
La Samduo Nex E6000 promet 6 kWh de stockage solaire dans 12 cm d’épaisseur, le tout branché sur une simple prise. Comme l’Anker Solix Solarbank Max AC que j’ai testée récemment, elle n’a pas d’entrée pour les panneaux solaires.
Ceux-ci injectent leur production dans le réseau de la maison, un compteur posé au tableau électrique mesure ce qui entre et ce qui sort, et la batterie absorbe le surplus pour le rendre plus tard. C’est ce qu’on appelle un stockage « couplé AC » : on peut l’ajouter à une installation existante, quelle que soit la marque des panneaux.
Samduo est un nouveau venu en France : la marque est la filiale européenne du chinois Hubei Yixing Intelligent Equipment, et elle a présenté sa gamme Nex E en juin 2026 à Amsterdam. La Nex E6000 a une jumelle, la Nex E6000H, qui reprend les mêmes caractéristiques dans un cube de 23 litres à poser au sol, au même prix de 1 999 €.
Nous avons installé cette batterie en région bordelaise, avec une maison déjà équipée en solaire : des panneaux d’environ 3 kWc sur micro-onduleurs, un contrat EDF Tempo, et environ 9 kWh de consommation par jour.
Fiche technique
| Samduo Nex E6000 | |
|---|---|
| Capacité | 6 kWh (6 028 Wh), extensible à 90 kWh |
| Chimie | LFP (lithium-fer-phosphate) |
| Puissance de charge et de décharge | 2 600 W |
| Sortie vers le réseau, par défaut | 800 W |
| Prise hors réseau (en cas de coupure) | 2 600 VA (3 640 VA pendant 10 s) |
| Durée de vie annoncée | 10 000 cycles |
| Garantie | 10 ans |
| Dimensions, poids | 842,5 × 500 × 119,5 mm, 59 kg |
| Protection | IP65, de −20 à 55 °C |
| Connectivité | Wi-Fi, Bluetooth, LAN, RS485 |
| Prix | 1 999 € |
Un tableau de 59 kg plutôt qu’un bloc
Là où la plupart des batteries sont des blocs à poser au sol, la Nex E6000 se présente comme un grand panneau plat : 84 × 50 cm pour 11,9 cm d’épaisseur, avec une façade en verre trempé. A la manière d’un Tesla Powerwall. Elle se pose debout au sol ou se fixe au mur avec le support fourni. Avec 59 kg, la manipulation se fait à deux. Elle est certifiée IP65 et annoncée pour fonctionner de −20 à 55 °C.
Le design est très réussi, et c’est son principal argument. Le format a toutefois un revers : elle est étroite pour sa hauteur, donc son centre de gravité est haut. Si elle n’est pas fixée, le risque de déséquilibre est réel. Sans roulettes, ses 59 kg sont en outre contraignants dès qu’il faut la déplacer. Une fois en place, mieux vaut ne plus y toucher, et je recommande de la fixer au mur.

Samduo annonce moins de 25 dB. Je n’ai pas fait de mesure au sonomètre, mais à l’usage, elle est silencieuse : aucun bruit, même dans une chambre. Un défaut en revanche, surtout dans cette pièce : on ne peut pas éteindre ses LED. Le réglage descend au mieux à 10 % de luminosité, mais c’est très peu visible, y compris la nuit.
Essais et mesures
Comment j’ai mesuré
Pas de banc cette fois, mais un suivi en conditions réelles. Un compteur Shelly Pro 3EM au tableau mesure tout ce qui entre et sort de la maison. Une prise Shelly Plug S intercalée devant la batterie relève, chaque minute, ce qu’elle prend et ce qu’elle rend. J’y ajoute les données de l’application Samduo et, pour le soleil, les données modélisées d’Open-Meteo. Je n’ai pas fait de cycle à puissance constante : mes chiffres de rendement ne se comparent donc pas directement aux 800 W et 200 W de mon test de l’Anker.
Le courant acheté divisé par deux
Du 19 octobre au 4 novembre, soit 17 jours, la maison a pris 46,2 kWh au réseau et lui en a envoyé 15,0. Dans le même temps, la batterie a rendu environ 52,6 kWh à la prise. Sans elle, la maison aurait donc tiré de l’ordre de 92 à 99 kWh : entre 50 et 53 % de courant acheté en moins, soit environ 3 kWh par jour.

