
Le groupe Volkswagen poursuit sa grande offensive sur le segment B. Basée sur la plateforme de la future ID. Polo électrique, la filiale espagnole Cupra dévoile sa citadine à moins de 25 000 euros annoncée il y a quelques mois, en grillant la politesse à Volkswagen.
Baptisée Raval, du nom d’un quartier créatif et urbain de Barcelone, cette nouvelle voiture électrique entend bien prouver que la compacité peut rimer avec sportivité et technologies de pointe. La promesse est ambitieuse, mais les fiches techniques dévoilées aujourd’hui montrent que le constructeur s’en donne les moyens.

Nous avons pu monter à bord de la Cupra Raval, et nous relatons notre expérience et notre avis dans un article dédié.
Un design agressif et pensé pour l’efficience aérodynamique
Dès le premier coup d’œil, la Cupra Raval affiche une posture résolument agressive. La face avant est caractérisée par un dessin en « shark nose » (nez de requin), qui confère au véhicule une tension musculaire évidente. Ce parti pris esthétique est souligné par des projecteurs Matrix LED dotés d’une cinématique d’ouverture spécifique, ainsi que par un logo illuminé à l’avant comme à l’arrière.

Cependant, le design ne sacrifie pas l’efficience. Le constructeur indique avoir particulièrement soigné la gestion des flux d’air pour offrir le meilleur coefficient aérodynamique de toute la gamme de la marque, sans le préciser.
Cette optimisation passe par l’intégration de poignées de porte affleurantes et dissimulées, de rideaux d’air à l’avant, d’un spoiler arrière et de jantes pleines spécialement dessinées pour réduire la traînée. Ces dernières seront d’ailleurs proposées dans des diamètres allant de 17 à 19 pouces selon les versions.
Avec ses 4,046 mètres de long, 1,784 mètre de large et 1,518 mètre de haut, la voiture conserve un gabarit idéal pour la ville. La marque propose également de nouvelles teintes de carrosserie, dont une peinture irisée nommée Plasma, capable de changer de couleur (du cyan au rouge rosé) selon l’angle de la lumière, complétant des finitions mates plus classiques comme le Vert Manganese.
| Spécificités Techniques | Dimensions |
| Plateforme | MEB+ |
| Transmission | Traction avant |
| Longueur | 4 046 mm |
| Largeur | 1 784 mm |
| Hauteur | 1 518 mm |
| Empattement | 2 600 mm |
| Capacité du coffre | 441 Litres |
Habitacle et habitabilité : l’espace d’une grande
Le principal défi des véhicules urbains réside dans l’optimisation de l’espace intérieur. Reposant sur la toute nouvelle plateforme MEB+ du groupe allemand, la Raval tire profit d’un empattement généreux de 2,60 mètres.

Cette architecture technique, qui repousse les roues aux quatre coins et intègre la batterie dans le plancher de manière optimisée grâce à la technologie « cell-to-pack », permet de dégager un espace intérieur plus élevé pour la catégorie.
Le volume du coffre s’établit à 441 litres. Ce chiffre est rendu possible, selon la marque, par « l’absence de composants haute tension à l’arrière du véhicule ».

À l’intérieur, l’ergonomie est résolument tournée vers la personne au volant. Une console centrale suspendue libère de l’espace de rangement, tandis que l’éclairage d’ambiance dynamique interagit avec les aides à la conduite.
Le constructeur propose quatre niveaux de finition pour l’habitacle (Pulse, Immersive, Feel, et Ahead), faisant la part belle aux matériaux durables. La finition haut de gamme Ahead se distingue particulièrement en introduisant des sièges baquets fabriqués avec une technique de maillage 3D à partir de matériaux recyclés.

Infodivertissement : l’arrivée très attendue d’Android Automotive
Le talon d’Achille historique des précédentes générations de voitures électriques du groupe résidait souvent dans la réactivité de leur interface logicielle. La Raval corrige le tir en devenant le premier modèle de la marque à embarquer nativement le système d’exploitation Android Automotive de Google.
L’interface s’affiche sur un grand écran central tactile de 12,9 pouces, complété par un combiné d’instrumentation numérique de 10,25 pouces placé derrière le volant.

