Coup dur pour les consoles portables : AMD priverait ces puces de son FSR 4.1

 
Alors qu’AMD vient d’annoncer l’arrivée très attendue du FSR 4.1 pour ses anciennes cartes graphiques, une mauvaise nouvelle se profile pour les joueurs nomades. Les processeurs basés sur l’architecture RDNA 3.5, qui équipent la plupart des consoles et PC portables récents, en seraient malheureusement privés.
Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Les joueurs ont eu raison d’AMD : le 14 mai dernier, la firme a confirmé que sa technologie d’upscaling FSR 4.1 ferait bien son arrivée sur les cartes graphiques d’anciennes générations (RDNA 3 dès juillet, et RDNA 2 début 2027). Fini l’exclusivité aux RX 9000 lancées l’année dernière, les possesseurs de cartes AMD RX 6000 et 7000 pourront enfin profiter d’une qualité d’image digne de ce nom grâce à une déclinaison en INT8.

Cette annonce laissait cependant une ombre au tableau, ou tout du moins une inconnue : est-ce que les puces graphiques intégrées aux PC portables ainsi qu’aux consoles PC portables pourront aussi en profiter ? Selon des informations recueillies par le site spécialisé de HardwareLuxx, l’architecture RDNA 3.5 ferait l’impasse sur cette technologie.

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FSR 4.1 absent des consoles portables en 2026 ?

À l’occasion du Computex 2026, David McAfee, vice-président et directeur général de la division Client d’AMD, a jeté un véritable pavé dans la mare. Interrogé sur la prise en charge du FSR 4.1 pour l’architecture RDNA 3.5, il a admis que cela n’était actuellement « pas prévu » et que la décision penchait fortement vers un « non » définitif. Pourquoi priver des puces aussi récentes de cette technologie, alors que des architectures plus anciennes y ont droit ? Un mot (enfin, deux lettres) : IA.

Source : AMD

Le FSR 4 repose en effet sur des réseaux de neurones pour générer ses pixels. Si les cartes graphiques dédiées (RDNA 4, ou même les Radeon RX 7000 en RDNA 3) disposent de la puissance nécessaire pour encaisser ce calcul, la réalité est tout autre pour les puces graphiques intégrées (iGPU) comme les Radeon 890M ou 880M qui animent les processeurs de la gamme Ryzen AI 300 et 400.

Le traitement IA du FSR 4 demande en effet des ressources considérables qui risqueraient de consommer le peu de puissance brute dont disposent ces petites puces. Contrairement à une vraie carte graphique qui possède sa propre mémoire ultra-rapide, un APU partage sa mémoire vive (DDR5 ou LPDDR5X) avec le processeur. Le FSR 4 a besoin d’accéder constamment aux vecteurs de mouvement et à son réseau de neurones, ce qui saturerait instantanément la mémoire et annulerait le gain de performances offert par l’upscaling.

Des solutions de contournement

Une version officieuse du FSR 4 en INT8 (issue d’une fuite de 2025) fonctionne déjà sur certains de ces appareils via des outils comme Optiscaler. Si le coût en performances sur l’iGPU est particulièrement lourd, certains pourraient privilégier la qualité graphiques du FSR 4.1.

Les écrans de ces machines montent en gamme alors que certains modèles passent à l’Oled pour un rendu parfois saisissant en nomade. Si on reste habitués aux définitions basses et aux réglages plus économes sur console portable, ces nouvelles dalles pourraient bien rehausser l’exigence des joueurs sur la qualité d’image.

Même si rien n’est encore gravé dans le marbre, il faudra probablement se faire une raison : pour profiter de la quintessence du FSR 4 sur console portable, il faudra très certainement attendre la prochaine génération d’APU équipés en RDNA 4.


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