Les négociations entre le ministère français de la Culture et les représentants de Netflix n’auront pas suffi à calmer les craintes du service de SVOD, selon le journal Les Échos. Le service restera au Luxembourg, là où se trouve son siège social européen, pour déployer ses activités dans l’Hexagone. Par crainte fiscale ou par contrainte réglementaire ?

Netflix!

Selon le journal Les Échos, les discussions entre l’État français et Netflix ont échoué : le Luxembourg sera donc la base juridique de lancement du service de vidéos à la demande. Ce même service a conquis 33 millions d’abonnés aux États-Unis et lorgne avec intérêt sur le marché français : selon une étude de la banque Citi, Netflix pourrait engranger 5 millions d’abonnés français en 2020. Pour s’insérer en France (depuis le Luxembourg), Netflix devrait alors s’associer avec l’opérateur de téléphonie mobile Orange à l’automne prochain. Ce qui signifie que le service pourrait d’abord arriver sur les terminaux mobiles plutôt que sur le petit écran.

En cause, les dispositions réglementaires propres à la France qui auraient effrayé Netflix. L’Hexagone et son « exception culturelle » sont effectivement contraignantes. Elles imposent un financement des films produits en France et une mise en avant des produits cinématographiques français sur les supports de communications. C’est un peu trop pour Netflix, qui privilégie la suggestion de films en fonction de l’expérience de ses utilisateurs. Ce qui a vraisemblablement justifié son choix de rester au Luxembourg. Cette décision ne surprend pas car les précédents lancements de Netflix en Grande Bretagne, Irlande ou aux Pays-Bas ont tous eu pour point d’origine… le Luxembourg.