Voici la nouvelle Hyundai Ioniq 3 : une citadine électrique avec 500 km d’autonomie face à la Renault 5 E-Tech

 
Hyundai lève officiellement le voile sur la Ioniq 3, sa nouvelle citadine électrique taillée pour affronter la Renault 5 E-Tech et la Volkswagen ID. Polo. Avec son design profilé inédit, son système Android natif et une autonomie frôlant les 500 km, la Coréenne débarque sur le segment B avec de sérieux arguments techniques à faire valoir.
Hyundai Ioniq 3

Hyundai officialise aujourd’hui sa Ioniq 3. Après un concept-car très original dévoilé en 2025 à Munich, la version de série se montre enfin sous son vrai jour et reprend de nombreux éléments de ce concept.

Cette nouvelle voiture électrique vient chasser sur les terres du segment B, une catégorie particulièrement concurrentielle. Son objectif est de tenir tête aux Renault 5 E-Tech, Cupra Raval et à la Volkswagen ID. Polo avec de sérieux arguments techniques.

On a pu monter à bord de cette Hyundai Ioniq 3, nos impressions sont à retrouver dans notre article dédié.

Un design pensé pour fendre l’air

Hyundai adopte un langage stylistique nommé Art of Steel, censé rappeler la pureté et la tension brute de l’acier. Le constructeur inaugure surtout une nouvelle silhouette profilée, baptisée « Aero Hatch ». Concrètement, la voiture présente une ligne de capot extrêmement fluide et abaissée, pensée pour optimiser l’écoulement de l’air.

Hyundai Ioniq 3

Avec ses 4,15 mètres de long pour 1,80 mètre de large et 1,50 mètre de haut, la Ioniq 3 affiche des proportions ramassées typiques des citadines polyvalentes, tout en soignant son aérodynamisme, avec un poids qui oscille entre 1 550 et 1 580 kg.

Le constructeur revendique d’ailleurs un coefficient de traînée (Cx) de 0,26. Ce très bon score pour un véhicule de ce gabarit est un atout majeur pour limiter les consommations à haute vitesse.

Hyundai Ioniq 3

À l’arrière, les célèbres feux à pixels de la gamme Ioniq répondent à l’appel, accompagnés de quatre points lumineux au centre de la calandre symbolisant la lettre H en code Morse. Hyundai n’a pas eu froid aux yeux, puisque la poupe, qui ne passera clairement pas inaperçue dans les rues, est reprise du concept.

Un habitacle façon salon des années 70 et un espace surprenant

Cette recherche d’efficacité aérodynamique n’a pas sacrifié l’espace intérieur. L’empattement généreux de 2,65 mètres permet de maximiser l’habitabilité.

Hyundai Ioniq 3

La ligne de toit distinctive s’étire de manière rectiligne au-dessus des places avant et arrière avant de retomber en pente douce vers le becquet, ce qui permet de conserver une excellente garde au toit pour les passagers de la seconde rangée selon la marque.

La véritable prouesse technique se situe au niveau du volume de chargement : malgré sa compacité, la Ioniq 3 engloutit 441 litres de bagages.

Hyundai Ioniq 3

Ce chiffre impressionnant s’explique par la présence d’un coffre principal de 317 litres, complété par un espace de rangement additionnel appelé « Megabox » offrant 114 litres supplémentaires sous le coffre.

Android Automotive prend les commandes

C’est l’une des nouveautés technologiques majeures de cette Ioniq 3. Il s’agit du tout premier modèle européen de Hyundai à intégrer le système d’infodivertissement Pleos Connect, lequel est basé sur Android Automotive OS (AAOS). Tout comme les nouvelles Renault et Volkswagen.

C’est un changement très appréciable pour les conducteurs. Plutôt que de devoir relier son smartphone pour projeter ses applications, le système d’exploitation de Google pilote directement l’écran du véhicule.

Cela implique un accès natif à des services comme Google Maps, capable de planifier les longs trajets de manière intelligente en calculant automatiquement les arrêts aux bornes de recharge selon le niveau de batterie en temps réel. Il est possible qu’un App Store soit de la partie, mais Hyundai ne le précise pas encore.

