Répéteur Wi-Fi, Mesh, CPL : le guide ultime pour bien capter Internet chez vous

Bienvenue sur les internets

 

Oui, il y a bien le Wi-Fi de votre box, mais il n'arrive pas à distribuer le réseau convenablement dans toutes les pièces de la maison. Fort heureusement, il existe des solutions pour améliorer tout ça, et elles ne sont pas toujours très chères.

Internet c’est chouette. Mais faut-il encore que ça marche. Vous disposez d’une connexion fibre ou d’un solide ADSL pourtant, rien n’y fait, les débits finaux ne sont pas à la hauteur de votre attente. Si ce n’est pas votre fournisseur d’accès qui subit une panne, c’est probablement du côté de votre réseau domestique qu’il faut regarder.

Car il faut se rendre à l’évidence, bien souvent, les box fournies avec les abonnements internet ne sont pas toujours optimales. Leur souci principal : un réseau Wi-Fi de piètre qualité. Du coup, si vous essayez de vous connecter dans une autre pièce que celle où se trouve votre Box, il y a fort à parier que vous êtes amputé d’une partie plus ou moins sensible de votre débit… voire que vous ne captiez plus rien du tout.

Mais plaie de débit n’est point mortelle. Il existe de nombreuses solutions pour profiter de tout votre débit où que vous soyez chez vous. Voici nos conseils.

Pour remplacer sa box : les routeurs « mesh »

Deux produits dominent actuellement : le Google (Nest) Wi-Fi de… Google et l’Orbi de Netgear. C’est ce dernier que nous préférons. On l’utilise d’ailleurs à la rédaction de Frandroid, et aussi à titre personnel.

Netgear Orbi RBK20 : notre recommandation

Le RBK20 est la solution polyvalente de chez Netgear, il s’agit d’un routeur/répéteur Mesh. Comme c’est un routeur, il peut non seulement se brancher directement à votre vieillissant modem qui n’a pas de Wi-Fi, mais aussi, et surtout, remplacer le Wi-Fi de votre box. Sa force principale est d’offrir une bande dédiée à la communication entre le routeur et les satellites, ce qui permet de garantir un réseau plus stable et moins de perte de débit. Du coup, vous pouvez également brancher un appareil en Ethernet directement au Orbi. Cela évitera d’avoir à faire courir un câble à travers tout votre logement. Ce qu’on appelle dans le jargon un Backhaul Ethernet.

Il prend en charge la norme « ac » (5 GHz), ou Wi-Fi 5 selon la nouvelle nomenclature. Toutes les box ne le proposent pas encore même si c’est de plus en plus rare. Comme c’est un Wi-Fi tri-bande, vous obtenez un débit théorique de 2 200 Mb/s (2,2 Gb/s) au total en cumulant toutes les bandes, ce qui n’arrive jamais en pratique. Cela permettra toutefois de distribuer très convenablement votre connexion fibre. Rares sont celles qui dépassent aujourd’hui 1 Gb/s. Ne vous inquiétez si vous possédez des appareils non compatibles avec le Wi-Fi ac (comme les premières PS4), il diffuse également en 2,4 GHz (alias Wi-Fi n).

Une fois la base installée, vous pourrez ajouter à l’envi des satellites qui renverront le signal pour étendre le réseau très facilement. Toutes les bornes partagent le même nom de réseau et mot de passe, ce qui permet de passer d’un satellite à un autre de façon transparente.

Orbi a enfin le mérite de s’accompagner d’une application complète et bien ficelée. Ceux qui ne sont pas spécialement calés en informatique seront guidés pas à pas. Orbi dispose également d’un contrôle parental assez poussé et plutôt bien ficelé.

Si vous souhaitez aller encore plus loin, vous pouvez choisir le RBK50, aussi appelé Orbi « Performance », qui monte à 3 Gb/s et dispose de ports RJ45 supplémentaires. Elle coûte 100 euros de plus. Les 800 Mb/s théoriques supplémentaires n’auront qu’une faible utilité à l’usage la plupart du temps, toutefois les ports Ethernet supplémentaires auront un intérêt pour une utilisation en backhaul.

