J’ai essayé la Cupra Born électrique restylée : encore plus d’autonomie et des écrans Android qui lui font du bien

Voitures • 2026

Juste avant l'arrivée tant attendue de la citadine Raval, la marque Cupra a décidé d'offrir une nouvelle jeunesse à sa première voiture électrique : la Born. Restylage, nouvelles technologies embarquées et nouvelle batterie : j'ai pu prendre le volant de cette version améliorée.
Essai Cupra Born  // Source : Paul-Émile CASSORET pour Frandroid
Essai Cupra Born // Source : Paul-Émile CASSORET pour Frandroid
 

Cupra est encore une jeune marque, plus jeune que Tesla par exemple. Lancée en 2018, Cupra était auparavant la division sportive de Seat, dont elle a pris son indépendance. Dès 2021, la marque espagnole a lancé sa première voiture électrique, la Born. Une berline compacte basée sur la plateforme MEB et très proche de la Volkswagen ID.3.

Cinq ans plus tard, il est temps de restyler cette rivale de la Renault Mégane E-Tech. En plus d’affirmer son style, cette modernisation ajoute des technologies intéressantes. Après une première découverte statique, voici mon avis au volant de cette Cupra Born 2026.

Fiche technique : peu d’évolutions

Modèle Cupra Born (2026)
Dimensions 4,34 m x 1,81 m x 1,54 m
Puissance (chevaux) 231 chevaux
Niveau d’autonomie Conduite assistée (niveau 1)
OS embarqué Android Automotive OS
Taille de l’écran principal 12,9 pouces
Prise côté voiture Type 2 Combo (CCS)
Prix entrée de gamme 40000 euros
Fiche produit

Extérieur : elle gagne en personnalité

Sans revoir totalement le style de la Born, les designers de Cupra ont réussi à affirmer la compacte électrique. Cela passe notamment par le bouclier avant redessiné, mais aussi par les deux arêtes ajoutées entourant le logo. Celles-ci étaient déjà présentes sur la première version de la Born, mais elles étaient moins saillantes. Le pare-chocs avant dispose d’écopes de chaque côté pour guider le flux d’air sur les flancs du véhicule.

De profil, peu de changements. On note l’arrivée de nouvelles jantes de 19 à 20 pouces, avec une monte de pneus élargie passant à 235 mm. Aussi, les poignées de portes sont désormais rétroéclairées.

À l’arrière, ce qui attire le regard est le bandeau rouge lumineux traversant le véhicule. Il intègre désormais le logo Cupra, lui aussi rétroéclairé. Il vient donner un aspect large et plus posé sur la route à la Cupra Born, mais il oblige à décaler vers la droite le bouton d’ouverture du coffre. On a tendance à le chercher les premières fois qu’on veut ouvrir le hayon.

Ce qui participe aussi à donner du caractère à la Cupra Born est son diffuseur arrière, bien plus agressif. Remontant haut, il a obligé Cupra à déplacer le crochet d’attelage sous la plaque d’immatriculation, cette dernière étant sur charnière pour permettre l’installation d’un attelage.

Que penser du nouveau style de la Cupra Born ? Du positif selon moi. La berline compacte gagne en personnalité et en caractère, s’intégrant mieux désormais dans la gamme Cupra. Son physique de monospace compact pouvait faire un peu tache auparavant dans les showrooms de la marque, aux côtés de SUV super agressifs. Avec ce restylage, elle gagne en personnalité, tout en restant fidèle à l’ADN de Cupra. La nouvelle couleur ajoutée au nuancier est le Gris Timanfaya, qui s’intègre parfaitement dans la direction stylistique de Cupra et se marie bien avec les autres éléments en bronze.

Côté dimensions, rien n’évolue pour la Cupra Born. La berline compacte mesure 4,33 m (12 mm supplémentaires du fait des nouveaux boucliers), 1,50 m de haut et 1,80 m de large.

Habitabilité : en profiter à 4

Bien que la Cupra Born ne soit pas immense, elle offre l’espace nécessaire pour quatre personnes. Pour tout vous avouer, nous avons partagé la voiture à trois lors de notre essai, trois adultes dépassant tous 1,80 m, et nous ne nous y sentions pas à l’étroit.

