
Le feuilleton qui oppose l’administration Trump à Anthropic, le créateur de Claude, vient de connaître un rebondissement intéressant.
Jeudi 26 mars, la juge fédérale de Californie Rita Lin a décidé de suspendre, pour une durée initiale de sept jours, les sanctions drastiques qui pesaient sur l’éditeur de Claude.
Pour rappel, le 27 février dernier, une directive présidentielle ordonnait à toutes les agences fédérales de débrancher les outils d’Anthropic. Dans la foulée, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, classait l’entreprise comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement. Une étiquette normalement réservée aux puissances étrangères hostiles.
Pour aller plus loin
Claude banni : Anthropic attaque les Etats-Unis en justice
Anthropic a eu le malheur de poser des limites éthiques. L’entreprise a refusé que son IA, Claude, soit utilisée pour la surveillance de masse ou pour piloter des armes autonomes. Pour l’administration actuelle, c’était la preuve d’une « idéologie de gauche radicale ». Pour la juge Lin, c’est surtout une violation probable du premier amendement sur la liberté d’expression.
Le Pentagone pris en flagrant délit de représailles
La juge estime que ces sanctions semblent avoir été conçues spécifiquement pour punir Anthropic de ses prises de position publiques. Elle souligne que les documents internes du Pentagone mentionnent « l’attitude hostile dans la presse » de l’entreprise comme motif de sa mise au ban. On est loin de la faille de sécurité technique ou du sabotage clandestin.
Pendant que Pete Hegseth dénonçait sur X la « rhétorique sanctimonieuse » d’Anthropic, OpenAI, le grand rival, s’engouffrait dans la brèche. Sam Altman a signé un contrat avec le Pentagone, assurant avoir les garanties nécessaires sur l’usage de ses modèles. Mais la réalité est plus complexe : pour l’instant, les modèles d’Anthropic sont les seuls techniquement autorisés pour traiter des informations classifiées.
Cette suspension de sept jours permet donc à Anthropic de souffler. La magistrate a été très claire : désigner une entreprise américaine comme un risque de sabotage sans suivre le processus légal est une dérive. Même si le Pentagone reste libre de choisir d’autres fournisseurs, il ne peut plus légalement justifier son rejet par une prétendue menace structurelle qui n’existe pas.
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