
Depuis plus d’une semaine, le monde du cinéma est suspendu à l’issue prochaine de la guerre aux enchères que se livrent Netflix et Paramount Skydance pour s’emparer de Warner Bros. Discovery. D’un côté, un accord entre Netflix et Warner à hauteur de 82,7 miliards de dollars pour s’emparer de quelques studios, de l’autre, une OPA de Paramount Skydance à 108,4 milliards qui pourrait tout faire basculer, et face à laquelle Netflix ne compte pas réagir.
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L’OPA de Paramount était « tout à fait prévisible »
Dans une lettre adressée aux employés de Netflix et relayée par Reuters, la direction a souhaité informer sur la situation actuelle de l’accord avec Warner Bros. Discovery. Contre toute attente, Netflix a annoncé ne pas renchérir face à l’OPA de Paramount Skydance et avoir confiance dans cet « accord solide » avec la Warner. Solide ? Pas du point de vue du PDG de Warner Bros. Discovery qui a avoué qu’il pouvait revenir sur cet accord si Paramount faisait encore grimper les enchères.
Pourtant, Netflix démontre une certaine assurance. Red Sarandos et Greg Peters disent avoir confiance en cet accord, confiance d’avoir le feu vert des autorités de la concurrence, confiance en une fusion Netflix-Warner qui assurerait une croissance sur le long terme. Rappelons que cet accord n’a pas toutes ses chances d’aboutir. Même si Warner Bros. Discovery finit par ignorer l’OPA de Paramount, il restera encore à affronter les autorités de la concurrence américaine, britannique et européenne, ainsi que d’éventuels obstacles politiques posés par Donald Trump, qui compte le patron de Paramount parmi ses proches.

Pour obtenir le feu vert des autorités de la concurrence, Netflix ne doit pas dépasser les 30 % de parts du marché du streaming avec cette acquisition. Le géant de la SVoD a même préparé ses arguments : « Même après avoir fusionné avec Warner Bros, notre part d’audience ne passerait que de 8 % à 9 % aux États-Unis – ce qui est encore derrière YouTube (13 %) et une potentielle fusion Paramount/Warner Bros. Discovery (14 %)« . Ces données ne sortent pas d’un chapeau, elles proviennent de Nielsen, spécialiste mondial de la mesure d’audience.
Mais il y a une autre manière de voir les choses. Les données de Nielsen correspondent à la part d’audience TV, soit les plateformes de SVoD mais aussi les chaînes de télévision publiques et privées. Les détracteurs de cet accord exigent que soit uniquement pris en compte la part d’audience sur le streaming. Ainsi, Netflix atteindrait un taux d’un peu plus de 25 % après fusion avec HBO Max selon d’autres analystes. Dans cet excès d’assurance, Netflix ne se voilerait-il pas un peu la face.
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