
Le piratage massif de l’un des principaux gestionnaires de mots de passe, mais aussi les récentes évolutions de la législation américaine, ont soulevé un certain nombre de questions légitimes de la part du public. La première étant : nos données sensibles sont-elles bien à l’abri, même lorsque l’on adopte les bonnes pratiques en matière d’hygiène numérique ?
Un mauvais réflexe qui peut coûter cher
Utiliser le gestionnaire de mots de passe intégré à son navigateur est une solution de facilité dont nombre d’internautes se contentent. C’est simple, pratique et paraît parfaitement sécurisé. Le problème, c’est que ces outils enferment vos identifiants dans un écosystème que vous ne contrôlez pas, très ciblé par les pirates. De plus, ils sont la plupart du temps opérés par des entreprises soumises à un droit américain qui ne fait aucun cadeau.
Depuis le CLOUD Act de 2018, rien n’empêche en effet les autorités américaines de saisir vos informations personnelles, même lorsqu’elles sont stockées sur un serveur européen, à partir du moment où son opérateur relève du droit des États-Unis. La société suisse Proton prend cette logique à contre-pied avec son gestionnaire de mots de passe, Proton Pass.
Basé en Suisse, Proton fait appliquer les lois sur la vie privée de son pays, qui sont parmi les plus strictes au monde. En dehors des juridictions américaine et européenne, son service Proton Pass sort donc du cadre qui expose aujourd’hui celles et ceux qui confient leurs données sensibles aux grandes entreprises de la tech, GAFAM en tête. Sortir de ces cadres juridiques risqués est le premier pilier de son positionnement.
Un chiffrement de bout en bout qui a fait ses preuves
Si Proton affirme ne pas pouvoir partager les rares données qu’elle détient avec des autorités étrangères, ce n’est pas qu’une simple question de drapeau. Proton Pass repose avant tout sur un chiffrement de bout en bout et une architecture dite « zero-knowledge ». Vos données sont chiffrées sur votre appareil avant d’atteindre les serveurs : même les ingénieurs de Proton ne peuvent pas lire ce que contiennent vos coffres-forts.

Autre particularité qui a son importance : le service ne chiffre pas seulement les mots de passe, mais aussi toutes les métadonnées, comme les noms d’utilisateur et les adresses des sites où vous avez un compte. Vous êtes là aussi les seuls à avoir accès à ces informations, qui en révèlent souvent autant que le mot de passe lui-même. Le second pilier de Proton est donc la sécurité, doublée de la transparence.
Le code des applications Proton Pass est open source et audité par des experts indépendants. N’importe qui peut donc inspecter le code pour vérifier que l’application fonctionne comme son éditeur l’annonce. Cette approche ouverte est héritée de Proton Mail, la messagerie chiffrée lancée par la même société il y a plus de dix ans, qui a fait la renommée de l’entreprise.
Accessible, dans tous les sens du terme
Autre pilier central de Proton Pass : l’accessibilité. Le service fonctionne partout, sur navigateur (Chrome, Firefox, Edge, Safari), mobile (iOS et Android) et PC (Windows, macOS et Linux) tout en se déclinant en plusieurs versions en fonction de vos besoins. Même la version gratuite est très complète.
Là où beaucoup de prestataires brident la version gratuite de leurs outils pour vous pousser à sortir votre carte bancaire, Proton Pass fait le choix inverse : un nombre illimité d’identifiants, la synchronisation sur un nombre illimité d’appareils et jusqu’à dix alias d’e-mail sont en effet inclus de base, sans abonnement.

La migration depuis un autre gestionnaire se fait par import d’un fichier CSV, sans manipulation technique : il est facile d’essayer Proton Pass avant de l’adopter définitivement. L’offre payante Pass Plus, dont Proton a baissé le tarif à 2,49 € par mois en engagement annuel, débloque les alias illimités, la surveillance des fuites de données, le mode hors ligne et la protection Proton Sentinel contre les prises de contrôle de compte.
Pour celles et ceux qui lorgnent aussi sur la messagerie et le VPN, l’abonnement Proton Unlimited regroupe l’ensemble des services sous une même juridiction, tandis que l’offre Family Plan permet à jusqu’à six personnes de profiter du service et de tous ses outils associés. Des offres qui sont en ce moment proposées respectivement à 30 % et 40 % de réduction en cas de souscription d’un an.