L’espace aux places arrière est assez généreux pour mes jambes, même lorsque le siège avant est réglé pour un grand gabarit. La garde au toit est importante. Le seul petit défaut est le manque de visibilité à l’avant dû aux sièges baquets CUPBucket fournis par Sabelt. Ils sont très beaux, présentent désormais une coque arrière en imitation carbone faite de matériaux recyclés, contrairement au vrai carbone de leur première version, mais ils sont imposants et gênent la visibilité du passager arrière.

En revanche, ces sièges offrent un bon maintien tout en n’oubliant pas le confort. Ce n’est pas toujours le cas avec des baquets Sabelt : ceux installés dans les Abarth 600e ou Alfa Romeo Junior Veloce sont certes magnifiques en design, offrent un excellent maintien, mais oublient totalement le confort. Ceux de Cupra constituent un bon compromis entre maintien des occupants en conduite sportive et confort lors des longs trajets.

Et surtout, ces sièges viennent donner du caractère à l’habitacle. Réservés à la version VZ qui se veut sportive, ils collent aussi parfaitement à l’esprit sportif et jeune de Cupra. Je me doute que 90 % des configurations choisies par les clients n’en disposeront pas, mais ils ont le mérite d’exister et de laisser le choix d’une expérience plus sportive à bord.

À bord, Cupra a aussi revu les finitions. On est bien loin du lancement de la Volkswagen ID.3, qui était très décevante sur ce sujet. Les plastiques de la planche de bord sont moussés, les éléments texturés en 3D comme l’insert face au passager ou le centre du volant.

Les panneaux de portes ont aussi été redessinés avec, là encore, des matériaux texturés ou encore de la microfibre Dinamica. Les ajouts sont qualitatifs, la voiture se rapproche de l’univers premium, ajoutant à cela une présentation sombre jouant sur des couleurs comme le noir, le gris et le bronze.

Concernant le volume de coffre, il atteint 385 litres et propose une banquette rabattable en 2/3 – 1/3. On note toujours l’absence de frunk à l’avant malgré l’architecture propulsion de la plateforme MEB.

Infodivertissement : confié à Android

Dans l’habitacle, on remarque une première évolution avec le compteur qui passe de 5,3 pouces à 10,25 pouces. L’ensemble gagne en lisibilité et en espace d’affichage.

Le plus intéressant est l’ajout d’un système d’infodivertissement fonctionnant sous Android Automotive avec une surcouche Cupra. Utilisant l’écran tactile de 12,9 pouces, il est possible d’installer des applications comme Google Maps, Waze ou encore Spotify et de s’en servir sans recourir à son smartphone. L’écran reste bien entendu compatible avec Apple Carplay et Android Auto.

Le gain de taille du combiné d’instrumentation prend alors tout son sens, car la navigation peut être affichée directement dans le compteur. Je ne parle pas uniquement du GPS nativement intégré dans le véhicule, mais aussi de Google Maps ou Waze.

On note aussi le retour de commandes physiques sur le volant. Le volant se retrouve avec des palettes pour gérer l’intensité du freinage régénératif, allant jusqu’au One-Pedal.

Enfin, Cupra annonce l’arrivée du système audio Sennheiser à 10 haut-parleurs avec technologie brevetée Contrabass. Et celui-ci se montre très puissant.

Aides à la conduite : encore plus complètes

Cupra annonce avoir amélioré les aides à la conduite. La conduite semi-autonome, nommée Travel Assist 3.0, est désormais basée sur le cloud afin d’améliorer le contrôle longitudinal de la voiture. Mais surtout, le système reconnaît désormais les ralentisseurs, les feux tricolores ainsi que les passages piétons. Il reste bien entendu capable d’adapter sa vitesse aux virages arrivants. Sur la partie autoroutière de notre essai, il est vrai que la voiture gardait bien sa ligne au centre de la voie.

Cupra communique aussi sur la fonction Crossroad Assist, conçue pour éviter les collisions aux intersections, la fonction Front Assist détectant les voitures en amont et capable de freiner d’urgence, ou encore la fonction Precrash qui prépare l’accident s’il est inévitable en agissant sur le contrôle de stabilité ESC, le Front Assist pour activer les prétensionneurs de ceintures, fermer les vitres et allumer les feux de détresse. Fort heureusement, je n’ai pas eu l’occasion d’essayer ces systèmes de sécurité.

