
Proton VPN continue de s’améliorer. Plusieurs mois après la découverte d’une faille du Kill Switch sur macOS, le fournisseur VPN a annoncé un correctif d’ici fin 2026. C’est ce que prévoit sa feuille de route pour l’automne et l’hiver, publiée le 15 octobre, avec d’autres nouveautés.
La plupart de ces annonces sont déjà publiques sur le blog de Proton, d’autres ont été présentées à Frandroid par les équipes du fournisseur de VPN. Voici ce que Proton VPN devrait apporter avec ses prochaines mises à jour.
Ce que prépare Proton VPN pour fin 2026
Une application repensée
Proton VPN va déployer sa nouvelle application sur plusieurs systèmes d’exploitation au cours des prochains mois. Après celles de Windows et d’Android l’année dernière, les applications Proton VPN sur macOS, iOS/iPadOS, Android TV et Linux auront droit à une mise à jour majeure.
Proton y reprend l’interface de son application Windows, pour retrouver les mêmes repères d’un appareil à l’autre. Sur Android TV, l’application doit surtout se connecter plus vite et rendre les réglages les plus utilisés plus faciles d’accès.
Un Kill Switch amélioré
Nous en parlions le 15 octobre dernier et au début de ce papier, Proton VPN s’apprête à corriger les failles de son Kill Switch sur macOS. Pour rappel, le Kill Switch laissait l’adresse IP à découvert lors du basculement d’un serveur à un autre ou lorsque la connexion VPN cessait brutalement.
Proton VPN annonce améliorer son Kill Switch sur Linux, macOS et iOS/iPadOS mais aussi intégrer son Kill Switch « avancé » sur macOS. Cette version évoluée empêche un utilisateur de Proton VPN de se connecter à internet en dehors d’un tunnel VPN.
Un bouton Pause et Reprendre
Avec le nouveau bouton Pause/Reprendre, qui arrivera d’abord sur Windows et Android avant les autres plateformes, il sera possible de brièvement mettre en pause son VPN. Ce dernier peut ensuite être réactivé manuellement ou automatiquement en configurant un minuteur. C’est utile sur un site ou une application qui bloque les connexions VPN, sans risquer d’oublier de réactiver la protection ensuite.
Un mode invité sur bureau
Déjà disponible sur mobile, le mode invité de Proton VPN permet d’utiliser la version gratuite du VPN sans s’inscrire ou se connecter à un compte. Ce mode invité arrive désormais sur bureau, à commencer par Windows.
Il faut alors composer avec les limites de la version gratuite : un seul appareil connecté, un serveur attribué automatiquement parmi dix pays et un débit « moyen », selon Proton. Les données restent illimitées. En revanche, Proton VPN devient ainsi accessible dans les pays où les serveurs d’authentification de Proton sont bloqués par des pare-feux étatiques.
Un support officiel pour Arch Linux
Sur Linux, l’application graphique de Proton VPN n’est officiellement prise en charge que sur Debian, Ubuntu et Fedora. Arch Linux va s’y ajouter : ses utilisateurs n’auront plus à passer par le paquet communautaire de l’Arch User Repository (AUR). L’outil en ligne de commande de Proton VPN, lui, est déjà officiellement disponible sur Arch.
Proton VPN prépare aussi une version au format Flatpak, qui s’installe sur la plupart des distributions Linux.
Proton Protocols avance
Mi-août, Proton a lancé en bêta Proton Protocols, son nouveau moteur qui gère les connexions et les protocoles VPN. Il doit permettre à Proton d’accélérer le développement de ses applications pour les systèmes d’Apple et Linux. L’ancien moteur, wireguard-go, s’intégrait mal aux langages qui servent à coder les applications, comme Kotlin sur Android et Swift sur iOS.
Écrit en Rust, Proton Protocols reste basé sur WireGuard. Proton en attend de meilleures performances, plus de stabilité et une meilleure résistance à la censure. Il y voit aussi la base de son futur chiffrement post-quantique, qui n’est pas encore déployé. Le nouveau moteur a déjà apporté le protocole Stealth à l’application Linux graphique.
Dans les prochains mois, Proton Protocols sortira du cadre expérimental et sera activé par défaut sur tous les OS, sachant qu’il est déjà actif par défaut sur Windows. macOS part avec un temps de retard. Lors du lancement de la bêta à la mi-août, Proton Protocols était proposé sur Windows, Android, iOS, iPadOS et l’application Linux graphique, mais ni sur macOS, ni sur Android TV, ni sur Apple TV.
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