TF1 et Orange ont enfin signé un accord. On en apprend un petit peu plus aujourd’hui : le tarif payé par l’opérateur serait en effet modulable et dépendant des accords passés avec les autres distributeurs.

La guerre lancée entre TF1 et Orange a bien rythmé ce début d’année. L’opérateur ne voulait pas signer le nouvel accord de distribution proposé par le groupe d’audiovisuel qui voulait lui faire payer la diffusion de la chaîne pourtant restée gratuite sur la TNT.

Après de nombreux rebondissements, la situation s’est enfin calmée : TF1 et Orange ont trouvé un accord. Le détail de celui-ci nous parvient par le biais du journal Les Échos, toujours très bien informé sur ce conflit.

L’accord d’Orange comprend des tarifs variables

On apprend de la part d’une source proche du dossier qu’Orange pourrait payer « entre 20 et 25 millions » d’euros maximum à l’année pour la diffusion des chaînes du groupe TF1. Comme le voulait l’acteur, la diffusion de ses chaînes gratuites est bien rémunérée.

Pourquoi des tarifs aussi forts quand le précédent accord était à 7 millions d’euros ? Ce tarif maximal serait modulable. Il semble qu’Orange profite d’un tarif réduit (entre 10 et 15 millions vraisemblablement) qui peut augmenter selon les accords trouvés avec les deux distributeurs restants à savoir Free (dont le contrat actuel s’arrête fin mars) et CanalSat (fin avril).

Qui plus est, ce tarif inclut une clause contraignante : si le groupe assigne un distributeur devant le tribunal pour réclamer l’arrêt de la diffusion de ses chaînes, alors le montant global payé par Orange augmente.

De quoi motiver l’opérateur à rester serein lors de prochaines négociations…

TF1 reste grand vainqueur

Si une autre source indique que les prix ne devraient jamais dépasser les 15 millions, on ne peut s’empêcher de penser que TF1 est resté grand vainqueur de cette bataille. Au final, le groupe aura réussi non seulement à faire payer ses chaînes gratuites mais également à retrouver des tarifs proches de ses premières attentes.

Pire encore, ce contrat aux tarifs variables inclut une muselière qui devrait sérieusement limiter la marge de manœuvre de l’opérateur en cas de désaccord à l’avenir. Qu’Orange ait accepté de signer un tel contrat indique potentiellement qu’il y trouve son compte… ou ne peut tout simplement pas se passer de la chaîne et a fini par abdiquer.