Nucléaire ou solaire : quelle énergie a vraiment porté la France en 2025 ?

 
L’Hexagone est en bonne voie dans sa transition électrique. En 2025, plus de 95 % de l’électricité produite en France est d’origine décarbonée, tandis que les énergies fossiles poursuivent leur chute.
Source : Pixabay

L’électricité française est de plus en plus propre. Selon le Bilan électrique 2025 publié par le gestionnaire du réseau électrique RTE, le pays a battu un nouveau record en la matière. La France métropolitaine a produit 547,5 térawattheures (TWh) d’électricité sur l’année, dont 95,2 % issus de sources décarbonées, contre 95 % en 2024. Derrière ce nouvel exploit : un parc nucléaire en regain de performance et des énergies renouvelables toujours plus présentes dans le mix.

Nucléaire et renouvelables en soutien

Le nucléaire demeure le pilier du système électrique français. Ses centrales vieilles de plusieurs décennies continuent de placer la France parmi les grandes économies dont l’électricité est la plus décarbonée. Le nucléaire a ainsi produit 373 TWh d’électricité en 2025, soit plus de 68 % de la production nationale. Un volume en hausse d’environ 3 % par rapport à l’année précédente.

Les renouvelables poursuivent, elles aussi, leur montée. L’hydroélectricité reste la première source renouvelable du pays, avec plus de 62 TWh produits. Toutefois, sa production recule par rapport à 2024, en raison de conditions hydrologiques moins favorables.

Derrière l’hydroélectricité, on retrouve l’éolien comme troisième source d’électricité en France. Les installations terrestres et en mer ont généré 49,6 TWh, soit près de 9 % du mix électrique.

Vient enfin le solaire, avec 32,4 TWh produits. Cette source représente désormais 6 % de l’électricité nationale. C’est, après le nucléaire, la filière qui a enregistré la plus forte évolution sur l’année.

Du côté des énergies fossiles, le Bilan électrique rapporte également une bonne nouvelle : le pays a atteint son niveau le plus bas en 75 ans. Leur production tombe à 18,7 TWh, le gaz restant largement majoritaire au sein de ce segment. Conséquence directe : les émissions liées à la production d’électricité atteignent un plancher inédit, à 10,9 millions de tonnes équivalent CO₂.

Une électricité décarbonée, mais un défi énergétique plus large

Si le système électrique français est désormais très largement décarboné, le chantier reste immense à l’échelle de l’ensemble du système énergétique. L’électricité ne constitue effectivement qu’une part de l’énergie consommée. Contrairement au mix électrique, le mix énergétique global demeure fortement dépendant des fossiles. L’enjeu est, selon RTE, d’accélérer l’électrification des usages afin de transférer la consommation d’énergie vers une électricité bas-carbone.

Le transport constitue aujourd’hui le premier secteur consommateur, et le plus dépendant aux carburants fossiles. Les bâtiments représentent le deuxième poste majeur, notamment en raison du chauffage. Selon le gestionnaire du réseau, les énergies fossiles comptent encore pour 43 % de la consommation énergétique du chauffage résidentiel et 68 % de celle des bâtiments tertiaires.

Développer ces nouveaux usages électriques (mobilité électrique, pompes à chaleur, électrification des procédés industriels) permettrait non seulement de réduire les émissions nationales, mais aussi de diminuer le poids des importations d’énergies fossiles dans la balance commerciale.


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