Le 18 octobre donne une idée de ce qu’elle récupère. Maison vide, batterie pas encore en service, 10,9 kWh sont partis sur le réseau en une seule journée. Sur les 17 jours suivants, il en est parti 15. Je n’ai en revanche pas accès à l’application des micro-onduleurs : la production est donc une estimation. À partir de la météo, j’arrive à environ 132 kWh produits, et à un taux d’autoconsommation qui passerait d’environ 40 % à environ 90 %. Prenez ces deux chiffres comme des ordres de grandeur ; Samduo promet, de son côté, de faire passer l’autoconsommation d’environ 25 % à 95 %.
La nuit, le réseau disparaît
Entre minuit et 6 h, la maison prend 0,6 à 1 kWh au réseau quand la batterie est vide. Quand il lui reste du stock, elle en prend 0,03 à 0,12 kWh : presque rien.

La régulation est d’ailleurs très fine. Pendant les décharges, le compteur au tableau affiche en valeur médiane 5 W : la batterie colle à la consommation de la maison, à quelques watts près.
Les jours gris, la batterie reste souvent vide
Six kilowattheures ne font pas de miracle quand le soleil manque pour une maison. Sur 17 jours, la batterie est descendue au plancher 11 jours et a atteint le plein 7 jours. Environ 73 % du courant acheté (33,6 kWh) l’a été batterie vide. À l’inverse, 10 des 15 kWh envoyés au réseau sont partis batterie pleine, faute de place dans la batterie, déjà pleine.

Le pic du 25 octobre résume bien la situation : 14,45 kWh achetés, parce que le foyer a rechargé une voiture électrique ce jour-là, le plus sombre de la période (0,79 kWh/m², contre 2,35 en moyenne), avec une batterie vide depuis la veille. Une batterie de maison de 6 kWh n’est pas faite pour ça, il faudrait idéalement plus de capacité de stockage pour cette maison en automne.
Et justement, la capacité est extensible de 6 à 90 kWh en mettant plusieurs batteries branchées entre elles, en monophasé et triphasé.
Environ 5 kWh rendus sur 6
La batterie contient-elle ce qu’annonce Samduo ? Son compteur interne affiche bien 6 028 Wh, avec une santé de 99,8 % après 13 cycles. Mais à la prise, c’est autre chose. J’ai relevé trois décharges du plein au plancher : elle a rendu 4,68, 5,01 et 5,39 kWh. Comptez donc environ 5 kWh réellement utilisables. Pour mémoire, l’Anker avait rendu la quasi-totalité de ses 7 kWh, à 800 W constants.
Elle s’arrête vers 5 à 7 % de charge, alors que la réserve lue dans ses réglages est de 10 %.
Un rendement d’environ 80 %
Du 31 octobre au 4 novembre, la batterie a pris 21,72 kWh à la prise et en a rendu 17,33. Soit un rendement aller-retour de 79,8 % : sur 100 kWh pris pour la recharger, 80 reviennent.
Comme l’Anker, elle perd davantage quand on lui demande peu. Au-dessus de 1 500 W, 95 % de ce que sortent les cellules arrive à la prise ; entre 100 et 300 W, 83 % ; sous 100 W, 69 %.

Cette plage basse pèse lourd dans le temps, moins dans l’énergie : la batterie a passé 83 % de son temps de décharge sous 300 W, mais cela ne représente que 31 % de ce qu’elle a rendu.
Une veille remarquablement basse
C’est son meilleur point. Au repos, la Nex E6000 consomme 5,8 W à la prise, soit environ 51 kWh par an. L’Anker en consommait 15 à 20 W, soit 130 à 175 kWh par an. Pour une batterie qui attend une bonne partie de la journée, c’est un vrai avantage.
800 W ou 2 500 W : le vrai sujet
La fiche annonce 2 600 W en charge comme en décharge, mais une sortie réseau bridée par défaut à 800 W. Ici, elle est sur un circuit dédié, et la puissance a été relevée dans l’application. J’ai mesuré jusqu’à 2 508 W en décharge et 2 473 W en charge.
La différence est nette : entre le 30 octobre et le 5 novembre, la moitié de l’énergie rendue (12,7 kWh sur 24,9) l’a été au-dessus de 1 500 W, ce qu’une sortie limitée à 800 W n’aurait pas pu fournir.
Mais je ne vous conseille pas d’en faire autant sans vérifier. Comme je l’expliquais pour l’Anker, la pleine puissance passe par un circuit dédié, et les démarches dépendent de votre installation. À ces puissances, la prise chauffe, et il faut une ligne dédiée jusqu’au tableau électrique installée par un électricien.
