Enfin un smartphone qui apporte quelque chose de nouveau

 
Vous pensiez que le marché du smartphone ennuyeux ? Cela s’entend, même si le TriFold est surprenant. Mais attendez de voir ce que prépare OrangePi. La marque, célèbre pour ses alternatives au Raspberry Pi, vient de lever le voile sur un concept de téléphone qui ignore superbement toutes les règles actuelles du design industriel pour se concentrer sur une seule chose : la liberté totale de bidouiller.

On se plaint souvent que tous les smartphones se ressemblent, non ? out est collé, soudé, fermé à double tour… à quelques exceptions près.

Quand OrangePi, une entreprises connue pour ses alternatives au Raspberry Pi, annonce qu’elle se lance dans la téléphonie avec un « concept phone »… on est à l’écoute.

Le design ? On est sur du plastique assumé avec un revêtement pulvérisé. C’est sobre, presque brut. Mais le plus important est ailleurs : la coque arrière s’enlève. C’est le premier signe que ce téléphone ne joue pas selon les mêmes règles que les autres.

Un port 26 broches

C’est là que ça devient vraiment intéressant. Ce téléphone n’est pas juste un appareil pour scroller sur les réseaux sociaux. Il embarque une interface d’extension à 26 broches directement accessible. C’est l’équivalent d’avoir un port de communication industriel dans votre poche.

Vous pouvez y brancher des capteurs, des modules de communication propriétaires ou même souder vos propres composants.

Sous le capot, on ne trouve pas une puce de smartphone classique. OrangePi a opté pour le Qualcomm QCM6490. C’est un processeur de classe industrielle, gravé en 6 nm, qui offre des performances proches d’un Snapdragon 778G. Ce n’est pas un monstre de puissance brute, mais il est conçu pour durer et pour être ouvert. Accompagné de 8 Go de RAM LPDDR5X et de 128 Go de stockage UFS 3.1, il fera tourner l’interface sans aucun hoquet.

L’écran, lui, ne fait aucun compromis. On parle d’une dalle AMOLED 2K de 6,78 pouces avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz.

Regardez la liste des capteurs embarqués. On ne parle pas juste d’un accéléromètre de base. OrangePi a intégré des capteurs à effet Hall, des magnétomètres, des gyroscopes, mais aussi un baromètre et un capteur infrarouge.

Le capteur à effet Hall, par exemple, permet de détecter les champs magnétiques. Couplé au port 26 broches intégré, cela ouvre des possibilités folles. Vous pouvez créer une station météo mobile grâce au baromètre, ou un contrôleur industriel sur mesure. C’est cette combinaison entre les capteurs internes et l’interface d’extension physique qui rend ce téléphone unique sur le marché.

Android 16 et OpenHarmony : le choix du roi

Maintenant, parlons logiciel. OrangePi propose ici de l’Android 16 pur, avec un noyau et des pilotes totalement open source. C’est une promesse de longévité et de transparence qu’aucun grand constructeur n’ose plus faire aujourd’hui. Mais le vrai délire, c’est la possibilité d’installer en un clic OpenHarmony, la version open source du système de Huawei.

Il y a quand même un point qui tique : la batterie. Avec seulement 3 000 mAh pour alimenter un écran 2K de cette taille, l’autonomie risque d’être un gros point faible. OrangePi semble avoir privilégié la compacité et la facilité de remplacement plutôt que l’autonomie pure.

C’est un outil brut, polyvalent et incroyablement riche en possibilités matérielles.


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