km/h actuellement en vigueur. En zone piétonne, l’allure pourrait même être abaissée à 8 km/h, si l’on se réfère au communiqué de presse de l’Agence France Presse (AFP) relayée par 01Net.

Enfin, Me. Hidalgo souhaite limiter les flottes des compagnies jusqu’à ce que le port du casque soit bien assimilé par les utilisateurs. Pour aller plus loin, la maire va même réduire le nombre d’opérateurs implémentés à Paris : de onze à trois, une fois « le décret mobilité passé au niveau national », comme le précise Numerama. Autant de décisions qui devraient calmer l’exaspération de certains Parisiens.

Comment choisir sa trottinette électrique en 2019 ?