Feux de forêt : les pompiers obligés de recadrer les pilotes de drones

 

Des vols de drones ont récemment perturbé les opérations de sapeurs-pompiers intervenant sur des feux de forêt. Les autorités rappellent les principes de base.

Le drone DJI Air 2S
Le drone DJI Air 2S // Source : DJI

Il n’est pas rare que les pompiers utilisent des drones pour mesurer l’étendue d’un incendie, comme le montre ce reportage de France Bleu. La France avait même envoyé des sapeurs-pompiers spécialisés dans la discipline en Macédoine lors des grands incendies qui avaient eu lieu dans le pays européen en 2021.

Mais l’utilisation d’un drone pour votre usage personnel près d’un incendie peut clairement gêner les secours. C’est ce que rappelle le compte Twitter Sécurité Civile dans un court message publié le 12 août 2022.

⚠️Les sapeurs-pompiers ont constaté la présence de drones privés à proximité de plusieurs #FeuxDeForêt.

🚫N'utilisez pas de drone, vous mettez en danger la sécurité des équipages des avions et des hélicoptères ainsi que celle des personnels sur le terrain.
➡️Soyez responsables ! pic.twitter.com/PmKtcICIqD

— Sécurité Civile (@SecCivileFrance) August 12, 2022

« Les sapeurs-pompiers ont constaté la présence de drones privés à proximité de plusieurs feux de forêt », écrivent les soldats du feu. « N’utilisez pas de drone, vous mettez en danger la sécurité des équipages des avions et des hélicoptères ainsi que celle des personnels sur le terrain. »

Zones d’interdiction de vol

Ce 13 août, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a également publié un tweet rappelant que « des zones d’interdiction de vol sont créées au-dessus des sites d’incendie les plus importants. »

#Sécurité |🔴Des zones d’interdiction de vol, également applicables aux #drones, sont créées au-dessus des sites d’incendie les plus importants.

⚠️Elles protègent les moyens aériens de secours et de lutte contre les incendies qui évoluent souvent à basse hauteur.#FeuxDeForêt pic.twitter.com/hIQIJK63O7

— Direction générale de l'aviation civile 🇫🇷🇪🇺 (@DGAC) August 13, 2022

Rappelons que le survol volontaire d’une zone interdite peut amener à de lourdes sanctions. La loi prévoit jusqu’à 45 000 euros d’amende et jusqu’à un an d’emprisonnement.

Avant un vol en France, le meilleur réflexe est encore de consulter la carte créée par la DGAC et l’Institut national de l’information géographique et forestière pour connaître les restrictions en vigueur. Pour l’heure, cette carte n’intègre malheureusement pas les interdictions temporaires issues des feux de forêt.


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