Dernier détail : en fin de charge, la batterie ralentit autour de 1 200 W, et une petite partie du surplus part alors sur le réseau (0,95 kWh en six jours). C’est négligeable.
Ce que je n’ai pas testé
La prise hors réseau et le comportement lors d’une vraie coupure de courant ; l’optimisation selon les tarifs (mes mesures sont faites en mode autoconsommation) ; le mode IA, que je n’ai fait qu’effleurer ; la commande locale par Home Assistant ; et un cycle à puissance constante. Je n’ai pas non plus vu de jour rouge Tempo, puisque tous les jours de la période étaient bleus.
Combien ça rapporte ?
J’ai fait le calcul aux tarifs réglementés en vigueur depuis le 1er août 2026, avec le contrat réel du foyer, EDF Tempo, mais aussi avec les options Base et Heures pleines/Heures creuses du Tarif Bleu. Sur les 17 jours mesurés, la batterie a rendu 52,6 kWh : 36,7 en heures pleines et 15,9 en heures creuses, que je compte de 22 h à 6 h pour les trois contrats. Le calendrier des couleurs ne donne que des jours bleus sur la période.
| Contrat | Prix du kWh | Économie sur 17 jours | Par jour |
|---|---|---|---|
| Tempo, jours bleus | 16,54 c en heures pleines, 13,56 c en heures creuses | 8,22 € | 48 centimes |
| Heures pleines/creuses | 21,42 c en heures pleines, 15,89 c en heures creuses | 10,39 € | 61 centimes |
| Base | 20,01 c | 10,52 € | 62 centimes |
Tempo est donc le contrat où la batterie rapporte le moins sur cette période : ses jours bleus sont déjà bon marché. Le foyer n’a pas de contrat de revente : son surplus partait gratuitement sur le réseau, il n’y a donc rien à retirer. Avec un contrat, il faudrait enlever jusqu’à 72 centimes au tarif EDF OA de 1,1 centime, celui des contrats demandés depuis le 5 juin 2026, et environ 2,60 € avec un contrat plus ancien, à environ 4 centimes.
Sur une année entière
Dix-sept jours d’automne ne font pas une année. J’ai donc simulé douze mois, heure par heure : production PVGIS de 3 kWc à Bordeaux (météo 2019-2023, panneaux au sud et au sud-ouest, que je suppose à parts égales et inclinés à 30°), 9 kWh de consommation par jour, batterie en autoconsommation avec les chiffres mesurés (5 kWh rendus, 80 % de rendement, 5,8 W de veille), couleurs réelles de la saison Tempo 2025-2026 et aucune revente du surplus.
Ce modèle est prudent : pour une production solaire comparable à celle du test, il donne environ 2,7 kWh rendus par jour, contre 3,09 mesurés. Je retiens donc une fourchette, entre le modèle brut et le modèle recalé sur ma mesure : environ 950 à 1 100 kWh rendus par an. C’est une estimation, pas une mesure sur douze mois.
Les 22 jours rouges de Tempo, où l’heure pleine passe à 72,95 centimes, pèsent moins lourd qu’on pourrait le croire. En plein hiver, la batterie se remplit mal, et elle rend une partie de son stock la nuit, en heures creuses. D’après mon modèle, elle rend ainsi environ 56 kWh sur ces 22 jours, et les jours blancs et rouges n’ajoutent qu’environ 23 € à l’économie annuelle. La recharger sur le réseau la veille d’un jour rouge rapporterait au mieux une trentaine d’euros de plus par an, d’après mon calcul. Je ne l’ai pas testé.
Et si l’électricité continue d’augmenter ?
D’après l’historique de la Commission de régulation de l’énergie, le kilowattheure en option Base (6 kVA) est passé de 15,03 centimes en août 2016 à 20,01 centimes en août 2026. C’est 33 % de plus en dix ans, soit près de 3 % par an. Sur la même période, le rythme est de 3,2 % par an en heures pleines, de 2,3 % en heures creuses et de 2,6 % en heure pleine Tempo bleue (9 kVA).