Planificateur d’itinéraire : simple et efficace

Le planificateur d’itinéraire fonctionne avec la navigation maison de Cupra. Bien qu’Android aide le système d’infodivertissement de la Cupra Born, le constructeur espagnol ne va pas aussi loin que Renault, qui confie la planification d’itinéraire à Google Maps.

Il est possible de régler, sur ce planificateur d’itinéraire, le pourcentage de batterie souhaité à l’arrivée ainsi qu’à chaque arrêt de ravitaillement. En prenant en compte ces réglages, le planificateur va vous proposer ce qui semble, selon lui, être le meilleur itinéraire.

Conduite : dynamique, mais pas sportive

Lors de cette session d’essai à Madrid, seule la version VZ, pour Veloz, était disponible. Il s’agit de la version la plus puissante de la Cupra Born, développant 326 chevaux en propulsion avec une batterie de 79 kWh.

J’avais de bons espoirs pour cet essai : une voiture de 326 chevaux à la présentation sportive et en propulsion, on avait tout pour passer un bon moment. Les accélérations sont dynamiques avec un 0 à 100 km/h annoncé en 5,6 secondes, mais c’est moins bien que la Volkswagen Golf GTI Edition 50 de 325 ch que j’ai essayée juste avant, qui effectue le 0 à 100 km/h en 5,3 secondes.

Certes, la Cupra Born est plus lourde, mais avec une transmission propulsion, elle devrait mieux accélérer que cette Golf GTI thermique, profitant en plus de l’instantanéité de l’électrique à l’accélération.

C’est à ce moment que j’ai compris que la Cupra Born VZ est dynamique, mais pas sportive. Lors d’un essai sur route sinueuse, j’ai choisi le mode de conduite Cupra : il rigidifie la suspension active DCC, accentue la réactivité de la pédale d’accélérateur et alourdit la direction.

Mais la voiture a tendance à élargir la trajectoire en virage. Ses deux tonnes sur des pneus de seulement 235 mm de large ne font pas de miracle. De plus, l’ESP bride vraiment les intentions de conduite sportive en réduisant volontairement la puissance. Enfin, la pédale de frein manque de mordant pour une conduite véritablement sportive.

Et mon constat est d’autant plus surprenant que quelques jours après mon essai de la Cupra Born, j’ai eu la chance de mettre la main sur la plus aboutie des sportives électriques, la Hyundai Ioniq 5 N. Alors certes, la coréenne propose 300 chevaux supplémentaires et coûte 30 000 euros de plus, mais son approche prouve qu’une voiture électrique peut être sportive. Cupra devrait s’inspirer de certains points, notamment la simulation de boîte de vitesses, qui ajoute une pointe d’émotion à la conduite.

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Une fois ce constat fait, il est possible d’apprécier la Cupra Born autrement. En mode Eco ou Confort, la voiture se veut docile et silencieuse, la pédale d’accélérateur est moins vive et la suspension s’assouplit grâce aux 15 positions possibles des amortisseurs DCC.

On laisse faire la conduite semi-autonome sur autoroute, on profite du bon système audio Sennheiser et, en ville, on peut jouer du freinage régénératif, allant jusqu’à la conduite One-Pedal. La conduite à une pédale est plutôt facile à gérer pour rester doux, ce qui n’est pas le cas sur tous les véhicules.

Autre point appréciable : le fait d’avoir la navigation Google Maps ou Waze directement dans le fond de compteur, avec la vitesse, l’autonomie et d’autres informations essentielles du véhicule encore affichées.

C’est mieux que le système de navigation natif d’un véhicule : il est possible d’indiquer directement le cabinet de votre médecin, votre magasin ou un lieu d’intérêt comme destination sans chercher ni taper l’adresse exacte. De plus, Waze affiche les zones de danger, les accidents, la présence de police et les phénomènes météo, et cela directement dans le compteur désormais.

Autonomie, batterie et recharge

Sous le capot… ou plus exactement sur l’essieu arrière, puisque cette Cupra Born conserve une architecture propulsion avec moteur arrière, les niveaux de puissance restent inchangés. La compacte espagnole est proposée en quatre variantes : 170, 190, 231 et jusqu’à 326 chevaux.