Moteurs, batteries et recharge : le choix du 400 volts

Sous le plancher, la voiture repose sur la célèbre plateforme modulaire E-GMP du groupe Hyundai. Toutefois, contrairement aux imposantes Ioniq 5 et Ioniq 6 qui jouissent d’une architecture 800 volts pour des recharges ultra-rapides, la Ioniq 3 se contente d’une tension de 400 volts.

C’est un choix technique logique pour contenir les coûts de production sur le segment B. La première configuration technique s’appuie sur une batterie standard de 42,2 kWh utilisant la chimie LFP (Lithium-Fer-Phosphate). Cette version offre une autonomie de 344 kilomètres selon le cycle d’homologation WLTP.

La puissance de recharge maximale culmine à 119 kW en courant continu, permettant un passage de 10 à 80 % en 29 minutes. Fait intéressant, cette déclinaison est la plus puissante avec un moteur de 108 kW (147 ch) abattant le 0 à 100 km/h en 9,0 secondes.

La seconde proposition s’oriente vers les gros rouleurs avec une batterie NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) de 61 kWh. L’autonomie grimpe à 496 kilomètres en cycle mixte.

Étrangement, pour privilégier l’efficience face au poids supplémentaire de cette grosse pile, le moteur est légèrement dégonflé à 100 kW (136 ch), donnant un 0 à 100 km/h en 9,6 secondes. La puissance de recharge rapide accepte ici jusqu’à 110 kW au maximum pour un plein de 10 à 80 % en 30 minutes environ.

Côté recharge en courant alternatif, la voiture embarque de série un chargeur de 11 kW compatible avec la recharge bidirectionnelle, et propose du 22 kW en option.

Des finitions centrées sur le confort

Bien que la nomenclature précise des finitions ne soit pas encore totalement détaillée par la marque, le catalogue s’articulera autour d’une approche axée sur le confort et la personnalisation. Le constructeur annonce la disponibilité de sept coloris extérieurs différents pour habiller la carrosserie.

Hyundai Ioniq 3

À l’intérieur, les finitions les plus hautes bénéficieront d’un traitement haut de gamme avec une sellerie mêlant tissu et suédine. L’accent est mis sur le bien-être avec l’intégration de sièges avant décrits comme relaxants, chauffants et ventilés, tandis que les passagers arrière profiteront également d’assises chauffantes, un équipement encore rare sur ce segment de marché.

On aura toutefois droit à une finition N Line, pour un design encore plus sportif, avec notamment une calandre surdimensionnée, des jantes 19 pouces, un becquet de toit et un volant spécifique.

Un placement tarifaire qui s’annonce agressif

Si les tarifs ne sont pas encore officialisés, son positionnement stratégique ne laisse que peu de doutes.

La Ioniq 3 partage en effet ses entrailles techniques avec le nouveau Kia EV2, une citadine que nous avons d’ailleurs pu récemment essayer. Sachant que ce cousin technique direct s’affiche sous la barre symbolique des 20 000 euros avec la prime CEE déduite, il faut s’attendre à une grille tarifaire extrêmement compétitive du côté de chez Hyundai.

Tableau récapitulatif des caractéristiques

CaractéristiqueBatterie Standard (LFP)Batterie Longue Autonomie (NMC)
Capacité de la batterie42,2 kWh61 kWh
Autonomie prévisionnelle (WLTP)344 km496 km
MoteurTraction, 108 kW (147 ch)Traction, 100 kW (136 ch)
Couple maximal250 Nm250 Nm
0 à 100 km/h9,0 s9,6 s
Vitesse maximale170 km/h170 km/h
Recharge rapide (CC)Max 119 kW (10-80 % en 29 min)Max 110 kW (10-80 % en 30 min environ)
Chargeur embarqué (CA)11 kW (série) / 22 kW (option)11 kW (série) / 22 kW (option)
Dimensions (L x l x h)4 155 x 1 800 x 1 505 mm4 155 x 1 800 x 1 505 mm
Empattement2 650 mm2 650 mm
Volume du coffre441 L (dont Megabox de 114 L)441 L (dont Megabox de 114 L)
Poids1 550 kg à 1 580 kg1 550 kg à 1 580 kg

Si vous voulez recevoir les meilleures actus Frandroid sur WhatsApp, rejoignez cette discussion.

Recherche IA boostée par
Perplexity