Notez enfin que Netgear propose désormais une version de son Orbi compatible Wi-Fi 6, le RKB852. Cette nouvelle norme commence à faire parler d’elle, mais elle est encore loin d’être démocratisée. Si vous souhaitez quelque chose paré pour l’avenir, c’est une bonne solution. En revanche, comme souvent avec les technologies récentes, l’addition est salée. L’un dans l’autre, il est sans doute encore un peu tôt pour se l’offrir.

Linksys Velop : l’alternative

Le Velop de Linksys est également une solution intéressante et performante. Dans les grandes lignes, les différences entre les deux modèles sont quasi inexistantes, mais vous pourrez éventuellement apprécier le design plus cubique du Velop. Nous préférons toutefois Orbi dont les fonctionnalités sont plus nombreuses et un et prix légèrement plus doux. Orbi est également généralement considéré comme plus performant.

Google Nest Wi-Fi : mention passable, mais avec Google Assistant

Courant octobre, Google a présenté une nouvelle version de son Google Wifi, le Google Nest Wifi. Un « Nest » qui renvoie à la gamme domotique de Google, qui à terme, intégrera toutes les enceintes Google Home. Ce n’est pas un hasard, car cette nouvelle version possède désormais un micro et un haut-parleur pour Google Assistant.

L’idée est assez bonne, mais comme nous le disons dans notre test du Nest Wifi, l’objet déçoit un peu sur ses performances, notamment des satellites qui ne sont que bi-bande, créant ainsi certains problèmes de performances. Toutefois c’est une solution sympa pour qui souhaite ajouter un peu de Google Assistant à son réseau. Même si la solution reste moins intéressante que celle de Netgear selon nous.

Pour étendre son réseau à moindre coût : les répéteurs

Contrairement aux routeurs qui peuvent remplacer votre Box. Les répéteurs se contentent de relayer le réseau fourni par votre box. Leur avantage principal est d’être moins couteux, mais ils sont généralement moins performants. Nous les recommandons surtout à ceux qui ne sont pas fibré et veulent simplement pouvoir se connecter à internet dans toutes les pièces de la maison de manière simple. Toutefois, si vous possédez une box haut de gamme (Freebox Delta, Box 8 de SFR, Livebox 4/5 notamment), vous pouvez investir également dans un modèle plus performant.

Pour un usage courant

Si vous comptez le brancher directement à une prise murale, optez pour un modèle doté d’une prise gigogne afin de ne pas bloquer une arrivée électrique. C’est toujours mieux, et le surcoût est bien souvent très faible. Nous recommandons à nouveau un produit Netgear qui répond au doux nom de Netgear EX6130-100FR. Il dispose d’une prise et d’un connecteur Ethernet (10/100) tout en étant double-bande pour des débits théoriques de 1,2 Gb/s. Nous recommandons ce modèle que nous avons utilisé longtemps sans aucun souci, mais d’autres feront tout aussi bien l’affaire.

On pense par exemple à ce répéteur TP Link RE365 qui propose les mêmes choses avec un look un peu plus fun pour moins de 50 euros. Il est capable de connecter 32 appareils simultanément selon le fabricant contre 20 chez Netgear, dans les deux cas, ce sera probablement suffisant.

Si vous avez bonne box récente et une connexion solide

Si vous disposez d’une bonne connexion internet avec une box récente, qui n’a donc pas vraiment besoin d’être remplacée, par un routeur à part entière, nous vous recommandons d’investir un répéteur plus haut de gamme. Il sera certes plus cher à l’achat, mais aura le mérite de peu (voire pas) étrangler votre débit.

L’EX7700 de Netgear frappe juste avec ses trois bandes et 2,2 Gb/s théoriques. Il reprend le nom de votre réseau à la manière d’un réseau Mesh, gère jusqu’à 40 appareils et propose 2 ports Ethernet Gigabit pour brancher divers appareils en filaire. Vous le trouverez à moins de 110 euros.

