Android Q va offrir une plus grande transparence aux utilisateurs, notamment sur l’accès à la position par les applications.

Sur Android 10 Q, l’accès à la position GPS en arrière-plan nécessitera une validation

Google souhaite faire de la vie privée un des piliers d’Android 10 Q. Parmi les différentes fonctionnalités mises en place, l’accès à la position du téléphone va subir quelques modifications.

Cela n’est pas la première fois que Google fait évoluer son système. Petit retour sur l’historique en la matière.

Depuis Android 6.0 (Marshmallow), dès qu’une application souhaite accéder à la position du téléphone, l’utilisateur doit en valider la permission. Charge au développeur de faire en sorte de proposer une solution alternative en cas de refus. En cas d’approbation, les applications peuvent alors obtenir l’emplacement du terminal à n’importe quel moment.

Google a toutefois mis en place quelques limitations sur Android 8.0 (Oreo) afin d’empêcher les applications de demander trop fréquemment l’emplacement de l’utilisateur, car le GPS est un capteur gourmand en énergie. Il existe toutefois un contournement en affichant une notification à l’utilisateur. Raison pour laquelle vous avez dû voir ces notifications se multiplier.

Plus de transparence sur Android Q

Pour ce qui est d’Android 10.0 (ou Android Q), Google veut donner aux utilisateurs une plus grande granularité sur l’accès à leur position. Pour cela deux cas de figure sont à distinguer : lorsque l’application est au premier plan et lorsque l’utilisateur est dans un autre contexte (avec l’application en arrière-plan).

Désormais l’utilisateur devra valider s’il souhaite donner accès à la position lorsque l’application est affichée, mais aussi s’il accorde ce droit lorsqu’elle est en arrière-plan. De cette manière, l’utilisateur pourra bloquer les utilisations qu’il juge suspecte de certaines applications. Cela obligera par ailleurs les développeurs à faire preuve d’une plus grande transparence et pédagogie, en expliquant la raison de tel ou tel usage.

Des permissions qui tiennent compte du contexte

Lors de la Google I/O 2019, la firme de Mountain View a même suggéré aux développeurs d’applications de demander les permissions dans leur contexte. Imaginons une application qui affiche les horaires des arrêts de bus. Dans un premier temps, pour lister les horaires de l’arrêt le plus proche, seule la permission au premier plan doit être demandée.

En revanche si l’utilisateur souhaite être guidé jusqu’au dit arrêt, l’application devra alors solliciter la permission en arrière-plan, de telle sorte à ce que la navigation ne soit pas stoppée si l’utilisateur bascule vers une autre application.

Bien évidemment il s’agit uniquement de recommandations, les développeurs seront libres de faire ce qu’il semble leur être pertinent.

Que se passera-t-il lors de la migration depuis Android Pie ?

Lors du passage sur Android Q, l’ensemble des applications où l’utilisateur avait validé la permission d’accès à la position GPS disposeront à la fois de la permission au premier plan et en arrière-plan. Google souhaite ici effectuer une transition douce.

Les applications qui utilisent votre position en arrière-plan seront désormais signalés par une notification.

Une plus grande transparence

Désormais si des applications utilisent votre position en arrière-plan, une notification sera affichée pour vous en avertir. Ce comportement reprend ce qui existe déjà sur iOS.

Google fait donc évoluer Android en douceur en permettant aux utilisateurs de mieux comprendre le comportement de chaque application. Cette transparence est à la fois bonne pour la gestion de la vie privée, mais indirectement aussi pour économiser de la batterie.

N’hésitez pas à consulter notre liste pour savoir si votre smartphone est compatible avec la bêta d’Android 10 Q. Si vous souhaitez savoir comment l’installer, rendez-vous ici.