
Selon Billboard, qui a révélé l’affaire, la plainte a été déposée le vendredi 23 octobre devant le tribunal fédéral du district nord de la Californie. Elle vient d’une filiale d’Authentic Brands Group, la société de licences qui contrôle l’essentiel du catalogue d’Elvis Presley, ses marques et les droits sur son nom et son image.
La plainte vise 274 chansons, dont « Can’t Help Falling in Love », « Don’t Be Cruel » et « A Little Less Conversation ». D’après les plaignants, Anthropic les a copiées sans licence ni paiement, puis conservées dans une bibliothèque interne pour entraîner les futures versions de ses modèles. Ils réclament 150 000 dollars par titre (environ 135 000 euros), le maximum prévu par le droit d’auteur américain en cas de violation délibérée, soit environ 41 millions de dollars au total, selon le Guardian. De quoi faire trembler Anthropic ? Pas vraiment : cette somme représente moins de 1 % des 4,59 milliards de dollars de chiffre d’affaires réalisés en 2025.
Claude accusé de recopier les tubes
La plainte ne s’arrête pas à l’entraînement. Elle affirme que Claude a produit des copies contrefaites de pratiquement toutes les chansons disponibles sur Internet, Presley compris. Surtout, les plaignants assurent que ces copies se poursuivent malgré les garde-fous ajoutés par Anthropic après de premières plaintes pour empêcher Claude de réciter des paroles protégées, notamment. Prié de réécrire certains titres « pour un public moderne », le chatbot aurait livré des versions très proches des originaux, avec la même structure et les mêmes refrains à peine reformulés, rapport Mashable.
Anthropic réfute ces accusations. L’entreprise soutient depuis longtemps que l’entraînement d’une IA sur des œuvres protégées relève du fair use, cette exception du droit américain qui autorise certains usages sans l’accord de l’auteur quand ils transforment l’œuvre d’origine.
Elvis rejoint une longue file de plaignants
Anthropic est coutumier du fait. En octobre 2023, les éditeurs Universal Music Publishing, Concord et ABKCO l’avaient déjà attaquée pour des paroles reproduites par Claude. Sony Music Publishing et Warner Chappell ont suivi cette année, et l’éditeur Round Hill a visé en août à la fois Anthropic et Suno, le générateur de musique par IA. Côté livres, Anthropic a accepté en juillet de verser 1,5 milliard de dollars (environ 1,3 milliard d’euros) à des auteurs qui l’accusaient d’avoir entraîné Claude sur des ouvrages piratés. Depuis, l’entreprise achète des livres d’occasion pour les découper et les scanner.
Richard Busch, l’avocat qui mène la plainte, accuse Anthropic d’avoir bâti tout son modèle économique sur la contrefaçon « à une échelle jamais vue ». Côté calendrier, Anthropic doit maintenant répondre à la plainte des ayants droits d’Elvis Presley devant le tribunal de Californie.
Le saviez-vous ? Google News vous permet de choisir les médias que vous suivez. Ne passez pas à côté de Frandroid.
Pour nous soutenir gratuitement, dites simplement à Google d’ajouter Frandroid à vos sources préférées en cliquant ici.


Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.