Le CPL : une solution de niche

Longtemps considéré comme une sérieuse alternative au Wi-Fi, les CPL, pour Courant Porteur en Ligne, n’ont pas su évoluer aussi vite que la technologie sans-fil au point que le CPL est désormais considéré comme en fin de vie. La faute à un sérieux problème d’atténuation. Les débits décroissent rapidement en fonction de la longueur du réseau électrique par lequel ils transitent.

Ils ont toutefois deux avantages. En premier lieu, la configuration est d’une simplicité effarante : on branche chaque module dans une prise électrique puis les câbles Ethernet — le premier au routeur le second à son appareil — et ça fonctionne. En second lieu, le réseau est beaucoup plus stable pour un faible coût, notamment dans les endroits où les interférences sont nombreuses. Obtenir la même stabilité en Wi-Fi nécessite souvent des appareils haut de gamme bien plus chers et bien plus complexes à configurer.

À l’heure du tout sans-fil, le CPL se suffit rarement à lui seul, mais il peut être intéressant pour relier un PC dédié au jeu ou une console pour lorsque le Wi-Fi n’offre pas une expérience satisfaisante par exemple. Si l’on perd en débit, vous gagnerez un ping très stable, ce qui est assurément plaisant pour ceux qui jouent ligne. Il vous permettra d’avoir une connexion spécifique pour l’appareil en question.

Une fois que l’on a pris conscience de la spécificité de l’usage que couvre un CPL, inutile de dépenser des sommes importantes dans un CPL haut de gamme. Un petit appareil de moyenne gamme remplira son office. De toute façon, vous ne récupérez jamais la totalité de votre débit internet. Nous utilisons chez nous le dLan 8112 1000+ Duo qui fait exactement ce qu’on lui demande et coûte moins de 50 euros.

Il existe des modèles avec du Wi-Fi intégré, mais si vous en avez besoin d’étendre votre couverture Wi-Fi là où se trouve le CPL, optez plutôt pour solution sans-fil dédiée.

FAQ

Wi-Fi a, b, g, n, ac, 5 ou 6, à quoi cela correspond ?

Qu’il s’agisse de lettre ou de chiffre, ils correspondent à une norme Wi-Fi dont le nom barbare et est en fait IEEE 802.11x. La lettre correspond ensuite à la « version » de la technologie utilisée. Historiquement, on utilisait des lettres, mais la Wi-Fi Alliance a décidé de passer sur des chiffres pour que ce soit plus compréhensible.

Aujourd’hui c’est le Wi-Fi « ac » qui est couramment utilisé, ou Wi-Fi 5 selon la nouvelle nomenclature. Viendra ensuite le Wi-Fi « ax » ou Wi-Fi 6 qui commence doucement à arriver sur le marché. La norme gagnera en popularité tout au long de l’année 2020 puis surtout en 2021.

Comment bien positionner son répéteur Wi-Fi ?

La règle de base est la suivante : un répéteur ne peut répéter que ce qu’il reçoit. Il faut donc le placer le plus loin possible de votre routeur, mais suffisamment près pour que le débit ne soit pas trop dégradé. En fonction de la configuration de votre logement, la distance variera. Il faut donc mieux tester plusieurs emplacements pour trouver le meilleur compromis entre débit relayé et couverture.

Dit-on le Wi-Fi ou la Wi-Fi ?

Contrairement à ce que l’on entend parfois, Wi-Fi n’est pas la contraction de Wireless Fidelity comme pouvait l’être Hi-Fi en son temps. En réalité Wi-Fi ne veut… rien dire. C’est simplement une marque, un nom propre, qui désigne un ensemble de protocoles de communication, même s’il s’agit d’un jeu de mots avec Hi-Fi. Sans surprise, le terme est Anglais et n’a donc pas de genre à proprement parler. Vous pouvez donc théoriquement employer l’un comme l’autre.

Ceci étant dit, le « bon » usage défini par l’Académie française veut qu’en l’absence de genre établi il convienne d’utiliser le genre « neutre », identique au masculin. Libre à vous ensuite de vous appuyer sur cet argument pour votre prochain débat sur la question. À l’usage, sachez toutefois que « le » est bien plus courant.

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