L’Union européenne s’attaque aux agaçantes applications préinstallées sur smartphone

 

D'après le Financial Times, la Commission européenne souhaite forcer les constructeurs de smartphones à faciliter la suppression des applications installées par défaut sur leurs appareils.

Grille d'applications sur smartphone

La grille d’applications sur un smartphone Android (Samsung) // Source : Frandroid

En achetant un smartphone auprès d’un opérateur, vous avez de grandes chances de vous retrouver avec quelques applications non indispensables préinstallées sur votre appareil. Certains constructeurs se prêtent aux mêmes pratiques même sur leurs téléphones nus. Il n’est donc vraiment pas rare d’avoir affaire à ce genre de bloatwares. Or, ce constat agace l’Union européenne qui a décidé de se mettre en ordre de bataille pour y mettre un terme.

Ou du moins, la Commission européenne souhaite faire en sorte que les applications en question deviennent facilement désinstallables par l’utilisateur. On apprend dans le Financial Times que cette mesure ferait partie du Digital Service Act, un texte de loi exigeant plus de transparence sur les pratiques des entreprises du numérique pour mieux prévenir les abus de position dominante ou les collectes de données trop intrusives et, in fine, garantir une meilleure sécurité aux consommateurs.

Pour rappel, ces fameuses apps préinstallées sur nos smartphones sont souvent impossibles à supprimer et, si vous n’en voulez pas, il faut alors se contenter de les désactiver, ce qui ne les efface pas totalement. La Commission européenne forcerait ainsi les constructeurs à offrir cette possibilité aux utilisateurs.

Doublons ou alternatives à Google ?

Cette mesure devrait être plutôt bien accueillie dans l’ensemble puisque cela devrait notamment éviter certains doublons d’applications sur les téléphones (comme deux navigateurs web par exemple). Cependant, il faut aussi rappeler que sur Android, une bonne partie de ces plateformes préinstallées ont aussi pour but d’offrir une alternative à la suite logicielle de Google présente par défaut sur tous les smartphones certifiés par le géant de Mountain View.

Ainsi, il ne faut pas espérer une disparition totale des applications préinstallées par les constructeurs si Google n’est pas également inquiété. Ce que la Commission européenne veut ici — du moins dans un premier temps –, c’est seulement faire en sorte que ces apps puissent être supprimées par l’utilisateur. Enfin, précisons que le Digital Service Act devrait prendre effet à la fin de l’année 2020.

Attaqué de toutes parts pour abus de position dominante, Google se défend devant la justice européenne. Selon le géant américain, les poursuites engagées par l’Europe freinent l’innovation.
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