Paramount cherche l’approbation de l’UE pour son deal avec Warner

 
Pour valider le rachat de Warner Bros. Discovery, Paramount Skydance a sollicité l’approbation de l’Union européenne. La Commission européenne doit désormais examiner cette opération de 110 milliards de dollars et rendre son premier avis le 7 juillet 2026.

Le projet de fusion entre les deux géants médiatiques suit son cours. Alors que les actionnaires de Warner Bros. Discovery ont validé en avril 2026 le rachat par Paramount Skydance, il revient désormais aux autorités de la concurrence de donner leur aval. Selon Bloomberg, Paramount a officiellement sollicité la validation de l’Union européenne.

Le deal, estimé à 110 milliards de dollars, entraînerait la création d’un nouvel empire médiatique pouvant reconfigurer le paysage audiovisuel. Une position contestée par de nombreux artistes et figures politiques.   

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Une validation attendue à l’été

La Commission européenne en charge de la surveillance des fusions doit donner sa première réponse au 7 juillet 2026. Un calendrier conforme à celui visé par Paramount, qui table sur une clôture de l’opération au troisième trimestre 2026. L’entreprise dirigée par David Ellison, se dit prête à « continuer à travailler de manière constructive avec la Commission européenne dans le cadre de son processus d’examen ».

Pour Paramount, le temps presse : le groupe s’est engagé à verser aux actionnaires de Warner Bros. Discovery une commission trimestrielle de 25 cents par action à partir d’octobre 2026 si l’opération n’est pas bouclée d’ici là. Une incitation supplémentaire à obtenir rapidement les feux verts réglementaires.

Durant le mois de juin, les autorités européennes s’assureront qu’il n’existe pas de contre-indications. Parmi celles-ci, la crainte que Paramount doive faire trop de concessions et céder trop d’actifs pour obtenir le feu vert. Selon Reuters, le groupe s’est dit prêt en février à se séparer de chaînes secondaires, comme ses marques jeunesse, pour répondre aux inquiétudes sur la concurrence. Si les garanties n’étaient pas suffisantes, l’Union européenne pourrait repousser la fusion de trois mois en lançant une enquête approfondie.

L’autre point de vigilance concerne les effets sur la concurrence. Un obstacle qui semble en passe d’être levé aux États-Unis : selon une information de Semafor reprise par Reuters fin mai, les régulateurs antitrust américains se montrent prêts à valider l’opération, sans accord formel rendu public à ce stade.

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