Samsung, Qualcomm et Huawei soutiennent l’EVC pour une meilleure compression de la 8K

Une qualité vidéo semblable au H.264... mais avec des fichiers 31% plus légers

 

Parce que les capteurs vidéo ne font par tout, l'autre nerf de la guerre pour la généralisation de la 8K sur nos smartphones n'est autre que la compression vidéo. Samsung, Huawei et Qualcomm, se sont mis d'accord en la matière. Tous trois soutiennent désormais le codec EVC, pour des vidéos Ultra HD plus légères.

Le Samsung Galaxy S20 Ultra compte parmi les premiers smartphone capables de filmer en 8K

Le Samsung Galaxy S20 Ultra compte parmi les premiers smartphone capables de filmer en 8K

Démocratiser la capture vidéo en 4K comme en 8K sur smartphone, c’est l’objectif des principaux constructeurs de mobiles. Ces derniers se heurtent néanmoins à une problématique… de taille, et ce dans tous les sens du termes : les fichiers Ultra HD sont déjà volumineux en 4K, il le sont encore plus en 8K. Comme le rappelaient il y a quelques mois nos collègues de Numerama, filmer du contenu en 8K implique des fichiers imposants. Sur le Galaxy S20 Ultra de Samsung, il faut compter 600 Mo par minute de vidéo, soit pas moins de 3 Go pour 5 minutes. De quoi remplir en un éclair la capacité de stockage par essence limitée de nos appareils, mais aussi limiter les possibilités d’upload, par exemple.

C’est là qu’intervient la question du codec. Et sur ce point Samsung, Huawei et Qualcomm, qui représentent à eux trois l’essentiels des fabricants de SoC pour smartphones, semblent s’être mis d’accord.

Samsung, Huawei et Qualcomm sous une bannière commune, celle de l’EVC

L’une des pistes pour parvenir à résoudre (au moins en partie) l’équation hausse de la taille des fichiers / stockage limité, est le passage au codec MPEG-5 Essential Video Coding standard, ou EVC, que Samsung, Huawei et Qualcomm ont conjointement annoncé soutenir. Les trois groupes déposeront respectivement des brevets sous licence FRAND (licence raisonnable et non discriminatoire), qui facilitera la circulation des techniques d’exploitation de ce codec pour favoriser sa généralisation d’un constructeur à l’autre. Pour l’essentiel, l’EVC a par ailleurs l’avantage d’être libre de droit, ce qui devrait également encourager son adoption.

Comme le précise GSMArena, l’atout premier du codec EVC est de permettre un meilleur niveau de compression sans impacter la qualité d’image. On parle ainsi de fichiers 31% moins volumineux en moyenne pour une qualité équivalente à celle permise par le codec H.264. La taille finale des fichiers vidéo peut par ailleurs être encore plus optimisée à l’aide de modules (non libres de droits cette fois) que l’on peut ajouter à la version de base de l’EVC. Une modularité dont Samsung, Huawei et Qualcomm devraient savoir tirer parti.

EVC : le meilleur compromis pour les smartphones ?

Notons que les trois constructeurs auraient aussi pu choisir le codec H.265… mais ce dernier est payant. Chaque constructeur aurait donc dû payer une licence pour pouvoir l’utiliser sur leurs produits.

Autre alternative : le codec AV1, déjà utilisé par MediaTek et son Dimensity 1000, mais aussi Samsung sur certains téléviseurs QLED. L’inconvénient ? Il n’est pas gérés par les SoC Exynos 990, Snapdragon 865 et Apple A13 (en dépit du fait qu’Apple ait pourtant rejoint l’initiative de développement de l’AV1), et son décodage logiciel a un impact important sur l’autonomie. L’EVC a donc tout de la solution qui devrait s’imposer sur le marché mobile dans les prochaines années.

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