Après la 6 Ultra, la plus haut de gamme des trottinettes électriques de Xiaomi avec ses roues 12 pouces, Frandroid a pu tester la Xiaomi Electric Scooter 6 Max. Elle se situe un cran en dessous de sa grande sœur, à qui elle récupère le guidon et l’écran.
Mais, différence avec la Pro ou l’Ultra, elle se veut plus citadine avec un deck moins agressif et des pneus plus civilisés. Est-ce le meilleur compromis des Xiaomi de sixième génération avec un prix de 649,99 euros ? Nous avons roulé près de 100 km à son guidon pour tout mesurer et comprendre ses différences.
Fiche technique
| Modèle | Xiaomi Electric Scooter 6 Max |
|---|---|
| Autonomie annoncée | 70 km |
| Temps de recharge annoncé | 165 min |
| Vitesse max | 25 km/h |
| Puissance du moteur | 1100 watts |
| Poids maximal supporté | 130 kg |
| Fiche produit |
Ce test a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.
Une allure classique et robuste
Moins excentrique que l’Ultra, la Xiaomi Electric Scooter 6 Max se veut même conservatrice côté look avec sa livrée gris argent. Cependant, elle hérite de quelques composants noirs et d’inserts orange (câbles, amortisseurs, logo). Bien qu’avec des roues de même taille (12 pouces), elle reste imposante, ce qui se confirme par ses dimensions (8 cm plus courte, 5 cm moins haute). Pliable comme ses autres sœurs, elle est néanmoins plus haute en stockage. La suspension avant à fourche prend davantage de place, d’où la hauteur mesurée de 70 cm contre 64 cm pour l’Ultra.
À l’inverse, la garde au sol est inférieure, ce qui donne un aspect plus classique, tandis que le plateau est assez proche visuellement, toujours aussi large pour poser ses pieds comme bon nous semble (en ligne ou en parallèle). Dommage que Xiaomi lui confère une béquille basique, avec un pied trop petit pour garantir une stabilité partout.
Un deck imposant, un éclairage en demi-teinte
Le poids mesuré de 29,6 kg reste très élevé bien qu’inférieur à l’Ultra (33,6 kg). C’est encore trop lourd pour porter la Max sur de courtes distances, alors que le poids autorisé est de 130 kg (soit 100 kg maxi pour le conducteur). L’Ultra lui lègue également les éclairages (dont l’avant et son allumage auto, mais dont le faisceau est trop étroit), les clignotants, la potence et le guidon légèrement courbé, qui comporte une accroche de sac (3 kg maxi) et la fixation du pliage.
Enfin, signalons des garde-boue légèrement plus longs, qui protègent davantage le deck des projections, bien qu’il faille encore nettoyer systématiquement en cas de roulage sous la pluie (ce qui est permis par la certification IPX6).
Un bel écran qui épaule une application classique
La Xiaomi Electric Scooter 6 Max récupère potence, cintre, et la même connectivité que sa grande sœur Ultra. Inutile de tout vous réexpliquer, et nous guidons vers l’essai pour tout comprendre.

Rappelons tout de même que la trottinette électrique hérite d’un écran couleur de belle résolution et de plusieurs informations de conduite à faire défiler, avec un compteur dynamique assez sympathique, et même de rapides réglages.

La commande déportée à gauche est plus facile que l’ancien unique bouton central, afin de changer de mode ou activer l’éclairage en roulant (mais pas de naviguer dans le menu), et même de créer un code de verrouillage.
L’application Xiaomi Home est également inchangée et propose les mêmes informations ou réglages (freins, éclairage, charge) que les autres engins de la marque, ainsi que le verrouillage de la trottinette en cas d’arrêt-minute. On n’oublie pas non plus l’Apple Find My, qui permet de localiser la trottinette électrique… mais seulement via les appareils à la pomme. C’est dommage.
Une trottinette électrique très rassurante au guidon
Des roues de 12 pouces et une garde au sol basse : la Xiaomi Electric Scooter 6 Max est incontestablement un engin stable et agile. L’équilibre est renforcé par la tenue d’un guidon large et courbé, qui nous procure une bonne position de conduite, et la largeur des pneus est plus typé ville que l’Ultra (l’empreinte au sol est étendue). L’adhérence est donc très bonne en virage, ce qui compromet légèrement la tenue sur les chemins, que l’on peut tout de même s’autoriser.
En effet, la double suspension (petite fourche de 40 mm de débattement avec deux amortisseurs arrière à bras oscillants) absorbe bien les chaussées accidentées ou hors bitume. Elle possède des limites sur les gros obstacles et les pavés, qui renvoient de fortes vibrations à l’arrière, ce que l’on ressentait aussi sur le modèle Ultra.

