Malgré les oppositions, le rachat d’Harman par Samsung a finalement été validé par les actionnaires.

En novembre dernier, Samsung annonçait le rachat du groupe Harman, l’équipementier automobile et géant de l’audio, pour 8 milliards de dollars. Le sud-coréen démontrait ainsi son fort intérêt dans ce domaine et sa volonté d’en faire profiter ses smartphones, évidemment — et anticiper une éventuelle disparition des prises jack.

Tout semblait acté et se dérouler sans heurt jusqu’à ce qu’en janvier, des actionnaires d’Harman ne mènent une action en justice contre ce rachat. Ces derniers estimaient que l’entreprise était revendue à prix trop bas et dans de mauvaises conditions. En outre, Samsung aurait bénéficié d’un favoritisme puisqu’aucun autre acheteur n’aurait été recherché.

Une opposition vaine

Mais leur opposition semble avoir été vaine. En effet, un document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission, chargée de réglementer les marchés financiers américains, déclare que 70,78 % des actions ordinaires d’Harman étaient représentées en personne ou par procuration lors de la réunion d’actionnaires.

Lors de cette rencontre, 46 millions d’actions étaient pour le rachat contre un peu plus de 2 millions qui s’y sont opposées. Le rachat d’Harman est donc officiellement approuvé par les actionnaires et requiert maintenant le feu vert des autorités antitrust aux États-Unis, en Corée du Sud, en Chine et dans l’Union européenne.

L’affaire devrait être conclut avant la fin du troisième trimestre 2017.

Une aubaine pour Samsung

Il est nécessaire de souligner l’importance de ce rachat dans le marché de l’automobile ; Harman a noué d’importants contrats avec de grands constructeurs automobiles tels qu’Audi, BMW, Fiat ou encore Volkswagen. Samsung, comme tous les géants de la Tech, nourrit un intérêt particulier pour le secteur des voitures, notamment autonomes, et peut ainsi s’y faire une meilleure place.