« Entre un accident et un hôpital, il n’y a rien » : on a découvert LifeStick, la puce NFC qui veut vous sauver la vie après un accident à vélo

Sécurité low-tech

 
Une puce NFC, aucune batterie et aucun abonnement : LifeStick veut combler le vide entre un accident de vélo, l’arrivée des secours et un potentiel passage à l’hôpital. On a rencontré son directeur général aux ProDays 2026.
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Source : Grégoire Huvelin – Frandroid

Aux ProDays 2026, Sébastien Machado, directeur général associé de LifeStick, nous a présenté un accessoire qui cherche à accélérer la prise en charge d’une personne accidentée, aussi bien après une chute à vélo ou à scooter qu’en raison d’un accident.

Bracelet, sticker ou médaillon

LifeStick prend la forme d’un sticker, d’un bracelet ou même d’un médaillon équipé d’une puce NFC. Le principe est simple : en approchant un smartphone de la puce, une personne (les secours par exemple) accède en quelques secondes aux informations médicales de la personne accidentée : groupe sanguin, allergies, traitements en cours, antécédents et contacts d’urgence. Le dispositif fonctionne sans batterie, sans application à installer et sans abonnement à payer.

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Source : Grégoire Huvelin – Frandroid

L’idée est partie d’une observation que Sébastien Machado résume ainsi : « Entre un accident et un hôpital, il n’y a rien. Il n’y a pas d’accélération de la prise en charge. » Quand une victime est inconsciente et seule, l’identification peut traîner, et le temps perdu peut aussi coûter cher.

Comment ça marche, concrètement ?

La puce NFC est encapsulée dans une couche de silicone. Pour le bracelet, LifeStick y ajoute une bandelette réfléchissante, pratique pour le vélo ou la course de nuit. Comme la puce ne se décharge jamais, elle reste lisible en permanence.

Le scan de la puce n’affiche pas uniquement la fiche d’identité médicale. Si la personne qui scanne n’est pas secouriste, un bouton dédié la guide vers les numéros d’urgence à appeler, les gestes à faire, ceux à éviter, la notion de position latérale de sécurité, avec des numéros d’urgence adaptés à chaque pays.

On peut d’ailleurs renseigner ses informations dans plusieurs langues. Sébastien Machado précise aussi que le serveur sur lequel sont stockées les données est « sécurisé et indépendant ».

À noter : LifeStick indique ne collecte aucune donnée de santé sensible reliée aux organismes officiels. Le profil reste totalement distinct d’Ameli ou d’une mutuelle, et c’est à l’utilisateur seul de renseigner et de mettre à jour ses informations.

Un accessoire adoubé par les pompiers

Aujourd’hui, LifeStick est partenaire de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France, qui rassemble près de 285 000 adhérents (environ 256 000 sapeurs-pompiers en activité). Les secours qui interviennent sur le terrain savent que ces puces existent et savent comment les lire.

La marque est passée en convention santé et multiplie les partenaires : assureurs, mutuelles, ou acteurs de la mobilité comme NIU par exemple. Côté distribution, elle est déjà présente dans une quinzaine de magasins Decathlon et discute pour apparaître sur sa marketplace. Sébastien Machado ne cache pas son ambition : « LifeStick doit devenir un produit réflexe. ».

À quel prix ?

Côté tarifs, la version entrée de gamme reste accessible : 29,90 euros pour le sticker à coller sur un casque, 39,90 euros pour le bracelet en silicone. Ce dernier est étanche. Sébastien Machado annonce même une résistance jusqu’à 60 mètres de profondeur. Sans batterie ni frais d’abonnement, le seul coût, c’est l’achat du LifeStick lui-même.

Dans l’ensemble, LifeStick coche des cases rassurantes : simple, sans dépendance à une batterie ou à une application, et surtout connu des pompiers, ce qui peut répondre à la principale et la plus importante des questions : les secours ont-ils connaissance de LifeStick et vont-ils vraiment le scanner ? Spoiler : oui.

Ce type de dispositif vaut autant le coup pour les cyclistes, motards et coureurs qui sortent parfois seuls. Reste que son efficacité repose entièrement sur le fait que les infos soient bien à jour : c’est à l’utilisateur de tenir son profil médical à jour pour que le dispositif joue son rôle le jour venu.


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