En revanche, le freinage aux doubles freins à disques mécaniques est un poil plus efficace, bien qu’avec un dérapage arrière toujours trop présent. Cela est dû aux gommes plus mordantes, avec quelques décimètres de freinage gagnés (5 m contre 5,70 m à 25 km/h). Cela reste encore insuffisant face à la concurrence.
Un moteur très efficace
Avec 450 W de puissance nominale et 1 100 W en pic, le moteur arrière se cale parfaitement entre ceux des Ultra (500 / 1200 W) et Pro (400 W / 1000 W). Cela se ressent à peine en pratique, avec un comportement très progressif mais avec des accélérations vives, des relances réactives, le tout dans un silence quasi complet.

La Max se permet d’annoncer des prises de pentes de 24 %, nous l’avons confirmé lors de notre test avec le maintien des 25 km/h, contre 25 % pour l’Ultra et 22 % sur la Pro. Nous parlons ici du mode S (pas de Boost disponible comme l’Ultra), tandis que le mode D plus sage est limité à 15 km/h (réglable à 25 km/h) et le mode piéton à 6 km/h.

Côté ergonomie, on retrouve la double commande au guidon gâchette/manette tournante, chacun y trouve ainsi son confort, mais aussi des déclenchements accidentels ponctuels.
Une autonomie réelle entre 30 et 35 kilomètres
Tout comme sa petite sœur « Pro », la Xiaomi intègre une batterie d’une capacité de 468 Wh, plus petite donc que celle de l’Ultra (585 Wh). Il faut donc se contenter d’une autonomie officielle de 70 km (à 15 km/h en mode éco) et de 45 km en mode classique S à vitesse maximale de 25 km/h. En pratique, avec une conduite en ville forçant de nombreuses accélérations, quelques petits dénivelés et des routes plus ou moins favorables, l’endurance est réduite.

Aux extrêmes, on mesure 29,5 km sous la pluie par 12°C avec quelques passages sur des chemins, et 35,6 km sur un trajet unique par 17°C, avec une bonne moitié à vitesse de croisière. C’est ainsi moins bien que sur la Pro, à qui la Max rend plus de 6 km en moyenne (33,2 vs 39,3 km), avec une consommation de 13,2 Wh/km.
Comme pour l’Ultra, l’estimation officielle s’affiche sur l’écran et ne s’adapte pas à la conduite, elle reste donc trompeuse au quotidien. On y note aussi la même perte sensible de performances sous 30 %, et bien plus prononcée sous 10 % (notamment en montée), tandis que les derniers 5 % permettent péniblement de monter à 25 km/h.
Une recharge qui demande patience
Rien de surprenant lors de la recharge, où la Xiaomi 6 Max passe par le même chargeur classique de 2 ampères (2A) et d’une puissance de 70 W pour faire le plein. Celui-ci demande 8h45, tandis qu’une charge régulière de 80 % prend 6h45 et une demi-charge d’environ 4 heures. Point positif, le chargeur est assez petit pour rentrer dans un sac, et il ne chauffe pas trop.
En plus de suivre la recharge sur l’application à proximité (connexion Bluetooth), l’écran donne aussi en permanence le pourcentage de charge et l’autonomie théorique correspondante. Payante (60 euros), la solution du chargeur rapide est également possible, avec une intensité de 5A et de puissance 268 W, de quoi remplir la batterie en 2h45 selon Xiaomi.
Un rapport prix/prestations intéressant
Ouverte à la commande comme les autres modèles depuis le 28 février 2026, la Xiaomi Electric Scooter 6 Max est vendue au tarif de 649,99 euros en France. Il est possible de l’acheter autant sur le site officiel de la marque chinoise, que chez les distributeurs partenaires Fnac-Darty et Boulanger.

La trottinette électrique possède une garantie légale de 2 ans sur les composants électriques, tandis que les autres composants ne sont pas compris. Le SAV Xiaomi passe par un chat sur le site officiel ou par téléphone, le réseau Repair and Run permet de proposer quelques réparateurs physiques dans les grandes villes, tandis que les pièces détachées sont trouvables chez des revendeurs tiers.





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