La gamme repose sur trois capacités de batterie. Une version de 50 kWh accompagne le moteur de 170 chevaux, avec une commercialisation en France prévue plus tardivement. Une batterie LFP de 58 kWh est associée à la déclinaison de 190 chevaux, tandis que l’accumulateur de 79 kWh équipe les versions de 231 et 326 chevaux.

Selon la configuration choisie, l’autonomie débute à 400 km en cycle WLTP et dépasse les 600 km sur les finitions Endurance et VZ dotées de la plus grosse batterie. La Cupra Born Endurance annonce 631 km d’autonomie WLTP, ma version d’essai VZ pointe à 627 km WLTP. Bon point pour la Cupra Born Plus, dotée de la batterie de 58 kWh, annonçant 484 km d’autonomie WLTP.

Je n’ai pas pu juger de la consommation de la Cupra Born VZ : le parcours prévoyait seulement une centaine de kilomètres, soit une demi-journée de roulage partagée à trois. D’autant que sur les routes secondaires, nous avons adopté un rythme élevé qui n’est pas du tout représentatif d’un roulage quotidien en zone urbaine et périurbaine.

Côté recharge, la batterie de 79 kWh accepte une puissance maximale de 183 kW en courant continu. Le 10 à 80 % s’effectue en 29 minutes. La batterie LFP de 58 kWh tolère 105 kW pour un 10 à 80 % en 26 minutes.

En courant alternatif, toutes les versions disposent d’un chargeur embarqué de 11 kW de série. La déclinaison VZ bénéficie également de la fonction V2L (Vehicle-to-Load), permettant d’alimenter des appareils électriques externes via un adaptateur branché sur la prise CCS.

Prix, concurrence et disponibilité

La Cupra Born restylée débute à 36 570 euros dans la version Plus, dotée de 190 chevaux et de la batterie de 58 kWh pour 484 km d’autonomie.

Notre version d’essai VZ, déclinaison haut de gamme, débute à 46 170 euros avec 326 chevaux, 79 kWh de batterie, 627 km d’autonomie et un équipement très généreux.

Entre les deux vient se glisser la finition Endurance, utilisant elle aussi la grande batterie mais avec un moteur moins puissant de 231 chevaux, pour 631 km d’autonomie à 42 570 euros.

Le lieu de production de la Cupra Born, l’usine Volkswagen de Zwickau en Allemagne, la rend éligible au bonus écologique. De quoi abaisser les prix de 3 450 à 5 170 euros selon les revenus, que ce soit pour la version Plus ou la version VZ, qui reste sous les 47 000 euros.

La principale rivale de la Cupra Born sera la cousine Volkswagen ID.3 Neo, qui vient elle aussi de recevoir une importante mise à jour technique. Entre la Cupra et la Volkswagen, le choix sera une affaire de goût. Parmi les concurrentes, on peut aussi citer la MG4, qui présente un gabarit similaire mais ne propose pas autant d’autonomie, puisqu’elle plafonne à 545 km. Elle se veut en revanche plus accessible.

Note finale du test
8 /10
La version restylée de la Cupra Born lui permet d’arriver pleinement à maturité. Et le plus intéressant est que Cupra n’a pas eu besoin de retravailler les motorisations, qui étaient déjà convaincantes avec de bonnes autonomies pour la catégorie et le prix.

Les modifications de style lui donnent davantage de caractère, tandis que la vie à bord s’améliore avec l’ajout d’Android Automotive et de ce nouveau combiné d’instrumentation. En revanche, sur la route, ce n’est pas la révolution. La Cupra Born manque encore d’un peu d’émotion pour une marque à l’identité aussi forte que Cupra. C’est une très bonne voiture du quotidien, mais il ne faut pas espérer avoir des frissons à son volant. Sur ce point, j’espère que la petite Raval fera mieux.

Avec des prix débutant à peine au-dessus de 30 000 euros en profitant du bonus, et autour de 40 000 euros pour les versions haut de gamme, puissantes et dotées d’une grande autonomie, la Cupra Born offre un bon rapport prix/autonomie/qualité. Ce restylage ne change pas radicalement la copie, il l’améliore !

Points positifs du Cupra Born VZ

  • Design plus affirmé

  • Espace à bord

  • Autonomie généreuse

  • Comportement dynamique...

Points négatifs du Cupra Born VZ

  • ...mais pas sportif

  • Manque toujours d'une pointe d'émotion

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