L’impression multicolore existe depuis plusieurs années chez Bambu Lab avec l’AMS, qui alimente une seule buse et purge à chaque changement de couleur. Les changeurs d’outils vont plus loin : chaque filament a sa propre tête, ce qui accélère les changements et limite les déchets, en couleurs comme en matériaux.
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Mais avec la nouvelle Bambu Lab H3C, le constructeur veut passer à l’étape supérieure. Bambu Lab promet une impression multimatériau fiable mais aussi une impression avec plusieurs tailles de buses. Vous l’aurez compris, c’est un véritable événement que cette sortie de la Bambu Lac H3C.
Fiche produit
| Modèle | Bambu Lab H3C |
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| Fiche produit |
Installation et design
La machine est imposante, et son colis aussi, avec l’AMS livré à côté. Bambu Lab précise qu’il faut être au moins deux pour la sortir de sa boîte. Une fois sortie, installez-la sur un plan stable et droit, si possible à son emplacement définitif.

Pour ce qui est de la mise en place, rien de bien sorcier. Quelques vis à installer, les protections à retirer et le tour est joué. Il m’aura fallu quand même une bonne heure pour installer ensuite l’AMS. Comme d’habitude chez Bambu Lab, les instructions sont claires, précises avec les outils fournis. Même pour un grand débutant, vous ne serez pas perdus.
L’installation de l’AMS est plus laborieuse, avec des vis à placer dans l’imprimante. Une fois les sécurités retirées, il faut installer une à une les bobines de filaments avant de poursuivre la mise en place.

Une fois l’ensemble monté, l’imprimante 3D fait tout son travail de calibration. Vous pouvez ensuite lancer les modèles préinstallés. Notre première impression s’est déroulée sans problème. Sur ce point, Bambu Lab reste devant la concurrence.
Ergonomie : prévoyez de la place
La Bambu Lab H3C est massive : à côté d’elle, la H2S fait pâle figure. Une fois installée, vous ne la déplacerez pas facilement. Si vous la posez un peu en hauteur, l’AMS se retrouve vite hors de portée, à moins de monter sur une chaise.

Pour les divers usages de l’imprimante 3D, l’ergonomie est familière avec quelques repères. Un système de séchage intégré jusqu’à 85°C parvient à maintenir les filaments dans des conditions de stockage optimales.
Chaque buse du hotend de la H3C – de 0,2 mm à 0,8 mm – est fabriquée en acier entièrement trempé d’une dureté de HRC 55+, conçue pour résister aux filaments abrasifs comme la fibre de carbone, la fibre de verre et d’autres composites.
La chaleur est gérée par un système actif à double chauffage : la chambre d’impression est chauffée à 65°C par un capteur de contact qui assure un contrôle précis et stable, tandis que chacun des neuf outils peut atteindre 350°C, prenant en charge l’ABS, le PC, le PA-CF, le PET-CF et d’autres polymères haute température.
Le refroidissement est assuré par un système à quatre couches – un ventilateur de refroidissement de pièce conçu par CFD, deux ventilateurs latéraux de chambre, un ventilateur dédié à la tête d’impression et un ventilateur d’extraction arrière qui régule la température globale de l’espace d’impression. Ensemble, ils maintiennent les impressions haute vitesse nettes, les surplombs solides et les ponts propres, quelles que soient les conditions ambiantes.
Ergonomie du système multicouleur (AMS 2 Pro)
L’AMS Pro 2 se révèle particulièrement abouti dans son ergonomie. Positionné au-dessus ou à côté de la machine, il offre un accès privilégie aux 9 bobines, à condition de ne pas être trop haut. Le chargement du filament est simplifié par des guides visuels sur l’écran et une détection automatique des bobines.

Le système de séchage intégré (jusqu’à 65 °C) garde les filaments au sec, ce qui est appréciable pour le PLA et le PETG. Pour le TPU, Bambu Lab prévient en revanche que l’AMS 2 Pro ne le sèche pas complètement. La détection RFID fonctionne parfaitement avec les filaments Bambu Lab.
Quand une même tête doit changer de filament, Bambu Studio ajuste automatiquement le volume de purge selon les couleurs. Le système peut utiliser soit une tour de purge dédiée, soit le remplissage de l’objet comme zone de transition pour limiter les déchets.
L’écosystème AMS 3H automatise l’alimentation des matériaux vers l’outil approprié et synchronise les modules de séchage et de filtration (notamment avec le purificateur d’air E1) dès le début de l’impression.
Logiciel et interface : Bambu Lab toujours à la pointe
Bambu Handy
Comme toujours chez Bambu, l’application mobile vient en complément du logiciel pour du prêt à imprimer. Dans notre cas, elle a surtout servi au début à gérer l’installation ainsi que la maintenance. Elle deviendra plus utile quand des modèles prêts à imprimer adaptés à la H3C seront disponibles.
Bambu Studio
La Bambu Lab H3C n’étant pas encore commercialisée, nous avons dû utiliser une version bêta de Bambu Studio, qui gère les multiples têtes de l’imprimante. Le logiciel, d’habitude très simple, s’est montré un peu moins fluide sur cette version.

