En quelques mois seulement, ponctués de deux plans de départs volontaires, le service client de SFR a vu son nombre d’employés fondre drastiquement, passant de 1500 au printemps 2017 à 40 seulement aujourd’hui.

Des bureaux déserts, en pleine après-midi de semaine, un peu partout en France. À Massy dans l’Essonne, à Gentilly dans le Val-de-Marne ou encore à Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône, c’est le même constat. Selon Les Jours, les locaux des services clients de SFR ont été, pour la plupart, complètement vidés. Résultat, le nombre d’employés accueillant les (nombreuses) plaintes des clients a été divisé par presque 40 (!) en passant de 1500 à 40 seulement.

Quand SFR devient S-enfer

Comment expliquer cette fuite de la main-d’œuvre ? En tout cas, le service client ne risquait pas d’être au chômage puisque SFR regroupe plus de plaintes que tous ses concurrents réunis.

Source : Observatoire Afutt, chiffres de 2017

En grande difficulté sur tous les plans, avec une fuite massive des abonnés et une augmentation drastique du nombre de plaintes, la direction a décidé de lancer deux grandes campagnes de départs volontaires. Il n’en fallait pas plus pour que l’immense majorité décide de démissionner (ou soit vivement invité à le faire).

Pour les remplacer, SFR fait désormais appel à Intelcia, rachetée par l’entreprise au carré rouge pour devenir la « filiale franco-marocaine de SFR ». C’est d’ailleurs dans ses locaux, à Champs-sur-Marne en Seine-et-Marne, que la pincée de courageux employés restants assure tant bien que mal les milliers de plaintes quotidiennes. On leur souhaite bonne chance.

La situation pourrait évoluer dans les prochains mois en cas de rachat de SFR par Bouygues Telecom.

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