
TikTok est décidément la cible de toutes les critiques. Après avoir été épinglé comme représentant « le pire des réseaux sociaux à l’assaut de notre jeunesse » en France, voilà que le réseau social est dans le viseur de l’Union européenne en raison de son design « addictif », relève Le Monde.
Se basant sur deux ans d’enquête, la Commission européenne estime que le fonctionnement de l’application présente un « effet vortex » qui « pourrait nuire au bien-être physique et mental de ses utilisateurs, y compris les mineurs et les adultes vulnérables ». De quoi risquer une jolie amende au titre du Digital Services Act.
Le cœur de TikTok en jeu
Quatre griefs principaux sont identifiés par Bruxelles : le défilement infini de contenu, la lecture automatique des vidéos, l’envoi constant de notifications et le « système de recommandation hautement personnalisé ». En somme, les quatre piliers qui font de TikTok un réseau si populaire aux chiffres de fréquentation si délirants.
« Certaines caractéristiques de conception de TikTok alimentent l’envie de continuer à défiler et de déplacer le cerveau des utilisateurs en “mode pilote automatique” », avance le communiqué de presse de Bruxelles. La Commission en profite pour critiquer les mesures mises en place par ByteDance, à savoir les outils de gestion du temps « trop faciles à contourner » et les paramètres de gestion parentale « qui requièrent du temps et des compétences » de la part des parents.
Le risque d’une amende salée
Résultat, « le conseil estime que TikTok doit modifier la conception de base de son service » en désactivant les fonctionnalités identifiées comme nourrissant l’addiction. Même s’il ne s’agit là que de conclusions préliminaires, en cas de confirmation, le réseau social pourrait s’exposer à une amende allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial et des pénalités pour absence de mise en conformité.
Pour aller plus loin
TikTok veut maintenant vous « payer » pour regarder des vidéos
Bien consciente que c’est le cœur même de son application qui est attaqué, la maison mère ByteDance s’est défendue dans les colonnes du Financial Times via la voix d’un de ses porte-parole. La firme juge que les attaques de Bruxelles sont « totalement fausses et absolument infondées » et promet de « prendre toutes les mesures nécessaires pour contester ces conclusions ».
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