Si nous n’avons pas pu tester les modèles proposés pour éprouver l’imprimante 3D, nous l’avons tout de même mise à l’épreuve sur des créations multicolores, notamment des figurines. L’adaptation aux besoins se fait très simplement.
La personnalisation des multiples têtes de buses se fait sans manipulation supplémentaire. BambuLab garde une vraie longueur d’avance encore une fois.
Caméras et surveillance
La H3C embarque une caméra qui assure la surveillance de l’impression en temps réel avec détection d’échecs par intelligence artificielle. Cette caméra a sauvé plusieurs fois la mise lors de nos tests, détectant des supports mal accrochés ou des débuts de décollement avant que ça ne tourne au désastre de spaghettis plastique.
Fonctionnalités avancées
Bambu Lab annonce 23 capteurs, qui surveillent en permanence l’impression :
- Capteurs de température (buse, plateau, chambre, composants électroniques)
- Capteurs d’humidité dans l’AMS
- Détection de vibrations pour compensation active
- Surveillance du courant des moteurs
- Détection de flux filament et de bourrages
Input Shaping (compensation des vibrations) : Calibré lors du premier démarrage (4 minutes), ce système analyse le modèle de résonance mécanique de l’imprimante pour compenser activement les vibrations. Résultat : des impressions haute vitesse sans artefacts de ringing, permettant de maintenir la qualité même à 600-800 mm/s.
Chambre chauffée active : Régulation jusqu’à 65°C avec clapet de ventilation automatique selon les matériaux utilisés. Le clapet s’ouvre pour le PLA et se ferme pour l’ABS, sans intervention de votre part.
Calibration et compensation automatiques : L’architecture Swaptek™ gère de manière autonome la compensation du décalage des outils (tool-offset compensation) et une mise à niveau complète du plateau (bed-leveling) avant chaque impression.
Lecture anticipée du G-code : Le système analyse le G-code à venir pour lancer le préchauffage de la buse suivante pendant que l’outil actuel termine son segment, assurant une transition en seulement 6 secondes.
L’extrudeur FlexFeed gère les filaments de 1,75 mm et 2,85 mm, en passant de l’un à l’autre à la volée. Un canal dédié de 2,85 mm pour le TPU maintient le filament souple rigide sous pression, lui permettant d’être extrudé à jusqu’à trois fois le débit d’une imprimante classique. Le résultat est une impression fiable de TPU d’une souplesse allant jusqu’à 75A, permettant d’imprimer d’autres éléments qui nécessitaient autrefois une imprimante spécialisée.
Nos tests d’impressions
3D Benchy

Matériau : PLA Blanc
Temps d’impression : 24 minutes (profil standard)
Paramètres : couches de 0,2 mm, vitesses variables de 200 à 250 mm/s
Nos observations :
Un vrai travail d’orfèvre sur le petit bateau avec la plupart des surfaces lisses. L’impression finale ne donne quasiment aucune imprécision de la machine. La cheminée est bien détaillée tout comme les détails fins qui composent la figure. L’ensemble est presque parfait, malgré quelques petits surplus de matière par endroits. Le tout en deux fois moins de temps qu’avec la H2D.

Une impression standard : Hyper Ball sur socle

Matériaux : PLA 4 couleurs
Temps d’impression : 3 heures (profil standard)Paramètres : couches de 0,4 mm, vitesses variables de 150 à 250 mm/s
Avec cette petite Hyper Ball en plusieurs parties à assembler, on exploite peu le potentiel de la Bambu Lab H3C. Chaque partie est plutôt correctement réalisée à part l’impression en noir qui souffre d’un peu plus de fragilité. L’ensemble reste malgré tout cohérent.
Les essais multicolores

Matériaux : PLA de 4 couleurs
Temps d’impression : 5 heures et 47 minutes (profil standard)
Paramètres : couches de 0,4 mm, vitesses variables de 150 à 250 mm/s
Sur une figurine Cizayox, avec quatre couleurs, le rendu final est impeccable avec une belle répartition des couleurs. Aucune couleur ne déborde sur sa voisine. Le rendu suffira à un amateur ; un utilisateur plus exigeant trouvera encore des axes d’amélioration.

Matériaux : PLA de 2 couleurs
Temps d’impression : 1 heure et 55 minutes (profil standard)
Paramètres : couches de 0,4 mm, vitesses variables de 150 à 250 mm/s

Le premier rangement pour jeux Nintendo Switch ne présente aucun vrai point faible. L’ensemble est cohérent avec assez peu d’imprécision. L’impression est plus rapide qu’avec nos autres imprimantes de test.
Tests matériaux techniques
PLA
Température : 240 °C buse / 80 °C plateau
Impression réussie du premier coup. Aucun problème de warping grâce à la chambre fermée qui maintient une température stable. Seulement quelques fils de stringing négligeables entre les colonnes verticales, facilement retirables. La chambre chauffée élimine les problèmes de délaminage typiques du PLA en environnement ouvert.
TPU 75A
Méthode : Alimentation directe via AMS
Résultat : Un 3D Benchy en TPU 75A est sorti sans accroc. Les engrenages d’entraînement du nouveau toolhead assurent une prise parfaite, sans patinage ni déformation du filament.

L’impression multi-matériaux
L’autre force évoquée c’est l’impression multi-matériaux. La H3C est capable de changer de matériau. La buse change ainsi de filament pour le bien de l’impression. Si l’impression finale prend plus de temps, la qualité en place est impressionante.

Le bruit
En fonctionnement à 1 mètre de distance, avec une application sonomètre et la porte de la machine fermée.
Sur une impression standard, la machine plafonne à 55 dB, tandis qu’en mode veille, le bruit redescend autour des 33 dB. Elle reste assez discrète pour être placée même dans notre régie et fonctionner sans déranger nos collègues pendant leur pause déjeuner.
Prix et disponibilité
La Bambu Lab H3C AMS Combo est disponible à 2 499 euros en France. Sans surprise, c’est l’imprimante 3D la plus chère du catalogue de la marque devant la H2C. Cette montée en prix s’explique aussi par le fait que pour le moment, la H3C est un peu seule sur son secteur.






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