Hier, le gouvernement a pris la décision d’arrêter SAIP : c’est l’application mobile qui servait de système d’alerte en cas d’attentats ou de catastrophes. Au lieu de SAIP, le gouvernement préfère utiliser les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et Google). Pourtant, il existe une solution alternative efficace et déjà utilisée dans de nombreux pays : le Cell Broadcast.

Pour prévenir les citoyens d’un danger, le gouvernement précédent avait déployé une application mobile : SAIP. L’application avait rapidement montré ses limites, en particulier pour les attentats de Nice.

Hier, le gouvernement a annoncé l’arrêt du développement de SAIP. Au lieu de SAIP, le gouvernement a mis en place des comptes dédiés sur les réseaux sociaux. Pourtant, il existe une autre solution.

Si vous voyagez à l’étranger, vous avez déjà pu recevoir un message sur votre téléphone pour vous prévenir d’un danger. C’est le cas lors d’un tremblement de terre, d’un orage, mais aussi lors d’un attentat ou d’un conflit armé. Ce message est envoyé par du Cell Broadcast (ou Diffusion cellulaire en français). Cette technologie utilise le réseau GSM (qui couvre 99,9 % du territoire français) pour diffuser des messages (composés de blocs allant jusqu’à 93 caractères, avec la possibilité de concaténer 15 blocs) sur tous les téléphones mobiles et smartphones dans une zone géographique donnée.

La portée de diffusion peut varier, d’une seule cellule (une antenne si vous préférez) à l’ensemble du réseau. Le système ne craint donc pas la congestion des réseaux data 3G et 4G, qui va souvent de pair avec les pics de communication. De nombreux pays utilisent cette technologie pour prévenir d’un danger, comme Israël, les États-Unis, le Japon, le Sri Lanka, la Corée du Sud, le Canada, Taïwan, les Pays-Bas et ainsi de suite. Ainsi, le Cell Broadcast peut toucher une population large — notamment les personnes âgées ou ceux qui n’utilisent pas de smartphones, ni les réseaux sociaux.

Il faut tout de même noter quelques limitations : les réseaux doivent être adaptés à cette technologie, ce qui nécessite un peu d’investissement de la part des opérateurs mobiles. Enfin, c’est une diffusion aveugle : il n’y a pas de possibilité directe de connaître qui, ni même combien de personnes, ont reçu le message.