Ce n’est pas une ligne droite : le même kilowattheure avait grimpé à 25,16 centimes en février 2024, avant de retomber de 20 % un an plus tard. Je fais ici l’hypothèse que la hausse continue à 3 % par an pendant dix ans. Le réseau pousse dans ce sens, avec un tarif d’acheminement relevé d’environ 3 % en août 2026, et les prix de gros pour 2027 sont remontés à la rentrée. Mais RTE envisage aussi un marché de gros entre 35 et 50 €/MWh en 2030 : ce n’est donc pas une certitude.
| Contrat | Économie par an, aux prix actuels | Remboursé en (prix stables) | Remboursé en (+3 % par an) | Économies sur 10 ans (+3 % par an) |
|---|---|---|---|---|
| Tempo | 167 à 190 € | 10,5 à 12 ans | 9,5 à 10,5 ans | 1 900 à 2 160 € |
| Heures pleines/creuses | 181 à 206 € | 10 à 11 ans | 8,5 à 9,5 ans | 2 060 à 2 340 € |
| Base | 189 à 215 € | 9,5 à 10,5 ans | 8,5 à 9,5 ans | 2 140 à 2 440 € |
La hausse des prix change bien la conclusion, sans en faire une affaire. À 1 999 €, avec des prix stables, il faudrait 9,5 à 12 ans, donc le plus souvent au-delà de la garantie de 10 ans. Avec 3 % de hausse par an, on tombe à 8,5 à 10,5 ans : la batterie se rembourse le plus souvent juste avant la fin de sa garantie. Avec le code promo de Black Friday dont je parle plus bas, à 1 599 €, ce serait 7 à 8,5 ans, donc pendant la garantie.
Et si elle tient 15 ans, ce que rien ne garantit, les économies cumulées atteindraient 3 100 à 3 900 € avec ce même scénario. À l’inverse, si vous avez un contrat de revente, retirez environ 15 € par an à 1,1 centime, et environ 50 € à 4 centimes. Il faut aussi ajouter un compteur si vous n’en avez pas, l’électricien si vous visez la pleine puissance, et ce que votre argent aurait pu rapporter ailleurs.
Et si la maison consommait plus ?
Ce foyer n’est pas le plus favorable à une batterie. Deux personnes y vivent, la voiture électrique se recharge au travail et la maison compte peu d’appareils gourmands : environ 9 kWh par jour, dont seulement 3 kWh environ entre 19 h et 8 h. D’après mon modèle, de mars à septembre, la batterie rend donc environ 3 kWh par jour alors qu’elle pourrait en rendre 5 : elle a de quoi se remplir, mais la maison ne lui en demande pas plus le soir et la nuit.
Une maison qui consomme davantage la rentabiliserait donc plus vite ? Oui, mais à condition qu’elle consomme quand les panneaux ne produisent plus : c’est l’heure qui compte, plus que le total. En journée, les panneaux alimentent directement les appareils : il reste moins de surplus à stocker, et la batterie rapporte moins.
| Maison | Économie par an, aux prix actuels | Remboursé en (prix stables) | Remboursé en (+3 % par an) |
|---|---|---|---|
| Ce foyer : 9 kWh par jour, 3 kWc | 167 à 215 € | 9,5 à 12 ans | 8,5 à 10,5 ans |
| 3 kWh de plus chaque soir | 210 à 263 € | 7,5 à 9,5 ans | 7 à 8,5 ans |
| 3 kWh de plus chaque journée | 143 à 182 € | 11 à 14 ans | 9,5 à 12 ans |
| Consommation doublée de novembre à mars (chauffage électrique) | 137 à 176 € | 11,5 à 14,5 ans | 10 à 12,5 ans |
| Maison et panneaux deux fois plus grands : 18 kWh par jour, 6 kWc | 249 à 325 € | 6,5 à 8,5 ans | 6 à 7,5 ans |
Trois kilowattheures de plus chaque soir suffisent donc à changer la conclusion : la batterie se rembourserait pendant sa garantie, même avec des prix stables. Au-delà, elle ne rend presque rien de plus, car c’est alors le soleil qui la limite. Le chauffage électrique n’aide pas : il consomme surtout en hiver, quand elle se remplit mal. Et une maison à 20 kWh par jour avec seulement 3 kWc n’aurait presque plus de surplus à stocker : 102 à 125 € par an.
On reste en tout cas loin du « jusqu’à 1 584 € par an » que Samduo met en avant. La marque l’associe sur sa fiche à 5 543 kWh par an, soit plus de deux cycles complets par jour pour une batterie de 6 kWh, ce qui suppose des recharges sur le réseau à bas prix.
L’application : jolie et riche, mais sans export
L’application est franchement réussie. Elle est jolie, elle affiche beaucoup de données, et on prend plaisir à les parcourir. Elle reste un cran en dessous de celles d’Anker et de Zendure, mais elle fait mieux que celles de Bluetti et de Marstek (bien que la récente refonte a bien permis de rattraper ses concurrents). Deux regrets : on ne peut pas exporter ses données directement depuis l’application, et il reste quelques petits bugs de traduction.