L’intégration de l’écosystème Google permet d’accéder à un magasin d’applications tierces directement depuis la voiture. Il sera ainsi possible de profiter de services de streaming vidéo comme YouTube lors des arrêts recharge, ou d’utiliser Spotify en natif.
Le constructeur promet également un planificateur d’itinéraire intelligent (e-Route Planner) couplé à la fonction Plug & Charge, facilitant les longs trajets en s’affranchissant des cartes RFID sur les bornes compatibles.
Enfin, les mélomanes pourront opter pour un système audio immersif développé par Sennheiser, délivrant 475 W à travers 12 haut-parleurs.
Moteurs, puissances et performances : de la douceur à la brutalité
Conçue et développée à Barcelone, cette traction avant promet un dynamisme particulier. La gamme s’articule autour de plusieurs motorisations, partagées avec l’ID. Polo, du bloc sage de 85 kW (116 ch) à la déclinaison sportive VZ culminant à 166 kW (226 ch).
C’est bien évidemment cette version VZ (pour Veloz) qui cristallise l’attention. Avec ses 290 Nm de couple, elle expédie le 0 à 100 km/h en seulement 6,8 secondes et atteint une vitesse de pointe de 175 km/h.

Pour encaisser cette puissance sur le seul train avant, les ingénieurs ont intégré un différentiel électronique autobloquant chargé de répartir le couple en temps réel pour optimiser l’adhérence en courbe.
La suspension pilotée DCC Sport bénéficie également d’une rigidité accrue de 5 % sur cette version, tandis que la caisse est rabaissée de 15 mm par rapport à la plateforme standard. Le tout est couronné par une fonction inédite baptisée « e-Launch », qui recrée l’ambiance d’un départ arrêté de course via des animations visuelles et sonores spécifiques.
Au quotidien, l’efficience est assurée par un mode de conduite à une pédale (One Pedal) autorisant l’arrêt complet du véhicule sans toucher aux freins mécaniques, maximisant ainsi la récupération d’énergie en milieu urbain.
Batterie, recharge et l’avantage du bonus écologique
La Raval repose sur une double offre de chimie de batteries, un choix technique pertinent pour couvrir différents usages et budgets.
Les versions d’entrée de gamme (Raval et V Plus) embarquent une petite batterie de 37 kWh utilisant la technologie LFP (Lithium Fer Phosphate, sans cobalt). Cette chimie, réputée plus robuste et moins onéreuse, limite logiquement l’autonomie à environ 300 kilomètres en cycle WLTP.
| Version | Puissance (kW / ch) | Batterie (Capacité nette) | Autonomie estimée WLTP | Temps de recharge DC (10-80%) |
| Raval | 85 kW / 116 ch | 37 kWh (LFP) | Environ 300 km | À confirmer |
| V Plus | 99 kW / 135 ch | 37 kWh (LFP) | Environ 300 km | 23 minutes (jusqu’à 88 kW) |
| V Endurance | 155 kW / 211 ch | 52 kWh (NMC) | Environ 450 km | 24 minutes (jusqu’à 105 kW) |
| VZ | 166 kW / 226 ch | 52 kWh (NMC) | Environ 400 km | 24 minutes (jusqu’à 105 kW) |
Les versions supérieures (V Endurance et VZ) font appel à une batterie de 52 kWh de capacité nette, utilisant des cellules unifiées NMC (Nickel Manganèse Cobalt) fournies par PowerCo, filiale du groupe. Ce pack permet d’atteindre une autonomie estimée à 450 kilomètres.

Côté recharge, l’architecture accepte jusqu’à 105 kW en courant continu, permettant de passer de 10 à 80 % en 24 minutes. Petit détail technique très appréciable : la voiture intègre la technologie V2L (Vehicle-to-Load), autorisant la recharge d’appareils électriques externes (comme un vélo ou un ordinateur) directement depuis la batterie de la voiture.
Un argument de poids pour le marché français concerne la provenance de ces composants. Le véhicule sera assemblé à l’usine de Martorell en Espagne. De plus, le groupe automobile a récemment investi massivement pour bâtir une nouvelle usine de batteries sur le sol européen.

Cette production locale garantit à la petite citadine un excellent score environnemental, la rendant de facto éligible au bonus écologique français, un avantage concurrentiel décisif.
Finitions, prix et disponibilité en France
Le carnet de commandes ouvrira pour un lancement officiel prévu à l’été 2026. Le nerf de la guerre sur ce segment reste le budget. Et sur ce point, le constructeur frappe fort.
Pour aller plus loin
Je suis monté à bord de la Cupra Raval : Volkswagen s’attaque enfin à la R5 électrique avec une citadine énervée à moins de 25 000 €
Le ticket d’entrée est annoncé à partir de 25 995 euros (hors bonus écologique), ou sous la barre des 250 euros par mois en location. Ce tarif de départ agressif positionne idéalement la Raval face à une concurrence française (notamment la Renault 5 E-Tech) qui compte bien défendre son territoire.
Au lancement, quatre éditions spéciales seront proposées, dont la Dynamic Plus (insistant sur les aides à la conduite et le son Sennheiser) et la VZ Extreme (incarnant la sportivité absolue de la gamme).
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