
Le technofascisme serait-il en train de montrer ses limites ? Alors que depuis l’élection de Donald Trump en 2025, La Silicon Valley semble s’être gentiment alignée sur les positions du 47e président, voilà que plusieurs voix discordantes commencent à se faire entendre à la tête des grandes entreprises du secteur.
L’assassinat d’Alex Pretti, infirmier et citoyen américain, par la police de l’immigration étasunienne (ICE) semble avoir poussé le bouchon un peu trop loin pour certains des PDG du secteur, OpenAI et Apple en tête. Mais les critiques restent très timides.
Entre critiques et compliments
D’après Bloomberg, Tim Cook a avoué être « dévasté » par ce nouvel incident et a appelé à une « période de désescalade » afin de retrouver un pays où « tout le monde est traité avec dignité et respect ». Le responsable d’Apple avoue même avoir eu « une conversation productive » avec Donald Trump, dont il salue au passage « l’ouverture d’esprit ».
Dans le New York Times, Sam Altman critique les agissements de l’ICE en expliquant que le bras armé de Donald Trump « est allé trop loin » et qu’il est nécessaire de faire la différence entre « l’expulsion de criminels violents et ce qui se passe en ce moment ». Histoire de ne pas sembler mordre la main qui le nourrit, le responsable a tout de même enrobé cette critique de compliments envers les États-Unis (qui affichent toujours « des valeurs de démocratie et de liberté ») et envers son président, qui est un « leader déterminé » capable « de se montrer à la hauteur de la situation et d’unir le pays ».

D’autres responsables moins en vue ont aussi rompu le rang, notamment le scientifique en chef chez Google Deepmind, qui qualifie la situation actuelle « d’absolument honteuse », le PDG d’Anthropic qui condamne les « horreurs » qui ont eu lieu au Minnesota ou Yann LeCun, ancien de chez Meta qui s’est contenté d’épeler « Meurtriers » dans un tweet.
Des salariés plus énervés
Si les têtes pensantes de la Silicon Valley ont semblé se réveiller tout récemment, les travailleurs et travailleuses de ses entreprises ont élevé la voix depuis plus longtemps. 150 salariés de chez Google, Amazon, Meta, Apple ou Microsoft ont signé une tribune exigeant le départ des policiers de l’immigration des villes américaines, l’arrêt des contrats liant la Silicon Valley à cet organisme de l’État et la condamnation ferme des violences commises par ses agents. « Leur but est la terreur, la cruauté et la censure de toute critique », lit le communiqué.
Pour aller plus loin
Et si Donald Trump nous coupait l’accès aux GAFAM ?
La condamnation timide des PDG de la Silicon Valley sert aussi à gagner les faveurs du grand public après des polémiques acides. Tim Cook a été qualifié de « lèche-bottes des fascistes » suite à sa présence à la Maison-Blanche lors de la projection d’un film à la gloire de Melania Trump. Greg Brockman, cofondateur d’OpenAI et responsable de l’innovation au sein de l’entreprise, est également à l’origine d’une des plus grosses subventions au mouvement MAGA avec un don récent de 25 millions de dollars.
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