Elle propose aussi un mode IA, que j’ai eu peu de temps pour tester. Il permet notamment d’anticiper la météo, comme chez les autres acteurs du marché aujourd’hui. Pour sa prévision de production solaire, Samduo demande de renseigner ses panneaux dans les réglages.
L’écran Battery fait le travail : énergie chargée et déchargée, heure par heure, et niveau de charge, à la journée, à la semaine, au mois ou à l’année. Mais en couplage AC, l’application ne connaît pas la production des panneaux : elle classe la recharge comme venant de la maison, et la partie solaire reste vide.

Samduo le précise d’ailleurs sur sa fiche produit : son compteur ne mesure pas une production tierce sans accessoire supplémentaire. Plus gênant, le compteur de réseau restitué par l’application était faux ici : 0 kWh le 3 novembre, contre 3,06 kWh au compteur du tableau. Ne vous fiez donc pas à lui pour votre bilan.
Bonne surprise, en revanche : pas besoin du compteur de la marque, le Shelly Pro 3EM déjà en place a fonctionné. Pour les bricoleurs, Samduo publie une API locale, documentée, et des intégrations communautaires pour Home Assistant existent.
Face à la concurrence
| Batterie | Capacité de base | Prix | Prix par kWh |
|---|---|---|---|
| Samduo Nex E6000 | 6 kWh | 1 999 € | environ 332 € |
| Anker Solix Solarbank Max AC | 7 kWh | 1 999 € | environ 286 € |
| Marstek Venus E 3.0 | 5,12 kWh | 1 249 € | environ 244 € |
| Zendure SolarFlow 2400 AC+ avec une batterie AB3000L | 5,28 kWh | 1 498 € | environ 284 € |
| Jackery SolarVault 3 Pro Max AC | 2,52 kWh | 779 € | environ 309 € |
| Marstek Venus A | 2,12 kWh | 649 € | environ 306 € |
À son prix public, c’est la plus chère au kilowattheure de ce tableau, sur la capacité annoncée. Elle a pour elle son format plat, sa façade, sa veille très basse et une extension annoncée jusqu’à 90 kWh. Si vous cherchez la capacité au meilleur prix, la Zendure SolarFlow 2400 AC+, l’Anker ou la Marstek sont plus raisonnables.
Au moment où j’écris ces lignes, la boutique de Samduo affiche toutefois un code promo de Black Friday qui retire 400 € et ajoute le Smart Meter de la marque, vendu 129 € à l’unité. À 1 599 €, la Nex E6000 revient à environ 266 € le kilowattheure annoncé.
Efficace au quotidien, rentable seulement à long terme
La Samduo Nex E6000 fait ce qu’on lui demande. En 17 jours d’automne, elle a divisé par deux le courant acheté, effacé le réseau la nuit tant qu’elle avait du stock, suivi la consommation à quelques watts près, et elle ne consomme presque rien au repos.
Elle est aussi belle et silencieuse. Ses limites sont claires : environ 5 kWh rendus sur 6 annoncés, un rendement de 80 % sans éclat, une application sans export de données et incomplète en couplage AC, des LED impossibles à éteindre, un format instable s’il n’est pas fixé, et un prix au kilowattheure élevé.
Côté argent, ce n’est pas un achat qui se rembourse vite : j’estime l’économie à 167 à 215 € par an selon le contrat, aux tarifs actuels. Si l’électricité continue d’augmenter de 3 % par an, il faut 8,5 à 10,5 ans à 1 999 €, et 7 à 8,5 ans à 1 599 €. Ce foyer sobre n’est pas le cas le plus favorable : avec 3 kWh de plus chaque soir, je descends à 7 à 8,5 ans à 1 999 €, et à 6 à 7,5 ans pour une maison et des panneaux deux fois plus grands. Elle peut donc devenir rentable, à condition que les prix suivent et qu’elle dure au moins aussi longtemps que sa garantie.
Je la verrais pour qui veut une batterie à fixer au mur, là où son silence et son design comptent, sous réserve que l’emplacement soit autorisé, et qui raisonne sur dix ans ou plus, surtout si sa maison consomme le soir. Dans ce cas, visez le prix promo. Si vous cherchez d’abord à amortir au plus vite votre investissement, les modèles moins chers de mon tableau gardent l’avantage : la hausse des prix joue aussi pour eux.

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