Voiturettes électrique à 10 000 € et recharge moins chère : voici les 17 mesures fortes du gouvernement pour l’électrique

 
Le gouvernement vient de dévoiler la 2e phase de son plan d’électrification. Au programme, des voitures électriques plus abordables, une recharge plus facile et transparente, ainsi que des flottes plus vertes.
Microlino Lite // Source : Jérémy Fdida pour Frandroid

Les ventes de voitures électriques poursuivent leur progression en France, puisqu’elles ont atteint une part de marché de 42 % en septembre. Un chiffre qui ne cesse de grandir, mais pas encore assez vite pour le gouvernement. Ce dernier multiplie pourtant les mesures et les incitations financières, comme la prime CEE et le leasing social.

Il a présenté ce jeudi 15 octobre la 2e phase de son plan d’électrification, qui ajoute 17 mesures aux 22 de la première phase, présentée en avril 2026.

Celui-ci concerne plusieurs domaines, mais nous allons ici nous focaliser sur la voiture électrique, qui représente un volet important du dossier. L’idée est très simple : renforcer la souveraineté française et rendre l’électrique plus simple et accessible à tous.

L’exécutif veut notamment rendre les petits véhicules électriques plus abordables. Comment ? Avec une nouvelle aide à l’achat pour les quadricycles L6 (limités à 45 km/h, les voiturettes sans permis) et L7 (90 km/h), qui doit ramener le prix d’un L7 autour de 10 000 euros, aides déduites.

Citroën Ami Buggy (2025) // Source : Citroën

Cette aide est réservée aux modèles assemblés dans l’Espace économique européen. Pour les L7, elle atteindra 2 000 euros dès le 1er janvier 2027. Le gouvernement cible des L7 à quatre places, limités à 90 km/h et dotés d’environ 150 kilomètres d’autonomie.

Bercy reconnaît lui-même qu’une telle offre est seulement « en train d’émerger » : mis à part quelques exceptions, comme la Microlino ou la Bagnole de Kilow, cette catégorie est pour le moment quasi-inexistante.

Microlino // Source : Micro

Pour revenir aux voiturettes, les L6 sans permis retrouvent un bonus dont elles avaient été privées en 2024. Mais la condition d’assemblage européen écarte, en l’état, la plus connue d’entre elles : la Citroën Ami, comme ses cousines Fiat Topolino et Opel Rocks, sort de l’usine Stellantis de Kénitra, au Maroc. Le gouvernement vise tout de même 15 000 L6 aidés en 2027 et 150 000 L7 vendus en 2030, tous produits en Europe.

L’État veut aussi électrifier les flottes des TPE et des PME, avec un objectif de 20 000 utilitaires. Une prime supplémentaire, qui s’ajoute à celle en vigueur depuis le 1er juin 2026, portera l’aide jusqu’à 11 000 euros pour les utilitaires zéro émission (à l’échappement) assemblés en Europe. Là encore, cette aide sera effective le 1er janvier 2027.

Permis B, recharge et batteries : les autres mesures

L’État s’intéresse aussi au permis de conduire. Mobilians, l’organisation professionnelle du commerce et des services de l’automobile, dont font partie les auto-écoles, s’engage à ce que 100 % des formations à la conduite en boîte automatique se fassent en voiture électrique d’ici 2030.

Le gouvernement veut aussi permettre la conduite d’un utilitaire zéro émission (à l’échappement) jusqu’à 4,25 tonnes avec un simple permis B. Là encore, cette mesure est prévue pour le 1er janvier 2027. Le poids des batteries peut réduire de 200 kg la charge utile d’un utilitaire électrique par rapport à son équivalent thermique, alors que le permis B est aujourd’hui plafonné à 3,5 tonnes.

Renault Trafic Van E-Tech electric // Source : Renault

L’exécutif s’attaque aussi à la recharge. Il promet de faire baisser de 35 % son coût à la maison, soit de 420 à 270 euros par an pour un conducteur type, grâce à une aide de 500 euros pour installer une borne pilotable en maison individuelle. Cette prime, intégrée aux certificats d’économies d’énergie (CEE) pour les véhicules électriques, sera versée à partir du 1er janvier 2027.

Plusieurs enseignes se sont aussi engagées à baisser le prix de la recharge sur leurs bornes, comme Leclerc, qui facture 0,17 euro le kWh sur ses bornes 22 kW, et Lidl, à 0,18 euro le kWh avec son application Lidl Plus. L’État s’attaque aussi à la lisibilité des prix sur les bornes publiques.

Bornes Ionity 600 kW // Source : Ionity

Le prix exact du kWh devra être affiché sur les bornes rapides de plus de 50 kW, de même que la puissance instantanément délivrée. Une note de paiement détaillée devra aussi être remise sur toutes les bornes dès avril 2027. L’affichage du prix et de la puissance s’imposera à la même date sur les bornes neuves, et en novembre 2027 sur les bornes existantes.

L’État prépare aussi un score de réparabilité pour les voitures électriques, dont les modalités doivent être fixées courant 2027. Il veut aussi que l’état de santé de la batterie soit communiqué systématiquement à l’achat d’une voiture électrique d’occasion, une pratique qui commence à se répandre.

Voitures électriques
Des Renault Zoé d’occasion // Source : Renault

Une partie de ces mesures doit encore passer par des textes législatifs ou réglementaires, et le plan arrive alors que le budget 2027 est en discussion à l’Assemblée nationale. Premier jalon : l’arrêté sur l’affichage des prix de recharge doit être mis en consultation d’ici le 1er novembre 2026. Pour les aides à l’achat et la prime à la borne pilotable, rendez-vous au 1er janvier 2027.


Si vous voulez recevoir les meilleures actus Frandroid sur WhatsApp, rejoignez cette discussion.

Pour nous soutenir gratuitement, dites simplement à Google d’ajouter Frandroid à vos sources préférées en cliquant ici.

Recherche IA boostée par
Perplexity